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Eau, santé et budgets communaux : l'Intérieur sonne la mobilisation générale
Publié dans Hespress le 29 - 10 - 2025

Les services centraux du ministère de l'Intérieur, en particulier la Direction générale des collectivités territoriales, ont lancé une vaste opération de suivi en mobilisant les walis de région et les gouverneurs de province. Leur mission : dépêcher des commissions provinciales chargées d'accompagner certaines collectivités locales en difficulté, confrontées à un manque de moyens et à des retards importants dans la mise en œuvre de projets de développement essentiels, notamment dans des secteurs sociaux vitaux tels que l'eau potable et la santé.
Selon des sources bien informées, cette mobilisation du département de l'Intérieur intervient à la suite de la multiplication des plaintes et réclamations adressées à ses services par des citoyens et des associations. Plusieurs d'entre elles dénoncent des pratiques d'exclusion du soutien communal, entachées de soupçons de favoritisme et d'exploitation à des fins électorales, observées lors de la préparation des ordres du jour et de l'adoption des budgets communaux au titre des sessions ordinaires d'octobre.
D'après des informations recueillies par Hespress, le ministère de l'Intérieur a donné instruction aux responsables territoriaux d'accélérer la cadence des travaux et d'ouvrir des crédits supplémentaires afin d'achever les projets restés à l'arrêt.
Les mêmes sources précisent que ces directives concernent en priorité la résolution des perturbations répétées dans l'approvisionnement en eau potable de plusieurs zones rurales, à l'instar de communes relevant de la province de Taroudant. Elles visent également à remédier à l'insuffisance des services médicaux dans certaines localités, en raison d'un déficit aigu en personnel médical et infirmier, comme c'est le cas dans plusieurs communes de la province de Midelt.
Les commissions provinciales d'accompagnement seront chargées de vérifier le niveau de respect, par les présidents des conseils communaux, des directives précédemment émises par les gouverneurs. Celles-ci appellent notamment à éviter de dilapider les fonds publics dans des projets peu productifs, absorbant des budgets considérables sans réelle utilité. Dans un premier temps, ces commissions interviendront dans les communes affichant une faiblesse de leurs recettes, un endettement croissant et des engagements financiers lourds, dans un contexte de déséquilibres persistants qui risquent de compromettre la stabilité de leurs budgets au cours des prochaines années.
Le ministère de l'Intérieur avait déjà entrepris de freiner l'hémorragie budgétaire des collectivités locales, souvent justifiée par le « soutien aux associations ». À cet effet, le ministre Abdelouafi Laftit a adressé une circulaire aux walis et gouverneurs portant sur la préparation et l'exécution des budgets des collectivités territoriales, ainsi que sur la gestion des budgets présentant un déficit financier. Le document insistait sur le fait que la gestion des subventions complémentaires destinées à équilibrer les budgets, tout comme celle des aides relatives aux activités culturelles, sportives et artistiques, relève désormais exclusivement des compétences des walis et gouverneurs.
La circulaire précise également que le ministère informera les fonctionnaires de l'administration territoriale dans les différentes préfectures et provinces du montant exact des subventions allouées à chaque territoire. Elle détaille aussi les modalités de retrait des prérogatives de distribution aux élus, au profit des walis et gouverneurs, qui se contentaient auparavant d'approuver les subventions octroyées par les conseils communaux pour des activités culturelles, sportives et artistiques.
Selon les informations obtenues par Hespress, les commissions provinciales recevront des instructions strictes afin d'examiner en détail le parcours de plusieurs milliards de dirhams alloués au soutien des associations, à la lumière de rapports signalant l'implication de certains élus dans des infractions à la législation en vigueur. La loi stipule en effet que toute aide destinée aux associations doit faire l'objet d'une délibération du conseil communal, laquelle identifie les associations actives sur le territoire de la commune, quels que soient leurs domaines d'intervention, détermine les montants qui leur sont attribués et inscrit les crédits correspondants dans le budget communal au titre du soutien associatif.
Dans plusieurs régions, notamment celle de Casablanca-Settat, certains gouverneurs ont été contraints de renvoyer les budgets communaux adoptés lors des sessions ordinaires d'octobre afin d'y apporter des ajustements et de revoir certaines dépenses jugées « injustifiées ». Ces corrections concernent principalement les budgets alloués à la téléphonie et à Internet, les frais et indemnités de déplacement des présidents et des conseillers, les salaires des travailleurs occasionnels ainsi que d'autres charges similaires. L'objectif est de rediriger ces dépenses vers des projets de développement prioritaires et à caractère urgent, capables de répondre concrètement aux besoins des citoyens.


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