Le conseil de gouvernement a adopté officiellement cet après-midi, par décret, une prorogation qui suspend la perception du droit d'importation sur le blé dur au 28 février. Cette décision s'avèrerait « nécessaire pour assurer un approvisionnement normal du marché local en ces denrées, dans une conjoncture internationale marquée par la hausse de leurs prix et la faible qualité constatée du blé tendre produit localement », explique le porte parole du gouvernement. Khalid Naciri insiste sur le fait que le rétablissement de la perception du droit d'importation, à partir du 1er janvier 2012 aux taux du droit d'importation de 135% pour le blé tendre et de 80% pour le blé dur, risque d'inciter les détendeurs actuels de blé d'imposer des prix élevés en profitant du fort niveau de protection tarifaire. Pour l'heure, les stocks en blé dur et en blé tendre continuent d'être insuffisants pour assurer un approvisionnement normal du marché local jusqu'à la nouvelle récolte 2012.