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Prémices d'un élevage professionnel
Publié dans Les ECO le 25 - 11 - 2009

La filière nationale de la viande rouge prend le taureau par les cornes. Quelques mois après la signature du contrat-programme liant la profession au gouvernement, les premiers signaux de professionnalisation commencent à poindre du nez. La semaine dernière, la presse et les professionnels ont été invités à l'inauguration de la première ferme pilote située dans la région de Sidi Smaïl (province d'El Jadida). Digne d'un ranch à l'américaine, ce projet intégré, spécialisé dans l'engraissement des taurillons est le fruit de l'initiative d'un investisseur privé, Abdelfattah Ammar. Le projet retenu dans le plan agricole de la filière des viandes rouges bovines est élaboré autour d'un modèle d'agrégation productiviste associant dans les 6.000 agrégés, relevant de 7 communes rurales. D'une capacité de 20.000 têtes par an, la ferme devrait, selon les premières projections, produire 4.000 tonnes de viandes rouges par an. Ce n'est pas tout, le projet comprend également une unité de fabrication des aliments de bétail, ainsi qu'un abattoir moderne. Dans sa globalité, le terrain s'étend sur une superficie de 237 ha, avec un investissement total qui s'élève à 80,65 millions de DH. La ferme créera des emplois directs avec 77.200 journées de travail.
Le secteur de l'élevage est l'un des piliers de l'économie agricole nationale de demain. La foire nationale des animaux de boucherie, tenue dans la région de Sidi Bennour, a été l'occasion de mettre l'accent sur les enjeux et les défis de cette filière dans le cadre du plan de développement mis en place conjointement par la profession et le gouvernement. Un cadre sain qui offre une meilleure visibilité et ne laisse pas insensibles les investisseurs privés nationaux et étrangers.
Transformer le secteur en moteur de croissance agricole
L'activité génère un chiffre d'affaires de près de 30 milliards de DH. Les dépenses, qui constituent un gros indicateur pour les produits animaux, représentent 34% du budget d'alimentation des ménages. L'objectif est d'en faire un secteur compétitif et un moteur de croissance. Ainsi, le contrat-programme établi entre le gouvernement et la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR) signé le 21 avril 2009, a été instauré en tant que cadre de référence des actions conjointes pour la mise à niveau de la filière.
Pour atteindre ses objectifs, le contrat-programme, qui couvre la période 2009/2014, table sur un investissement de 6 milliards de DH, dont 850 millions de DH pris en charge par l'Etat à titre de primes à l'investissement. Cette prime est prévue pour financer les projets d'engraissement et ceux intégrés et d'agrégation ou les unités de type ranching.
Des fonds sont également prévus pour la mise à niveau de 12 abattoirs qui seront ensuite concédés au privé. Par ailleurs, une enveloppe de 250 millions de DH sera accordée par l'Etat pour les incitations financières prévues par le FDA (Fonds de développement agricole). D'autres actions seront financées. Nous citerons notamment la construction et l'équipement d'un zoopôle d'Aîn Jamâa (Casablanca) pour la gestion du programme d'amélioration génétique et de promotion des organisations professionnelles et pour l'aménagement de 21 souks à bestiaux.
La filière des viandes rouges s'industrialise:Ouhelli Hammou,Président de la fédération interprofessionnelle des viandes rouges
Les Echos : Peut-on, désormais, parler de l'industrialisation du secteur des viandes rouges au Maroc ?
Ouhelli Hammou : Assurément, la filière se modernise. Elle est en cours d'organisation et d'industrialisation avec la mise en place de fermes intégrées, comme celle de la province d'El Jadida, pour l'intensification de la production
et la valorisation des viandes rouges bovines. En plus de ces ateliers d'engraissement, il est prévu l'aménagement des souks à bestiaux, avec la participation des collectivités locales (21 au programme du Maroc Vert) et la mise à niveau de 12 abattoirs. Ces réalisations permettront de réduire les coûts de production avec un produit de qualité, tout en limitant considérablement l'intervention
des intermédiaires.
Et la disponibilité des veaux ?
L'ouverture des frontières permettra d'avoir plus de veaux maigres
à engraisser. Mais nous manquons encore de visibilité dans ce domaine.
La loi des finances a bien limité le taux de douane à 2,5%, mais la TVA n'est pas encore précisée.
Par ailleurs, la proposition de limiter
les importations à 50.000 têtes par an
n'a pas été prise en considération.
Des importations massives sont donc
à craindre, ce qui ferait s'écrouler les prix de manière inconsidérée.
Cette situation risque aussi d'ouvrir
la voie au blanchiment d'argent.
Quel est le prix de la production actuellement ?
Le prix du producteur a baissé de 4 DH depuis juillet dernier. Actuellement,
le taurillon engraissé se vend à 30 DH/kilo vif. Les cours ont chuté après la saison estivale pendant laquelle
le Maroc connaît une grande fréquentation, notamment avec les RME.


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