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Guerre au Moyen-Orient : le Maroc doit-il craindre le choc pétrolier ?
Publié dans Les ECO le 06 - 03 - 2026

Le blocus du détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième de la consommation mondiale de pétrole, fait planer le risque d'une récession mondiale induite par l'envolée des prix de l'énergie. Le Maroc, importateur net d'hydrocarbures, n'est pas en reste.
C'est l'histoire d'une crise dont le monde pensait avoir tiré toutes les leçons. En 1973, la flambée des cours de l'or noir est d'une telle violence qu'elle met un terme aux Trente Glorieuses, avec elles, l'illusion d'une énergie abondante et bon marché sur laquelle s'étaient bâties trois décennies de prospérité. Survenu en plusieurs secousses au cours des années soixante-dix, ce séisme allait modifier bien des paramètres économiques, sociaux et politiques, sous tous les cieux.
Le fameux «choc pétrolier» eut lieu le jour où les pays producteurs décidèrent d'imposer un embargo pour protester contre l'aide apportée par les Etats-Unis à Israël lors de sa guerre avec l'Egypte et la Syrie en octobre 1973. La pénurie ne dura pas longtemps, mais la hausse considérable du prix du baril — jusque-là extrêmement bas, autour de 2,59 dollars avant l'embargo, quadruplé à 11,65 dollars en mars 1974 — allait être durement ressentie, pour de nombreuses années, par les pays importateurs.
Au Maroc, dont l'économie importait déjà la quasi-totalité de ses hydrocarbures, le choc allait durablement alourdir la facture énergétique et creuser les déséquilibres extérieurs du Royaume, une vulnérabilité structurelle qui, un demi-siècle plus tard, n'a toujours pas été résorbée.
Sur le Vieux Continent, les stigmates furent tout aussi marquants. La France limitait pour la première fois la vitesse sur ses routes à 90 km/h. Les Pays-Bas, seul pays européen visé par un embargo total de l'OPEP, et la Belgique interdisaient la circulation automobile le dimanche. En Grande-Bretagne, le gouvernement décrétait l'état d'urgence, avec coupures d'électricité et rationnement. L'image la plus traumatisante demeure l'extinction des lumières à Piccadilly Circus, la place emblématique de Londres.
«Il ne fait aucun doute que ce facteur (le choc pétrolier, NDLR) a été décisif dans les événements qui ont conduit aux diverses révolutions conservatrices. Margaret Thatcher promettait de mettre fin à ces perturbations. Et c'est également ce qu'allait faire Reagan, quelques mois plus tard, de l'autre côté de l'Atlantique, appelant les consommateurs américains à ne rien changer à leurs habitudes, et leur promettant qu'il ferait ce qu'il fallait, quitte à employer la force si nécessaire, pour leur éviter d'avoir à se serrer la ceinture», écrivait Amin Maalouf dans «Le naufrage des civilisations».
L'écrivain, qui qualifie l'année 1979 d'«année du grand retournement», sait de quoi il parle. Alors jeune reporter, entre autres, au quotidien libanais An-Nahar, il avait assisté aux premières loges, à Téhéran, à la naissance de la République islamique. Près d'un demi-siècle plus tard, c'est cette même République islamique qui se trouve aujourd'hui sous les frappes de Washington et Tel-Aviv et, avec elle, le spectre d'un nouveau choc pétrolier.
Impact "contenu"
Sur le plan économique, le récent embrasement régional du Moyen-Orient expose les pays importateurs nets – dont le Maroc – à un choc économique immédiat et potentiellement durable. Interrogée sur BFM Business sur les répercussions du conflit, la ministre de l'Economie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, s'est voulue rassurante.
Tout en reconnaissant que le baril s'échange déjà à plus de 80 dollars, bien au-delà des hypothèses budgétaires — la Loi de finances table pour rappel sur un cours à 65 dollars —, elle a assuré que le Royaume dispose de réserves de change suffisantes et d'un mix énergétique de plus en plus vert, de nature à amortir en partie le choc en réduisant la dépendance aux importations d'énergie fossile.
