Carlos Ghosn, l'ex-patron de l'alliance Renault-Nissan-mitsubishi est tombé lundi 22 avril sous le coup d'une nouvelle accusation. Ses avocats ont déposé une demande de libération sous caution. Alors que sa période de garde à vue arrivait à son terme lundi, le franco-libano-brésilien a été surpris de se voir inculpé de nouvelles accusations de détournement de fonds du groupe nippon Nissan, ont fait savoir la chaîne publique NHK et l'agence de presse Jiji. Carlos Ghosn accumule donc à l'heure actuelle quatre mises en examen depuis le 19 novembre, date à laquelle il a été arrêté pour la première fois. Et, avec cette nouvelle accusation, l'ancien PDG de Renault-Nissan se retrouve entraîne dans une nouvelle période de détention provisoire, ce qui risque de jouer sur les nerfs de l'homme qui se déclare victime d'un complot des dirigeants de Nissan. Lundi, les avocats de l'accusé ont fait connaître leur intention de déposer une demande de libération sous caution, une information qui a été confirmée par le tribunal de Tokyo. Re-arrêté le 4 avril après un mois de libération sous caution seulement, le sexagénaire était détenu provisoirement et interrogé sur des suspicions de transferts d'argent à partir de Nissan, via un distributeur de véhicules de la marque nippone au sultanat d'Oman. De nouvelles accusations Cette fois, les nouvelles accusations portent sur un autre transfert d'argent via une société basée au Liban dans un fonds contrôlé par le fils de Carlos Ghosn, Anthony Ghosn, aux Etats-Unis, Shogun Investments LLC, indiquent des sources proches du dossier, ce qui porte à 5 millions de dollars le montant qui a été consacré à son « enrichissement personnel », selon les accusations. En ce sens, le constructeur japonais Nissan a annoncé une action en justice, « réclamant des sanctions d'une sévérité appropriée » face à « une faute totalement inacceptable ». Selon les experts, cette nouvelle accusation est de loin la plus grave depuis le début de cette affaire qui a marqué la déchéance du puissant « cost killer » qui cherchait à élargir le partenariat entre Renault et Nissan vers une fusion. Un projet que les nippons refusent.