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L'énigme commence à s'éclaircir
Publié dans Le temps le 14 - 09 - 2011

Le suspect numéro 2 dans le meurtre du garde du corps du roi, Soulaim Abdellah Essaïdi, serait un tireur professionnel.
Le meurtre du garde du corps du roi, Soulaim Abdellah Essaïdi, n'a pas livré tous ses secrets. Tandis que le premier suspect répondant au nom d'un certain Mohamed Baïdaoui a été identifié, après avoir été trouvé le jour du crime (8 juillet) en possession de l'arme de service du défunt, dans les escaliers de l'immeuble de ce dernier, le second, toujours en cavale, a laissé planer un gros point d'interrogation sur son identité et les raisons qui l'ont poussé à perpétrer ce crime. L'état critique dans lequel se trouverait son complice, hospitalisé à Ibn Sina, à Rabat, sous une étroite surveillance policière, en a rajouté à la confusion autour de l'un des plus énigmatiques crimes qu'ait connus le pays ces dernières années. Qui serait, alors, ce meurtrier en fuite ? Comment a-t-il réussi à s'enfuir, sans son complice ? Aurait-il été blessé, à l'instar de son compagnon ? Serait-il le véritable meurtrier du garde du corps du roi ? Aucune piste n'a été négligée par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), qui joue la montre depuis ce fatidique 8 juillet pour mettre la main sur le suspect en cavale. Revue sur les derniers appels téléphoniques reçus ou émis par la victime, investigation au cœur d'Akkari qui serait le quartier résidentiel du dénommé Mohamed Baïdaoui, témoignages recueillis auprès des voisins de la victime qui avait pignon sur la rue Ahmed Loukili (ex-Safi) …
Des zones d'ombre
Ce travail de fourmis a permis d'apporter quelques éléments de réponse à ce mystérieux crime sur lequel s'est réveillé le quartier Hassane, en ce sinistre vendredi 8 juillet. Première clef : la précision avec laquelle a été atteint Soulaim Abdellah Essaïdi, commissaire principal, en fonction au Département de la sécurité royale (DSR). Il en ressort que le suspect en fuite n'en était pas à son premier fait d'arme. Une piste qui a été explorée à fond par des éléments de la DGST (renseignement intérieur), qui seraient également entrés en ligne. D'après une source sécuritaire, qui a souhaité ne pas être citée, «il serait raisonnable de penser que le suspect en cavale était un militaire». Auquel cas, la thèse du vol, présentée comme le mobile du crime par l'agence de presse officielle, serait tout simplement farfelue. En tous les cas, les indices recueillis portent à croire que le meurtrier en fuite serait un «tireur professionnel». «Il aura certainement été entraîné au maniement des armes à feu», croit savoir une source. Autrement, l'usage fait d'une arme de service, de marque «Smith and Wesson», utilisée qui plus est par un garde du corps du roi, ne saurait être l'œuvre d'un voleur ordinaire. D'ailleurs, l'officier de la sécurité royale a été mortellement touché au flanc droit par une balle qui a perforé son gros intestin pour sortir par le bas du dos. Seconde clef de ce mystère : la réussite du second suspect à prendre la fuite, sans son complice resté affalé sur le théâtre du crime jusqu'à l'arrivée des éléments de la BNPJ. Ce dernier, il est vrai, était dans l'incapacité de prendre la fuite étant touché par une balle qui se serait logée à proximité de son cœur. Mais voilà que surgit une autre question : pourquoi son complice n'a-t-il pas été touché pour autant ? Tout bien considéré, il y a de fortes raisons de penser que le second suspect était le véritable «cerveau» de ce crime peu ordinaire. L'arrestation de ce dernier permettra certainement de démêler l'écheveau d'un crime, dont on ne sait toujours pas s'il a été une simple initiative des deux suspects ou le résultat d'un projet savamment orchestré et téléguidé par d'autres parties. Pour rappel, la thèse du «règlement de comptes» a été largement développée par certains observateurs. Mais elle a été rejetée par d'autres. En effet, on savait le défunt pétri de rares et néanmoins grandes qualités humaines. Ceux qui le connaissaient, de près ou de loin, étaient unanimes à le souligner. Originaire de Safi, le regretté Essaïdi, 47 ans, célibataire, avait pourtant tout pour faire des envieux : brillante carrière professionnelle, un sens remarqué et remarquable de l'amitié, humilité qui force, sinon l'admiration, du moins le respect, et, au bout du compte, une passion inoxydable pour les arts et le théâtre en particulier.
M'Hamed Hamrouch
Le film des événements
Soulaim Abdellah Essaïdi ne savait sans doute pas ce qui allait lui arriver, en ce vendredi noir, 8 juillet, rue Ahmed Loukili, à Rabat. Rentré le soir, il devait naturellement se reposer. Mais voilà, deux inconnus «s'invitent» chez lui. Des voleurs ? On n'en sait vraiment. Mais, question : pourquoi les voleurs présumés n'ont-ils pas attendu que leur victime soit hors de son foyer pour opérer en toute quiétude ? La victime n'était-elle pas plutôt leur cible ? Pour se défendre, la victime fait usage de son arme de service. L'un des assaillants, dénommé Mohamed Baïdaoui, est tombé sous le coup d'une balle qui se serait logée à proximité de son cœur. Mais c'était sans compter avec la détermination des agresseurs, qui ont sitôt donné la réplique. L'un des assaillants aurait utilisé l'arme de service de l'officier, touché au flanc droit par une balle qui a perforé son gros intestin pour sortir par le bas du dos. Il n'en est pas sorti indemne. M. Essaïdi succombera à ses blessures mardi 14 juillet, malgré l'extraction de la balle qui l'a atteint. M. Baïdaoui, lui, n'a pas perdu la vie, en dépit de la balle qui a traversé son thorax. Il a été trouvé par les éléments de la PJ, dans les escaliers de l'immeuble où se trouvait l'appartement de la victime. Les éléments de la police scientifique et technique accourus sur les lieux ont relevé des traces de sang sur le palier de la porte, sur le sol de la chambre à coucher, sur un drap du lit et sur un oreiller, ce qui prouve que le lieu où se serait déroulé ce crime serait la chambre à coucher de la victime. Ils ont, également, découvert sur les lieux, le portefeuille du défunt, comportant sa carte professionnelle, le barillet de l'arme de service, de marque «Smith and Wesson», avec quatre douilles de balles tirées.


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