L'impact sur le gaz, selon elle, reste «contenu» et soutenable pour les finances publiques. Elle a par ailleurs rappelé que le Maroc a dû, ces dernières années, activer des mécanismes de protection en faveur des populations les plus vulnérables, et qu'un plan d'action est d'ores et déjà prêt — tout en espérant ne pas avoir à l'activer. Sur le volet attractivité, la ministre a écarté tout risque de décrochage, présentant le Maroc comme «une base d'investissement crédible dans un monde turbulent».
Si, à ce stade, la plupart des analyses de marché écartent l'hypothèse d'un choc pétrolier, les dernières évolutions n'augurent rien de bon, tant pour l'offre mondiale d'hydrocarbures que pour la continuité des flux d'approvisionnement. Les signaux d'alerte se multiplient en effet sur l'ensemble du théâtre d'opérations.
Riyad a rapporté une nouvelle tentative d'attaque visant la raffinerie de Ras Tanura (d'une capacité de production de 550.000 barils par jour), déjà ciblée plus tôt dans la semaine. Parallèlement, l'agence maritime britannique UKMTO a fait état d'un incident à l'est de Fujairah, aux Emirats Arabes Unis, un navire ayant été touché par un projectile selon le rapport initial.
En Irak, les exportations de brut en provenance du Kurdistan via l'oléoduc Kirkouk–Ceyhan, reliant le nord du pays au port turc de Ceyhan, ont été suspendues selon plusieurs sources concordantes. Plus au sud, le Pakistan a demandé à l'Arabie Saoudite de dériver une partie de ses approvisionnements via le port de Yanbu, sur la mer Rouge, afin de contourner le détroit d'Ormuz.
Car ce ne sont pas moins de 20 millions de barils de pétrole par jour qui transitent habituellement par ce détroit, soit environ un cinquième de la consommation mondiale.
Ce trafic se trouve aujourd'hui perturbé — et malgré l'annonce du président américain selon laquelle les tankers pourraient bénéficier d'une protection lors de la traversée, le Brent s'échange autour de 83 dollars le baril ce 5 mars, en hausse de plus de 10% en quelques séances, signe d'une frilosité persistante sur le marché.
Le pétrole dispose de quelques voies de repli, mais leur portée demeure limitée. L'Arabie Saoudite exploite le pipeline Est-Ouest, long d'environ 1.200 kilomètres, qui relie les champs pétroliers de l'Est du royaume au port de Yanbu. Sa capacité atteint près de 5 millions de barils par jour, ce qui permet de détourner une partie des exportations hors du détroit.
Seul bémol, la capacité de production effective ne dépasse pas le million de barils par jour. Les Emirats Arabes Unis disposent également d'une infrastructure destinée à contourner le goulet d'étranglement sous l'emprise de Téhéran, à savoir l'oléoduc Habshan–Fujairah, long de 360 km et doté d'une capacité d'environ 1,5 million de barils par jour, qui permet d'acheminer une partie du brut d'Abou Dhabi vers la côte orientale du pays.
Là encore, l'outil reste dimensionné pour absorber seulement une fraction d'une production nationale supérieure à 3 millions de barils par jour. L'Irak possède pour sa part la voie Kirkouk–Ceyhan, dont la capacité avoisine 450.000 barils par jour, mais cette artère est actuellement à l'arrêt, ce qui réduit encore les possibilités de contournement.
Pour le gaz naturel liquéfié, les marges de manœuvre sont quasi inexistantes. Les cargaisons quittent les terminaux du Qatar et de Bahreïn par méthaniers, et la quasi-totalité des exportations du Golfe transitent par le détroit d'Ormuz. Contrairement au pétrole, aucune infrastructure terrestre ne permet aujourd'hui de détourner ces flux à grande échelle.
