Il fait l'actu : Rachid Aouzal, nouveau DG de National Aviation Services Maroc    Paris : Les MRE victimes d'escroquerie immobilière manifestent au « SMAP IMMO »    Le Maroc et la France renforcent leur coopération en matière d'aviation civile    La Gendarmerie royale et la Guardia Civil se réunissent à Agadir    Le 8ème congrès national de la JS reporté à la mi-septembre    Benabdallah: Elire une nouvelle direction capable de dépasser les dysfonctionnements    Maroc Telecom: les détails de l'OPV    Objectif Downing Street : Qui face à Boris Johnson ?    Un panneau publicitaire blesse grièvement un homme à Casablanca…    Le marché de l'art sur la voie de la digitalisation    Nouveau clip : Abdelbasset Mriqi lance «Bogossa»    Remise des prix aux lauréats Marocains du concours national de la langue russe    Couverture sanitaire universelle : Un droit fondamental    Accréditation : London Academy Casablanca homologuée    Le Meeting International Mohammed VI d'athlétisme tient ses promesses    L'équipe du Maroc s'incline pour la seconde fois    Zahira Tigtate: Sa conception exemplaire d'art et de créativité    Une cellule liée à EI démantelée à Tétouan    Brésil: Bolsonaro face à la grogne populaire…    Voiture électrique. La ministre El Ouafi donne l'exemple    Production. L'industrie en convalescence    Finances publiques. Les recettes grimpent et dépenses stagnent    Hilale: Pas de solution à la question du Sahara en dehors de la souveraineté du Maroc    Les schémas de guerre    Port de Casablanca : L'ANP renforce le contrôle des marchandises    Le Maroc prend part aux Journées MENA-OCDE à Tunis    Pour l'amour du ballon rond ?    Boxe. La sélection nationale s'échauffe à Cuba    Forte participation marocaine au Salon international de l'aéronautique du Bourget    Le musée de la publicité inauguré à Rabat    Sublime Marcel Khalifé !    Edito : Inquiétant !    News    Rapport final de la XXVIIème Assemblée régionale Afrique de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie    Driss Lachguar s'entretient avec Vo Van Thuong, membre dirigeant du Parti communiste vietnamien    Le Maroc et le Portugal souhaitent consolider davantage la coopération énergétique bilatérale    Les lipides laitiers contribueraient à réduire le risque cardiovasculaire    Au menu, 5 grammes de plastique par semaine    Formation à Laâyoune sur l'intégration de la dimension handicap dans les programmes régionaux de développement    Mouvement des étudiants grévistes en médecine et en pharmacie    Insolite : Taper sur Trump ?    Présidentielle en Mauritanie : De joyeuses soirées sous la tente rythment la campagne    "Sarriverderci" Chelsea, Sarri à la Juventus    Patrice Bommel : Préserver d'abord le groupe    Prisme tactique : Le milieu de terrain, symbole de tous les maux    Réforme de l'administration publique : Le droit et le "new public management"    Ces tournages qui ont tourné au drame    La richesse du patrimoine culturel sahraoui au cœur du carnaval de Tan Tan    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Bank Al-Maghrib : Prévisions de croissance revues à la baisse
Publié dans L'observateur du Maroc le 20 - 03 - 2019

Lors de la première session de l'année 2019 de son Conseil, tenue hier mardi 19 mars 2019 à Rabat, Bank Al-Maghrib (BAM) a estimé que la croissance nationale resterait limitée à 2,7% en 2019 avant de s'accélérer à 3,9% en 2020.
Pour l'ensemble de l'année 2018, la croissance se serait établie à 3,1% après 4,1% en 2017, avec une décélération de la valeur ajoutée agricole de 15,4% à 4,3% et une légère hausse du rythme des activités non agricoles de 2,7% à 2,9%, précise l'institution financière dans un communiqué, ajoutant q'une amélioration, quoique lentement, est attendue pour que la croissance atteigne 3,4% en 2019 puis 3,8% en 2020.
BAM table dans ce sens sur une production céréalière autour de 60 millions de quintaux et un recul de la valeur ajoutée agricole de 3,8%, ainsi que sur un accroissement de la valeur ajoutée agricole de 6% en 2020, sous l'hypothèse d'une récolte autour de 80 millions de quintaux.
