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Le Maroc ouvre ses bras aux déçus de l'Amérique
Publié dans La Gazette du Maroc le 03 - 03 - 2003

-Le spectre d'une guerre annoncée contre l'Irak n'a pas empêché les opérateurs économiques nationaux et les investisseurs arabes de réussir leur premier rendez-vous
-Le volume des investissements interarabes reste en deçà des capacités réelles des investisseurs de pays comme l'Arabie Saoudite ou les Emirats Arabes Unis.
-Les investisseurs arabes dénoncent le retard pris par les pouvoirs publics marocains dans la réalisation des projets d'infrastructures et d'équipements.
Give interarabic investment a chance. Le message est clair. Les nombreux conférenciers, investisseurs et porteurs de projets qui se sont donné rendez-vous les 26 et 27 février 2003 à Rabat pour le premier forum dédié à la dynamisation des investissements interarabes, l'ont répété à l'envi. Encore : “dans l'actuelle conjoncture internationale, il vaudrait mieux pour l'investissement arabe qu'il s'oriente vers des pays arabes”, a lancé Abderrazak El Mossadeq, le Ministre délégué chargé des affaires économiques et de la mise à niveau. Ce sont plus de trois cents participants, représentant pas moins d'une dizaine de pays arabes, qui, pendant deux journées, ont essayé de réfléchir aux moyens concrets de dynamiser les relations économiques et financières entre les pays d'une région condamnés à s'unir. Le forum se veut un rendez-vous annuel de rencontres entre les différents investisseurs et les décideurs politiques arabes pour dynamiser les relations économiques interarabes. Pour faire réussir cette première édition, l'éventualité d'une guerre contre l'Irak ne les a pas empêchés de répondre à l'appel des organisateurs du forum. Méziane Belfquih, conseiller de S.M le Roi, a souligné l'importance d'une telle manifestation dans l'actuelle conjoncture mondiale. En effet, l'heure est aux regroupements régionaux et aux grands espaces économiques et monétaires. La démarche s'impose. Si ce constat sonne comme une réalité, il faudrait le rappeler à l'heure où la conjoncture mondiale est plus que propice à la dynamique de rapprochements interarabes. L'administration américaine a déclaré la guerre à l'argent du terrorisme, mettant ainsi toute la communauté des investisseurs arabes sur le qui-vive. Certains, échaudés par les propos tenus par Bush fils et ses conseillers, concernant l'éventualité de geler leurs avoirs bancaires auprès des établissements financiers américains, ont rapatrié leurs fonds vers l'Europe. Une manne de liquidités estimées à plus de cent milliards de dollars qui est allée renflouer les trésoreries des banques anglaises, françaises ou suisses. Signe fort de ce malaise qui s'empare des plus grands investisseurs arabes, la venue du Prince Al Walid Ben
Talal Ben Abdelaziz Al Saoud,de Kingdom Holding Co, au Maroc pour assister au Forum. L'Amérique leur a tourné le dos. Ils sont plus que jamais conscients de la nécessité de réorienter leurs mises vers des projets productifs dans la région arabe.
