En marge du GITEX Africa 2026 à Marrakech, Mohamed Benchaaboun, président-directeur général du groupe Maroc Telecom, a rencontré Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, en charge de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie. Une réunion de haut niveau qui s'inscrit dans un contexte de montée en puissance des enjeux liés à la souveraineté numérique, aussi bien en Europe qu'en Afrique. Au cœur des échanges : la sécurisation des infrastructures critiques, la gouvernance des données, la cybersécurité et les conditions d'un développement technologique durable. Autant de sujets devenus stratégiques à l'heure où les Etats et les grands opérateurs cherchent à mieux maîtriser leurs écosystèmes numériques face à l'intensification des risques cyber et à la concentration des acteurs mondiaux. La souveraineté numérique constitue aujourd'hui un axe stratégique majeur pour le Groupe Maroc Telecomcomme pour l'Union Européenne à travers le Digital Network Act. En tant qu'opérateur présent dans plusieurs pays africains, l'entreprise se trouve en première ligne dans la gestion d'infrastructures critiques et dans la circulation des flux de données. Ses investissements dans les réseaux de nouvelle génération, le cloud et la cybersécurité traduisent une volonté de renforcer la résilience des systèmes et de bâtir un numérique ancré dans les territoires qu'il dessert. Ce dialogue intervient également dans le cadre d'une dynamique plus large de coopération entre l'Europe et l'Afrique. Les deux continents font face à des défis similaires : protéger les données des citoyens, sécuriser les réseaux et développer des alternatives technologiques capables de garantir leur autonomie stratégique. L'Union européenne, à travers ses initiatives en matière de régulation et d'infrastructures numériques, cherche à structurer un modèle fondé sur la souveraineté et la sécurité, un objectif partagé par plusieurs pays africains. À cette occasion, Mohamed Benchaaboun a expliqué : « La souveraineté numérique n'est pas un concept abstrait. Pour Maroc Telecom, c'est une responsabilité concrète, au quotidien. Nous déployons des infrastructures critiques qui connectent des dizaines de millions de personnes au Maroc et en Afrique. Sécuriser ces infrastructures, maîtriser les données qui y transitent et garantir la résilience de nos réseaux face aux menaces : voilà ce que signifie la souveraineté numérique pour nous. » Il a également insisté sur la convergence des intérêts entre les deux rives de la Méditerranée : « Notre rencontre avec Madame Virkkunen a confirmé que l'Union européenne et l'Afrique ont non seulement des intérêts communs, mais aussi une capacité réelle à construire ensemble des réponses à la hauteur des enjeux. »