Sur le marché européen, le gaz a d'ailleurs flambé. Le contrat de référence a grimpé jusqu'à environ 65,8 euros le MWh, un plus haut de trois ans, avant de revenir vers les 50 euros le MWh, sans pour autant apaiser les inquiétudes qui pèsent sur les marchés.
Selon Goldman Sachs, une interruption d'environ un mois des flux via le détroit d'Ormuz pourrait porter le prix de référence européen vers 74 euros le MWh, soit une appréciation de 130% par rapport aux niveaux d'avant-crise.
Flambée des couvertures de risque
Le risque ne se limite plus aux routes ni aux installations énergétiques. Le secteur maritime commence lui aussi à en essuyer les pertes. Le groupe chinois COSCO a annoncé la suspension de nouvelles réservations sur plusieurs routes liées au Golfe, au vu de la dégradation des conditions de sûreté dans la zone. La panique gagne surtout le marché de l'assurance maritime.
Les majors du secteur — des firmes norvégiennes Gard et Skuld, au britannique NorthStandard, en passant par le London P&I Club ou encore l'American Club — ont annulé leurs couvertures de risque de guerre pour les navires transitant par la zone, avec effet immédiat à compter du 5 mars.
Selon le courtier Marsh, premier groupe mondial de courtage en assurance, les primes couvrant les navires et leurs équipements pourraient augmenter de 25 à 50% à court terme, une fourchette que d'autres analystes du secteur jugent encore conservatrice, évoquant des hausses de 50 à 100% ! Concrètement, pour un supertanker de type VLCC évalué à 100 millions de dollars, le coût d'assurance par voyage passerait d'environ 250.000 à 400.000 dollars. Ces surcoûts ne restent pas cantonnés aux armateurs, puisqu'ils sont répercutés directement sur les propriétaires de cargaison sous forme de surtaxes de risque de guerre, avant d'être absorbés par l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.
Le transporteur maritime allemand Hapag-Lloyd a d'ores et déjà instauré une surtaxe de 1.500 dollars par conteneur standard (TEU) et jusqu'à 3.500 dollars pour les équipements spéciaux, applicable à toute réservation émise à compter du 2 mars. Plus préoccupant encore, la fédération des armateurs BIMCO estime que les navires liés commercialement aux Etats-Unis ou à Israël pourraient tout simplement se voir refuser toute couverture, quel qu'en soit le prix, ouvrant la voie à un marché maritime à deux vitesses.
Inflation importée
Large de 33 km, le corridor d'Ormuz, qui concentre près de 80% des expéditions énergétiques de la sous-région, demeure de facto sous contrôle iranien et offre à Téhéran une capacité de nuisance durable. Selon les modélisations de plusieurs cabinets spécialisés, un verrouillage au-delà de deux semaines et demie ferait basculer le marché vers un scénario nettement plus sévère.
«Si le détroit d'Ormuz reste verrouillé sur la durée du conflit, le baril franchira la barre des 130 dollars, il n'y a aucun doute là-dessus», nous confiait au début du conflit Anas Abdoun, Senior Analyst en charge de l'Afrique et du Moyen-Orient chez Stratas Advisors.
Si un tel choc devait se matérialiser, le Maroc serait de facto en première ligne au regard de la structure même de son économie, encore largement tributaire des importations d'énergie. Le Royaume importe plus de 90% de l'énergie qu'il consomme. Dans ces conditions, toute envolée durable du baril se traduit quasi automatiquement par un alourdissement de la facture énergétique nationale.
«Le choc puiserait directement dans la richesse nationale étant donné que chaque dollar supplémentaire payé pour le pétrole quitte l'économie, creuse la balance commerciale déjà structurellement déficitaire et érode les réserves de change», explique Oussama Ouassini, spécialiste en intelligence économique.
