Certaines années ferment des cycles, d'autres les ouvrent. 2025 aura été un tournant, non par l'effet d'un choc, mais par l'aboutissement d'un faisceau de transformations industrielles, sociales, géopolitiques, culturelles, sportives et institutionnelles. En silence parfois, mais en profondeur toujours, le Maroc a réaffirmé son ambition d'agir et de produire. Sur le plan économique, l'année a confirmé un changement de cap structurel. Notre pays ne se contente plus d'attirer, il fabrique, innove et territorialise. Des batteries électriques aux zones agro-industrielles, des ports dynamiques aux pôles régionaux, la souveraineté productive s'ancre. Mais ce mouvement va bien au-delà. Concernant le Sahara, les lignes diplomatiques ont continué de bouger, confirmant la pertinence et la légitimité de l'initiative marocaine. Par ailleurs, le développement des provinces du Sud donne forme à l'autonomie sur le terrain, dans les infrastructures comme dans les services. Dans la société, la protection sociale s'élargit, l'éducation entame ses mutations, et la culture rayonne, au Maroc et à l'international, portée par une création qui assume ses racines tout en regardant l'avenir. Le sport, lui, fédère et projette. Le pari de la CAN U20 féminine a été relevé, la victoire du Raja en Coupe de la CAF a ravivé l'élan populaire, et la cérémonie d'ouverture de la CAN 2025, le 29 décembre, a suscité l'admiration. À l'horizon, une CAN historique, puis une Coupe du monde partagée. Le Maroc s'affirme, sur et hors du terrain. Ce n'est pas tout, puisque 2025 fut aussi une année de maturité politique. L'amorce de la réforme électorale, pensée pour renforcer la représentativité et restaurer la confiance, ouvre en effet un nouveau cycle institutionnel. Et 2026 alors ? Il faudra en faire une année d'amplification. L'année qui s'ouvre devant nous devra prolonger l'élan, sans le déformer. Car il ne s'agira pas d'en faire une simple continuité, mais de la vivre comme une nouvelle séquence. Prêts ? Meriem Allam / Les Inspirations ECO