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Fatym Layachi : entre espoir et désespoir
Publié dans Le Soir Echos le 05 - 02 - 2013

Dans sa première création théâtrale, Fatym Layachi emprunte des écrits littéraires intemporels pour exprimer son indignation. « Je dis non », présenté à la FOL de Casablanca jeudi et vendredi, est un monologue à deux, criblé de pensées philosophiques qui ont bercé ses années d'étudiante en lettres. Un huis clos d'un cynisme poétique, où la tension scénique se mêle à la prose contestataire des plus grands auteurs de littérature. Pour s'insurger, Fatym Layachi a choisi les deux acteurs Clémence Labatut et Yacine Aït Benhassi, les livrant à leurs démons, et aux turpitudes de la vie.
Tout au long de la pièce, nous ne savons rien du passé, du parcours personnel des deux protagonistes. Pourquoi la pièce est-elle dénuée d'histoire ?
La trame narrative existe depuis le début jusqu'à la fin, à travers les textes accusateurs. La situation est racontée à travers la scénographie, le décor, et le placement des textes. J'ai beaucoup travaillé sur le choix des textes et leur chronologie.
Pourtant n'y a-t-il pas de lien entre les textes ?
Les textes sont eux-mêmes des réflexions sur la vie. J'ai voulu réfléchir sur des thèmes universels en introduisant des textes qui ont trait à plusieurs registres. L'idée de la révolte et de l'indignation est un fil conducteur, et les textes expriment une révolte contre le système et les conventions. La pièce véhicule également une grande note d'espoir, surtout à la fin.
Pourquoi la performance de Yacine Aït Benhassi est-elle dans la retenue alors que Clémence Labatut lâche totalement prise sur scène ?
L'idée est d'avoir deux énergies sur scène, deux personnages différents et deux rapports à la parole. Chaque acteur dégage une énergie particulière, et campe son rôle avec une sensibilité et une gestuelle propres à lui. J'ai voulu créer un décalage entre les rythmes, et montrer à la fois le désespoir, la fragilité et la joie, parfois même le désespoir dans la joie.
Vous avez parlé dans votre note de metteur en scène de « souillure du monde ». Quelle part d'introspection y a t-il dans cette pièce ?
Je suis diplômée de la faculté des lettres, et ces textes m'ont toujours marquée, mais ceci ne veut pas dire que je raconte ma vie sur scène. L'idée de la contestation et l'envie de travailler sur la souillure du monde sont une manière d'appréhender les choses.
Les acteurs se parlent presque à eux-mêmes. Pourquoi avez-vous travaillé sur les monologues, au détriment des dialogues ?
J'avais envie de faire dialoguer les deux acteurs tout en montrant la part de rêverie propre à chaque personnage. Mais le dialogue existe, en l'occurrence dans la première partie de la pièce.
Les acteurs sortent souvent du cadre de la scène, et se promènent parmi les sièges.
Pourquoi cette proximité entre les acteurs et le public ?
J'aime quand les acteurs se mélangent au public, et quand la distance est réduite entre les spectateurs et les protagonistes. Il n'y a pas de rideau, et les acteurs sont présents sur scène bien avant le début de la pièce. C'est un choix artistique.
Comptez-vous vous convertir au théâtre ?
J'ai fait des études de théâtre, et naturellement cet univers m'interpelle. Pour le moment, je n'ai pas de projet théâtral et je ne compte pas me positionner comme metteur en scène de théâtre. Je n'ai pas créé cette pièce dans cette optique. Ce projet émane d'une envie de mettre en scène ce projet avec ces acteurs en particulier, rien de plus. J'avais envie de travailler avec eux depuis le début, et j'ai conçu cette pièce pour eux.
Quelles sont vos références en matière de théâtre ?
Ils sont nombreux. Je citerai Claude Régy, Stanislas Nordey et Tayyeb Sediqui.
Vos prochains projets ?
J'ai fini le tournage du long-métrage de Farida Bourkiya « Zaynab, reine de Marrakech», qui sortira entre mars ou avril dans les salles. Les autres projets ne sont pas encore concrets.


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