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sur les traces des combattants
Publié dans Les ECO le 30 - 12 - 2009

Janvier 2010 sera résolument nostalgique à Meknès. L'Institut français de la ville exprime sa reconnaissance aux tirailleurs marocains à travers une programmation de qualité s'étalant sur tout le mois. Bel hommage aux soldats marocains qui ont combattu, corps et âme, aux côtés de la France, pendant la Grande Guerre (1914-1918) et lors de la libération du territoire occupé par les nazis (1943-1945). Aussi généreux que le don de vie que les goumiers marocains ont fait à la France, il y a presque un siècle, le programme inclut des expositions photographiques souvenirs, des projets de classe, du spectacle vivant, des rencontres-débats, mais aussi des projections cinématographiques pour découvrir l'univers de ces héros inconnus. Tant de «tentatives» artistiques pour exprimer tant de reconnaissance... Héros malgré eux, soldats sacrifiés sur l'autel d'une guerre qui n'est pas la leur, braves hommes qui ont vite fait de s'approprier la cause du colonisateur colonisé, ce sont les tirailleurs marocains, algériens et africains. Plus honorable que leur bravoure, leur grand engagement dans une lutte sans merci pour la Liberté avec un grand «L». En souvenir de leurs prouesses de grands guerriers, l'Institut de Meknès a eu l'idée de revisiter ce passé lointain et pourtant si vivace dans les mémoires, leur mémoire de soldats retraités. Pour inaugurer cette thématique à portée historique, les organisateurs ont choisi de la faire en photos avec l'exposition «Chroniques partagées, l'encre et la lumière» d'Eric Didym. Le photographe français y présente les portraits d'anciens combattants. Le noir et blanc nostalgique ajoute à la charge dramatique d'une manœuvre qui part à «la quête d'une présence coloniale encore vivace à ce jour», comme l'expliquent les initiateurs de l'événement. Né en 1960 à Nancy, Eric Didym a parcouru le monde, faisant de l'appareil photo son médium fétiche, il ne s'en intéresse pas moins à sa passion théâtrale. Il entreprend alors une recherche artistique à la croisée des deux disciplines. Son œuvre, pleine de sensibilité, est une façon de souligner le rapport au réel et la subjectivité qui s'en dégage.
Portraits de guerriers
Pour ce photographe de talent, «l'objectif est un instrument de l'intuition et de la spontanéité. Un outil qui questionne et décide à la fois», décrit-il avec poésie. Lors de son séjour à Meknès, Eric Didym interviendra, dans le cadre de rencontres de sensibilisation, auprès des élèves des cours de langue de l'IF Meknès, des étudiants de l'EST (Ecole supérieure de technologie) et de l'ENSAM (Ecole nationale des arts et métiers).
Devoir de mémoire
Toujours dans le registre de l'image et de sa force révélatrice, les élèves de 11 classes ont rencontré des anciens combattants de la région Meknès-Tafilalet et recueilli leurs témoignages. «Paroles de Goumiers», c'est l'intitulé qu'ils ont choisi pour leur exposition, qui sera présentée le jeudi 14 janvier à 18h30 dans le hall du théâtre de l'Institut français. Témoignages touchants et photos attendrissantes, c'est le regard innocent d'enfants reconnaissants envers de vieux soldats à la mémoire alourdie. Plus mûr et moins restrictif, «À nos morts», spectacle chorégraphique de la compagnie française Mémoires vives, fait du hip-hop un messager pour raconter l'Histoire. Rencontre insolite entre une danse de jeunes émancipés et une histoire majestueuse de sacrifices héroïques, «À nos morts» est un hommage en mots, en danses, en musique et en images, à la mémoire de ces soldats venus d'ailleurs. Créée à l'initiative d'artistes, réalisateurs, historiens, travailleurs sociaux, acteurs culturels d'horizons et d'origines divers, la compagnie «Mémoires vives» fait de l'histoire des immigrations et de la mémoire collective ses sources d'inspiration premières. La compagnie française produit et diffuse des spectacles vivants pluridisciplinaires s'inscrivant dans le champ des cultures urbaines et des croisements artistiques et culturels. Le public marocain pourra découvrir ce spectacle émouvant lors de sa tournée prévue dans le réseau des instituts français du Maroc, à savoir celui de Meknès, d'Oujda et Agadir.En plus des expositions, des spectacles, «Sur les traces des anciens combattants» c'est également une rencontre. Intitulée «Les Marocains dans la Grande Guerre 1914-1918», cette conférence sera animée par Mohamed Bekraoui, docteur ès lettres de l'Université d'Aix-en-Provence. L'académicien exposera comment le Maroc sera constamment mis à contribution pour venir en aide à la France en guerre. Des mots, des images, des danses et des musiques, «Sur les traces des anciens combattants» est une façon poétique pour rendre hommage «À nos morts» et à nos survivants, ceux qui avaient pleinement vécu une guerre qui n'a jamais été la leur.
Sur grand écran
L'histoire des goumiers a constitué une source d'inspiration inépuisable pour des cinéastes sensibles à un destin pas comme les autres. Des récits véridiques sublimés par une fiction épique, le cinéma n'en a rendu ce pan de l'Histoire que plus passionnant, plus attendrissant. L'Institut français de Meknès n'oublie pas d'inviter son public à découvrir et à redécouvrir des chefs-d'œuvre mettant en vedette les goumiers. Le cycle cinématographique présente ainsi «Indigènes» de Rachid Bouchareb avec Jamel Debbouze, Samy Naceri et Roschdy Zem. Un retour en images en 1943, alors que la France tente de se libérer de la domination nazie, les spectateurs accompagnent le parcours de quatre «indigènes», soldats oubliés de la première armée française recrutée en Afrique. «Les Goumiers marocains », production de 1992, est un documentaire signé Ahmed El Maânouni qui nous rapproche de cet univers bien particulier. La fiction «Le grand jeu» (1938) viendra clore le cycle en toute beauté. Ces séances cinéma seront présentées par l'enseignant-chercheur Moulay Driss Jaïdi.


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