L'onde de choc ne se limite pas aux comptes extérieurs. Le pétrole irrigue toute l'économie réelle, du transport de marchandises à la logistique portuaire, en passant par la production agricole et l'industrie chimique. En cas de renchérissement du coût de l'énergie, les coûts de production ont tendance à suivre. L'inflation importée n'est alors plus monétaire et s'installe durablement. Le Maroc en a déjà fait la preuve entre 2022 et 2023, lorsque le baril avait dépassé les 100 dollars.
L'économiste Mohamed Jadri prévenait d'ailleurs dans nos colonnes, au lendemain de l'escalade, que «le taux d'inflation pourrait remonter à des niveaux de 5% ou 6% dans les mois à venir si le conflit persiste, en raison de la prédominance de l'inflation importée».
L'effet le plus immédiatement ressenti serait social. Le transport routier structure la mobilité quotidienne des Marocains et, avec lui, toute la chaîne de distribution — des marchés de gros aux étals de détail. Toute hausse des prix à la pompe se propage mécaniquement aux denrées alimentaires et au coût du transport urbain. Ce mécanisme agit comme une taxe invisible sur les ménages. Les catégories les plus modestes, dont le budget est fortement consacré à l'alimentation et au transport, sont les premières exposées.
Nadia Fettah Alaoui, lors de sa dernière sortie médiatique, rappelait à ce propos que le Royaume a dû «expérimenter ses boucliers en faveur des populations les plus vulnérables et pour protéger l'économie».
Risque de récession
Dans un contexte de crise prolongée, la pression s'exercerait inévitablement sur le déficit budgétaire. Sur le front monétaire, un alourdissement marqué de la facture énergétique gonflerait la demande de devises et renforcerait la pression sur le dirham, plaçant Bank Al-Maghrib face à un arbitrage délicat entre stabilité monétaire et ajustement externe.
La situation n'est toutefois pas celle des années 1980. Le développement massif des énergies renouvelables — solaire et éolien en tête — et la diversification progressive du mix énergétique permettraient d'amortir partiellement le risque. Encore faut-il que l'économie mondiale ne bascule pas en récession. Et c'est pourtant un signal d'une tout autre nature qu'ont envoyé les autorités chinoises en ordonnant à leurs principaux raffineurs — PetroChina, Sinopec, CNOOC — de suspendre immédiatement toute exportation de diesel et d'essence, avec consigne d'annuler les cargaisons déjà convenues. La Chine, dont 57% des importations de brut par voie maritime provenaient du Moyen-Orient en 2025, selon le cabinet Kpler, a fait le choix de réserver l'intégralité de sa production raffinée à son marché intérieur.
«Les marchés intègrent un choc d'approvisionnement en hydrocarbures. Ils n'ont pas encore intégré le second, celui qui survient quand le plus grand consommateur de matières premières de la planète se met à préserver ses ressources. Lorsque la première puissance manufacturière mondiale économise son énergie, ce sont l'ensemble des chaînes de production qui se contractent — des semi-conducteurs aux intrants chimiques, des biens d'équipement aux produits de consommation courante», rappelle Oussama Ouassini, spécialiste en intelligence économique.
Selon plusieurs analystes du secteur, les premiers effets sur les flux de marchandises pourraient se matérialiser dans un délai de six à huit semaines. Le spectre n'est plus seulement celui d'un choc pétrolier, mais d'une contraction industrielle globale dont personne ne mesure encore pleinement la portée.
Nadia Fettah Alaoui
Ministre de l'Economie et des Finances
«Nous importons nos hydrocarbures. Cela signifie que nous restons attentifs aux éventuels impacts de la situation internationale sur notre économie. Le Maroc dispose toutefois de réserves de change, d'un mix énergétique qui se verdit progressivement et d'une économie qui a déjà démontré sa résilience. Le Royaume possède un actif considérable, sa stabilité dans la durée, politique et économique. Dans un monde turbulent, le Maroc demeure une base crédible pour l'investissement»
Ayoub Ibnoulfassih / Les Inspirations ECO


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