Lors d'une séance plénière à la Chambre des Conseillers, plusieurs ministres ont souligné les efforts du gouvernement pour stimuler l'investissement et favoriser la création d'emplois, en mettant en avant une série d'initiatives sectorielles clés, notamment dans la formation professionnelle, l'innovation industrielle, les infrastructures et la coordination des politiques publiques, en vue d'une croissance économique durable et inclusive. Suivez La Vie éco sur Telegram Les efforts continus du gouvernement visant à stimuler l'investissement et à créer des opportunités d'emploi ont été mis en avant, mardi à la Chambre des Conseillers, par plusieurs ministres, passant en revue une batterie d'initiatives et de programmes sectoriels soutenant le dynamisme économique et facilitant l'accès des jeunes au marché du travail. Lors d'une séance plénière consacrée à l'examen du rapport du groupe thématique temporaire chargé de préparer la session annuelle d'évaluation des politiques publiques relative à l'investissement et à l'emploi, ils ont mis en exergue les mesures gouvernementales engagées dans les domaines de la formation professionnelle, la stimulation de l'innovation, le développement des infrastructures industrielles et la promotion de la recherche scientifique, outre la mobilisation d'investissements publics dans des secteurs vitaux, affirmant leur engagement à mettre en œuvre les recommandations contenues dans le rapport, en vue d'améliorer la performance institutionnelle et d'accroitre l'impact social et économique de ces politiques. A cette occasion, le ministre de l'Equipement et de l'Eau, Nizar Baraka, s'est arrêté dans une allocution lue en son nom par le ministre de l'Industrie et du Commerce, sur certains indicateurs positifs enregistrés en 2024 dans le secteur du Bâtiment et des travaux publics (BTP), qui contribue à hauteur de 6% au produit intérieur brut (PIB), qui a connu une hausse de la valeur ajoutée de 6,9% au troisième trimestre 2024, contre 0,9% au cours de la même période en 2023, illustrant une véritable dynamique économique, ajoutant que ce secteur a créé durant la même année près de 13.000 postes d'emploi nets à l'échelle nationale. En ce qui concerne les commandes publiques, il a indiqué que les appels d'offres ont dépassé 4000 en 2024, avec un montant global supérieur à 47 milliards de dirhams, couvrant de nombreux projets de BTP relevant de son département et des établissements publics sous sa tutelle, notant que l'année 2025 constitue une étape charnière au niveau des investissements publics dans les secteurs relevant du ministère, en allouant une enveloppe budgétaire de 70 milliards de dirhams, répartie entre les secteurs stratégiques, notamment les routes, l'eau et les ports. En vue de consolider la contribution des marchés publics à la promotion de l'emploi local dans le secteur du BTP, le ministère œuvre pour intégrer une série de clauses incitatives et d'engagements sociaux dans les cahiers de charges, visant à engager les entrepreneurs à recruter au moins 20% de la main-d'œuvre parmi les habitants de la région où l'ouvrage est réalisé, et à fournir des rapports périodiques aux autorités de tutelle sur la mise en œuvre de cette mesure et les éventuelles difficultés rencontrées, a-t-il ajouté. De son côté, le ministre de l'Insertion économique, de la Petite Entreprise, de l'Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a insisté sur l'importance de la coordination des efforts entre les différents départements gouvernementaux pour permettre aux programmes d'investissement d'atteindre leurs objectifs en matière d'emploi des jeunes, rappelant que le gouvernement a relancé, il y a plus d'un an, le comité interministériel chargé des politiques de l'emploi, afin de définir des objectifs précis selon les secteurs et de traduire concrètement la nouvelle vision de l'emploi. Il a, également, évoqué une série d'initiatives mises en œuvre pour la promotion de l'emploi, notamment l'allocation par le gouvernement d'un budget d'un million de dirhams pour le programme de formation professionnelle par apprentissage, dont l'objectif est d'atteindre 100.000 bénéficiaires par an, mettant en avant les efforts déployés par de le ministère en coopération avec les autres départements gouvernementaux, notamment l'Education nationale et l'Enseignement supérieur, sur des questions fondamentales telles que la lutte contre la déperdition scolaire et les programmes de formation professionnelle. Pour sa part, le ministre de l'Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a affirmé que les efforts de son département se concentrent sur le renforcement de l'innovation, citant le Programme d'appui à l'innovation industrielle, qui accompagne à ce jour 150 projets industriels, outre la plateforme e-commerce, qui a profité, à ce jour, à environ 67.000 commerçants. Il a, aussi, relevé que la participation féminine dans le secteur industriel a atteint 42,3%, grâce à une répartition équitable et à la facilitation d'accès des femmes, notant que 50% des diplômés des écoles d'ingénieurs sont des femmes. Le ministre délégué chargé de l'Investissement, de la Convergence et de l'Evaluation des politiques publiques, Karim Zidane, a indiqué que le chantier de l'investissement constitue l'un des piliers pour stimuler l'économie nationale et favoriser l'emploi, affirmant que le Maroc, sous la Conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s'est engagé dans une dynamique renouvelée qui positionne l'investissement privé comme levier essentiel du développement global. Il a ajouté que l'investissement n'est plus uniquement une option économique, mais un engagement national et un moteur fondamental du développement humain durable, de l'équité territoriale et de la création d'emplois durables et décents, répondant aux aspirations de tous les citoyens, particulièrement les jeunes, rappelant que le Discours Royal adressé à l'ouverture de la première session parlementaire en octobre 2022 constitue un tournant décisif dans la consécration de cette vision, en mettant en avant l'investissement productif et la nécessité de créer un environnement incitatif et transparent favorisant les investissements nationaux et étrangers. Quant au ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Azzedine El Midaoui, il a passé en revue certaines mesures et initiatives mises en œuvre par son département, en harmonie avec les recommandations du rapport présenté par le groupe thématique, et qui s'inscrivent dans le cadre de la mise en place de la feuille de route pour l'emploi 2025-2027, visant à proposer une offre de formation adaptée aux exigences du XXIe siècle, en s'appuyant sur les approches pédagogiques les plus modernes. Il a, ainsi, précisé que le ministère a lancé de nouvelles filières répondant aux besoins des secteurs productifs, en renforçant certaines spécialités et intégrant un module d'anglais au niveau master, tout en institutionnalisant et diversifiant les modes de formation, tels que l'apprentissage à distance, la formation continue et l'alternance, évoquant le lancement de filières universitaires reposant sur le principe de l'alternance entre universités et entreprises.