Face à la hausse persistante des carburants, le dispositif de soutien aux transporteurs continue de susciter un fort engouement. Au 25 mars 2026, le gouvernement a enregistré près de 68.000 demandes couvrant plus de 95.000 véhicules. Le mécanisme de soutien aux professionnels du transport, remis en place dans un contexte de flambée des prix des carburants sur les marchés internationaux, confirme son attractivité. Lors du point de presse hebdomadaire tenu à l'issue du Conseil du gouvernement, le porte-parole, Mustapha Baitas, a dévoilé les derniers chiffres arrêtés au 25 mars 2026. Au total, près de 68.000 demandes ont été déposées par les professionnels du secteur, représentant quelque 95.660 véhicules. Un volume qui illustre l'ampleur du recours à ce dispositif dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes sur l'évolution des prix des hydrocarbures. Dans le détail, le segment du transport de marchandises pour compte d'autrui concentre à lui seul près de 19.871 demandes, pour un parc de 45.515 véhicules concernés. Des chiffres qui témoignent du poids de cette catégorie dans l'écosystème du transport national, mais aussi de sa sensibilité directe aux fluctuations des coûts énergétiques. Au-delà des données brutes, l'Exécutif insiste sur la finalité de cette aide. Il ne s'agit pas, selon le porte-parole, d'un soutien direct aux professionnels en tant que tel, mais bien d'un levier destiné à préserver le pouvoir d'achat des citoyens. L'objectif est clair : contenir les répercussions de la hausse des carburants sur les tarifs du transport, qu'il s'agisse du transport de personnes ou de marchandises, et, par ricochet, sur les prix des biens de consommation. Ce mécanisme, déjà activé par le passé dans des circonstances similaires, repose désormais sur une plateforme numérique qui facilite le dépôt et le traitement des demandes. La digitalisation du processus a permis d'accélérer l'accès à l'aide, tout en assurant un contrôle des informations fournies par les bénéficiaires. À ce stade, l'ensemble des dossiers reçus fait l'objet d'un examen par les services compétents. Le gouvernement assure que leur traitement s'inscrira dans la continuité des opérations précédentes, selon les mêmes critères et procédures. Dans un contexte international qualifié d'imprévisible, l'Exécutif maintient ainsi un instrument jugé essentiel pour amortir les chocs externes. Les chiffres arrêtés au 25 mars traduisent, en creux, la dépendance du secteur aux variations des coûts énergétiques, mais aussi le rôle central de l'État dans la régulation des équilibres économiques et sociaux. Il est à noter que le dépôt des demandes pour bénéficier de ce soutien exceptionnel a débuté dès le vendredi 20 mars 2026 via la plateforme numérique dédiée, offrant un suivi en temps réel aux professionnels. Calqué sur le mécanisme de 2022, ce dispositif permet non seulement de centraliser et de vérifier les demandes rapidement, mais aussi d'assurer une distribution efficace des aides.