Concernant le marché du travail, la Banque centrale pense que la situation a connu en 2018 une relative amélioration en termes de création d'emplois, avec 112.000 nouveaux postes dont 65.000 dans les services.
Tenant compte d'une entrée nette de 64.000 demandeurs d'emploi, le taux d'activité a poursuivi sa tendance baissière, revenant d'une année à l'autre de 46,7% à 46,2%, ajoute la même source, qui fait observer que dans ces conditions, le taux de chômage a reculé de 10,2% à 9,8% au niveau national et de 14,7% à 14,2% en milieu urbain où il est resté, toutefois, très élevé parmi les jeunes de 15 à 24 ans, atteignant 43,2%.
Au plan des comptes extérieurs, BAM indique que les données provisoires de 2018 font ressortir une performance notable des exportations de biens qui a concerné l'ensemble des secteurs notamment les phosphates et dérivés, la construction automobile et les produits agricoles et agroalimentaires, au moment où les importations ont été marquées par l'alourdissement de la facture énergétique et l'augmentation des achats de biens d'équipement.
BAM souligne d'autre part que les recettes de voyage ont progressé de 1,5% à 73,2 milliards de dirhams, alors que les transferts des MRE ont reculé de 1,7% à 64,8 milliards de dirhams.
Dans ce contexte, le déficit du compte courant se serait creusé de 3,6% du PIB en 2017 à 5,2% en 2018 et devrait s'alléger à 4,1% en 2019 et à 3,4% en 2020, sous l'effet notamment de la baisse prévue des importations énergétiques et de la décélération des achats de biens d'équipement.
Pour ce qui est des opérations financières, les recettes des IDE ont atteint l'équivalent de 4,1% du PIB en 2018 et devraient revenir à 3,4% du PIB en 2019 et en 2020, affirme la Banque centrale qui note que dans ces conditions et au regard des sorties prévues du Trésor à l'international, les réserves internationales nettes passeraient de 231 milliards de dirhams en 2018 à 239 milliards en 2019 avant de revenir à 236 milliards en 2020, continuant ainsi d'assurer la couverture d'un peu plus de 5 mois d'importations de biens et services.
S'agissant des conditions monétaires, BAM indique qu'après une stabilité en 2018, le taux de change effectif réel devrait s'apprécier de 0,7% en 2019 et se déprécier de 0,5% en 2020, ajoutant que les taux débiteurs ont poursuivi leurs baisses trimestrielles, revenant à 5,06% en moyenne au quatrième trimestre de 2018, avec en particulier des reculs de 28 points de base pour les prêts aux entreprises et de 11 points pour ceux aux particuliers.
Pour ce qui est du crédit au secteur non financier, sa progression a ralenti à 3,1% au terme de 2018, reflétant essentiellement une nette décélération des prêts aux entreprises privées, et devrait maintenir ce rythme en 2019 avant de s'accélérer à 4,4% en 2020, selon la même source.
Par ailleurs, Bank Al-Maghrib fait état d'une amélioration des ressources ordinaires de 1,8%, résultat d'une augmentation de 4,2% à 234,9 milliards des recettes fiscales, et d'un recul de celles non fiscales lié essentiellement à une diminution des dons des pays du CCG de 2,8 milliards de dirhams, après 9,5 milliards en 2017.
Les dépenses globales ont quant à elles connu un alourdissement de 2,4%, recouvrant principalement des hausses au titre des autres biens et services de 5,5% à 62,2 milliards et de la charge de compensation de 15,6% à 17,7 milliards, ainsi qu'une baisse de l'investissement de 2% à 65,7 milliards.
Ainsi, l'exécution budgétaire s'est soldée par un creusement du déficit à 41,4 milliards ou l'équivalent de 3,7% du PIB contre un objectif de 3% retenu dans la loi des finances, conclut Bank Al-Maghrib qui s'attend à ce que le processus de consolidation budgétaire devrait à moyen terme, ralentir et que le déficit, hors privatisation, devrait s'établir à 4,1% du PIB en 2019 avant de revenir à 3,5% du PIB en 2020.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.