Le monde du football africain retient son souffle dans l'attente des décisions de la commission de discipline de la Confédération africaine de football, concernant les incidents ayant marqué la finale de la Coupe d'Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal. Selon plusieurs sources concordantes, le verdict pourrait être rendu dans un délai de 48 heures. Cette perspective alimente de nombreuses réactions sur le continent. Le journaliste sportif ghanéen Mickey Junior a notamment estimé que la décision attendue dépasse le simple cadre d'un litige sportif, soulignant qu'elle pourrait constituer un signal fort quant à l'orientation future du football africain et à la crédibilité de ses instances. Pour l'analyste sportif Mohamed Abou Sahal, le Maroc se retrouve aujourd'hui dans la position paradoxale de pays lésé, malgré les importants efforts consentis pour l'organisation et la réussite de cette compétition continentale. Il considère que les événements survenus ne peuvent être réduits à une rencontre ou à un résultat, mais s'inscrivent dans une dynamique plus large qui a porté atteinte à l'esprit même de la finale. Le spécialiste évoque également une succession troublante d'épisodes similaires, rappelant que des controverses avaient déjà émaillé certaines compétitions féminines auparavant. Ces faits, combinés aux changements intervenus au sein des instances arbitrales de la CAF, soulèvent selon lui de sérieuses interrogations sur le contexte dans lequel s'est déroulée cette finale. Abou Sahal insiste sur le fait que la Fédération royale marocaine de football a choisi de porter le dossier sur le terrain institutionnel et juridique, forte d'éléments matériels jugés solides. La présence de responsables internationaux, dont le président de la Fédération internationale de football association, ainsi que l'exploitation des images vidéo, auraient permis de documenter précisément les faits reprochés. Selon lui, l'objectif du Maroc ne se limite pas à une revendication sportive, mais s'inscrit dans une volonté de défendre l'intégrité et l'avenir du football africain. Il estime que toute réforme durable passe par des décisions fermes, équitables et affranchies de considérations politiques ou électorales. De son côté, le journaliste et analyste Abdelatif Moutawakil qualifie les incidents de la finale de profondément préjudiciables à l'image du football africain. Il déplore des comportements qu'il juge inacceptables et affirme que certaines manœuvres visaient à déstabiliser une organisation pourtant saluée comme l'une des plus réussies de l'histoire récente de la compétition. Moutawakil indique que le dossier relatif à la sélection sénégalaise, incluant des membres du staff technique et certains joueurs, est actuellement examiné par la commission disciplinaire de la CAF. Il s'attend à des sanctions sévères et inédites, estimant que les faits constatés ne sauraient être minimisés. L'analyste souligne par ailleurs que ces événements ont suscité une inquiétude notable au sein des instances internationales, en raison de leur impact potentiel sur la réputation et les intérêts économiques du football africain. Il affirme que la FIFA suit ce dossier avec attention et aurait exprimé sa désapprobation face aux dérives observées. En conclusion, Abdelatif Moutawakil rappelle que la décision finale revient à la commission de discipline de la CAF, tout en soulignant que les parties concernées disposent de voies de recours, y compris devant le Tribunal arbitral du sport. Selon lui, les sanctions attendues devraient être à la hauteur de la gravité des faits, indépendamment de la question du titre.