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Les carences du Maroc


Nouvelles technologies orientées export
En dépit d'un excellent palmarès, mondialement reconnu, les nouvelles technologies orientées vers l'export n'ont pas encore atteint le statut de pôle de croissance économique. Sur 24,4 milliards de DH de chiffre d'affaires générés par l'ensemble du secteur en 2004, les produits destinés à l'international n'ont réalisé que la modeste performance de 400 millions de DH.
Le secteur des nouvelles technologies au Maroc ne souffre pas de crise ! Contrairement aux secteurs dits traditionnels, comme l'industrie ou l'agriculture, il jouit même d'une insolente santé. En 2004, il a réalisé globalement un chiffre d'affaires de 24,4 milliards de DH.
Toutefois, si ce montant paraît relativement important, la part des nouvelles technologies orientées exportation (NTOE, dorénavant) n'est pas des plus reluisantes. Au titre de l'exercice 2004, ce montant était de 400 millions de DH. Une goutte d'eau dans l'océan comparée aux 32 milliards de dollars que brasse ce secteur à forte valeur ajoutée au niveau mondial, d'après l'étude de Mac Kinsey sur la délocalisation des services informatiques. “Nous sommes convaincus que notre secteur dispose d'atouts considérables pour un développement beaucoup plus volontariste”, souligne Mohamed Horani, président-directeur général de HPS
Timide contribution au PIB
L'évolution chiffrée du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans la formation du PIB au Maroc durant les 10 dernières années n'est pas aussi importante que l'on croit, bien que la croissance soit des plus importantes. Selon un membre de l'Apebi, la contribution du secteur des TIC au PIB national est estimée à 5 % en 2004, sachant que le secteur des télécoms représente à lui seul 75 % de cet apport.
Certes, au Maroc, il existe des entreprises opérant dans les nouvelles technologies capables de tenir la dragée haute à n'importe quel concurrent mondial. Mais, l'idéal serait d'en tirer profit et d'en faire un pôle de croissance pour l'ensemble de l'économie marocaine. Il s'agit d'un vrai challenge pour un pays qui s'ouvre davantage sur l'international. Pour ce, le Maroc doit savoir tirer profit d'une situation qui lui est avantageuse comparaison faite avec les autres pays à économie similaire. D'ailleurs, indique Horani, «dans la monétique, le Maroc n'a de concurrents ni en Afrique ni dans le monde arabe. En Europe, grand concurrent est l'Angleterre et la France vient bien après». Cette belle position commence à être assimilée avec la délocalisation de services informatiques français au Maroc.
Poussé par la pression actuelle sur les prix, les grandes SSII (sociétés de services en ingénierie informatique) de l'Hexagone s'implantent au Maroc ou font appel à la sous-traitance. À côté, les SSII marocaines tentent de tirer leur épingle du jeu.
Un climat de concurrence dont les entreprises marocaines sont amplement conscientes. A cet égard, Yaya El Mir, président du directoire du groupe SQLI, déclare : «Nous sommes convaincus que le mouvement vers l'offshore est inéluctable. Il faut donc l'anticiper afin de ne pas être dépassés».
Emboîtant le pas à SQLI, Unilog et France Télécom (via sa filiale marocaine Sofrecom) se sont associées pour ouvrir un centre de service à Rabat, spécialisé dans le développement et la maintenance de systèmes. Avec quelque vingt ingénieurs au départ, le centre ambitionne de porter le nombre l'effectif à une centaine d'ici fin 2006.
Selon le management du centre, cette implantation dans le Royaume tient à plusieurs facteurs : proximité, qualité des infrastructures technologiques marocaines, profil des compétences locales en ingénierie informatique. Le tout, dit-il, pour une économie potentielle de l'ordre de 20%. Quant au groupe SQLI, il estime enregistrer une baisse de 20 à 30 % de ses coûts dans la réalisation de ses projets au forfait, qui représentent 50 % de son activité totale.
En outre, ce n'est pas un hasard si la plupart des SSII françaises qui délocalisent optent pour la ville de Rabat en raison de la qualité de son enseignement et les perspectives de recrutement qu'elle offre via ses grandes écoles.
Un secteur conforté par la formation
A ce titre, «l'Ecole Mohammedia à elle seule constitue un important espace pluridisciplinaire offrant une vingtaine de spécialités réparties sur 8 départements qui couvrent la plupart des disciplines de l'ingénierie dont le génie informatique. Cette grande école forme annuellement plus de 300 ingénieurs de haut niveau et à haut potentiel; soit près de 25% de l'ensemble des ingénieurs formés au Maroc dont près de 80 dans le seul domaine des technologies de l'information et de la communication», explique Driss Bouamou, directeur de l'EMI (Ecole Mohammédia des Ingénieurs).
Cet établissement contribue ainsi d'une façon déterminante à l'alimentation des entreprises d'ingénieurs capables de conduire le changement et renforcer la compétitivité. Par ailleurs, la mise en place de la réforme a contribué grandement à l'amélioration de formations notamment dans les facultés des sciences avec l'introduction de tout un arsenal de changements, tant au niveau de la structuration des cursus que de celui du contenu et des méthodes pédagogiques et d'évaluation.
Cette réforme a concerné dans un premier temps les établissements à accès ouvert, à l'image des facultés des sciences. Les établissements à numerus closus, comme l'EMI, devraient s'engager dans cette réforme dès septembre 2006 pour le volet formation et recherche.


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