Potentialités énormes
Le président de la Banque Islamique de Développement (BID), Ahmad Mohamed Ali-Madani, a souligné, pour sa part, que “l'accueil du Maroc de ce forum dénote de l'importance que réservent ces politiques à la coopération interarabe”. Et d'ajouter que “Driss Jettou, le Premier ministre marocain, a avec lui l'expérience économique et la confiance des milieux d'affaires marocains. Le développement soutenu des investissements directs étrangers au Maroc est la preuve de la confiance de la communauté mondiale des investisseurs dans le Royaume. Le Maroc constitue en cela un modèle pour les pays membres de la Banque Islamique de Développement”. Le président de la BID a appelé les différents gouvernements arabes en place à s'atteler dès aujourd'hui dans l'urgence à réformer leurs systèmes financiers pour une libre circulation des capitaux, à assouplir les réglementations pour accélérer la réalisation des projets et à mettre en place davantage de dispositifs d'encouragement des investissements. Les investissements interarabes, qui totalisent aujourd'hui près de 2,5 milliards de dollars - soit à peine 0,34% des investissements étrangers directs réalisés de par le monde - ne correspondent nullement aux capacités financières réelles des investisseurs arabes de pays comme l'Arabie Saoudite, le Koweït, Bahreïn ou les Emirats Arabes Unis. “Un pays comme le Maroc offre pour ces investisseurs à la quête de projets clés en main, des opportunités d'investissement réelles”, a-t-il noté tout en mettant l'accent sur la stabilité politique du Royaume et sur les réformes menées par les pouvoirs publics marocains pour organiser et réglementer la vie des affaires ainsi que pour relancer les secteurs vitaux de l'économie que sont le tourisme, le textile et les nouvelles technologies de l'information. Pour accélérer cette dynamique, les participants ont appelé les différents opérateurs économiques et investisseurs arabes à la multiplication des rencontres pour le développement de projets communs. “C'est en créant des partenariats d'affaires que nous allons amener nos politiques à réformer les textes réglementaires régissant les secteurs économiques dans le sens de les rendre plus homogènes” a noté un investisseur saoudien. Pour cela, les représentations commerciales et les chambres de commerce doivent multiplier les missions d'hommes d'affaires dans les différents pays arabes. Aussi, doivent-elles fournir plus d'efforts pour l'élaboration d'études chiffrées sur les différents secteurs et centraliser les informations pouvant être transmises aux investisseurs.
Accélérer les réformes
La stabilité politique joue un rôle déterminant pour attirer les investissements, certes, mais ce n'est pas le seul facteur à prendre en compte. À côté, les investisseurs insistent sur l'amélioration des infrastructures et des équipements devant faciliter l'implantation des projets. Des voix se sont élevées pour attirer l'attention sur le retard pris par les pouvoirs publics marocains dans la réalisation des grands projets découlant des orientations royales. Il s'agit entre autres de la réalisation des grandes œuvres du réseau routier et ferroviaire et de l'amélioration des moyens de transport. Les responsables de la société interarabe de la garantie des investissements se sont dit satisfaits du niveau des indicateurs macroéconomiques du Maroc. Sur les dix dernières années, ils constatent que le PIB a enregistré une croissance moyenne de 4,5 %, le niveau de l'inflation plafonne à 1,2 %, le déficit budgétaire est contenu à 3 %, la dette extérieure est ramenée à 14 milliards de dollars et les réserves de changes totalisent les 11 milliards de dollars. Ils ont souligné que “ le Maroc est parti pour accueillir une part importante des 40 milliards de dollars qui seront réorientés vers les pays arabes”.
Brahim Zniber, P. D.G du groupe Zniber
Ce forum tombe à point nommé. Disons-le, c'est une belle initiative. Aujourd'hui, il est temps de penser à de grands groupements économiques et monétaires comme l'Union européenne ou l'ALENA. L'avenir c'est non seulement la construction de l'Union du Maghreb Arabe mais également une union arabe qui regroupe l'ensemble des pays de la région. Ce forum constitue une opportunité réelle pour ceux qui essayent de réorienter leurs investissements vers des pays arabes au lieu de les laisser dans les comptes des établissements financiers américains au risque de les voir bloqués. C'est une opportunité aussi bien pour le Maroc que pour l'ensemble des pays voisins. Aujourd'hui, on a une visibilité très claire sur les secteurs qui constitueront la locomotive de l'économie marocaine. Les secteurs qui peuvent échapper à la mondialisation sont les secteurs du tourisme - parce qu'ils ne peuvent pas nous prendre ni nos côtes, ni nos montagnes, ni notre soleil - celui de l'artisanat et celui des produits agricoles. Je crois que le gouvernement de S.M Mohammed VI avec un Premier ministre comme Driss Jettou, va dans le bon sens. Et nous, en tant qu'opérateurs économiques, nous avons confiance dans ce gouvernement. Pour notre groupe, nous avons décidé d'accompagner le développement du secteur du tourisme par la création de parcs de loisirs. Nous avons construit un premier à Salé. Et nous comptons très prochainement en installer huit autres dans les plus grandes villes du Maroc. Nous sommes présents au forum pour présenter l'ensemble de nos projets intéressant la construction de parcs de loisirs et d'unités de production agroalimentaire.


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