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Alerte FAO : Sécheresse et dépendance aux importations, la double peine du Maroc
Publié dans L'opinion le 06 - 08 - 2025

Le Maroc est confronté à des défis agricoles en 2025 en raison de la sécheresse qui a notamment entraîné une baisse de la production céréalière. Le gouvernement a pris des mesures pour stabiliser les prix et garantir l'approvisionnement.
Le Maroc est confronté, en cette année 2025, à des défis agricoles majeurs, caractérisés par une récolte céréalière attendue en dessous de la moyenne. En effet, cette situation préoccupante est principalement attribuable à des conditions de sécheresse prolongées, qui s'inscrivent dans une deuxième année consécutive de déficit pluviométrique, selon le bulletin du Global Information and Early Warning System (GIEWS - Système mondial d'information et d'alerte rapide sur l'alimentation et l'agriculture) de la FAO. D'après ce rapport, fraîchement publié, ces conditions affectent directement les récoltes successives et, par conséquent, les niveaux des stocks nationaux.

Par ailleurs, la récolte céréalière de 2025 a débuté en mai dernier avec une fin de récolte pour le blé en juin, tandis que la récolte d'orge s'est poursuivie jusqu'à la fin de juillet. Cependant, les précipitations cumulées pendant la saison hivernale, de décembre 2024 à février 2025, ont été inférieures de plus de 60% à la moyenne à long terme dans les principales régions productrices, notamment Fès-Boulemane, Gharb, Grand-Casablanca et Tanger-Tétouan.

Prévisions de production céréalière pour 2025

Bien qu'un épisode de pluies tardives et abondantes en mars et avril 2025 ait partiellement restauré les niveaux d'humidité du sol, la production céréalière est estimée à environ 4 millions de tonnes, soit une diminution significative de 27% par rapport à la moyenne. En outre, le total de la production céréalière prévisionnelle pour 2025 est de 3.834 milliers de tonnes, en augmentation de 19,1% par rapport à 2024 (3 218 milliers de tonnes), mais en diminution par rapport à la moyenne 2020-2024 (5.234 milliers de tonnes). De plus, la production de blé est estimée à 3.000 milliers de tonnes en 2025, soit une augmentation de 21,5% par rapport à 2024 (2.470 milliers de tonnes), mais une baisse par rapport à la moyenne de 3.888 milliers de tonnes sur la période 2020-2024. Parallèlement, la production d'orge devrait atteindre 750 milliers de tonnes en 2025, soit une hausse de 15,4% par rapport à 2024 (650 milliers de tonnes), mais inférieure à la moyenne de 1.224 milliers de tonnes sur 2020-2024.

En revanche, la production de maïs est prévue à 40 milliers de tonnes en 2025, ce qui représente une diminution de 33,3% par rapport à 2024 (60 milliers de tonnes), et est également inférieure à la moyenne de 47 milliers de tonnes.

Dépendance aux importations de céréales

Ainsi, en raison de la faible production locale pour la deuxième année consécutive, le Maroc devrait connaître des importations de céréales supérieures à la moyenne au cours de la campagne de commercialisation 2025/2026 (juillet/juin). Ledit bulletin de la FAO souligne, d'autre part, que les besoins préliminaires en importations de céréales pour la campagne de commercialisation 2025/2026 sont estimés à 11 millions de tonnes, ce qui représente plus de 20% au-dessus de la moyenne habituelle. Cette prévision est basée sur la faible production intérieure en 2024 et la récolte céréalière 2025 qui est anticipée comme étant inférieure à la moyenne.

Inflation alimentaire maîtrisée

Pour stabiliser les prix du blé tendre et assurer un approvisionnement suffisant en farine destinée à la production de pain, la FAO indique que le gouvernement a pris la décision stratégique de prolonger la mesure de subvention à l'importation de blé jusqu'à la fin de l'année. Cette mesure, initialement effective jusqu'en avril 2025, visait à atténuer les impacts de la fluctuation des prix mondiaux sur le marché national et à garantir la disponibilité de cette denrée essentielle pour la population. En prolongeant cette mesure, le gouvernement entend maintenir la stabilité des prix du blé tendre et de la farine. Par conséquent, cette décision devrait contribuer à deux objectifs majeurs : maintenir la stabilité des prix et garantir l'approvisionnement du marché.

Enfin, ledit bulletin de la FAO souligne que l'inflation alimentaire au Maroc, malgré les tensions sur la production et les importations, est restée maîtrisée en 2025. Chiffres à l'appui, l'inflation alimentaire annuelle s'est établie à un faible 0,4% en mai 2025, en recul par rapport à 0,7% en avril, marquant ainsi le taux le plus bas depuis octobre 2024. Cette accalmie des prix est principalement due à la diminution des prix des légumes, du poisson, de la viande, du pain et des céréales.

En somme, la situation alimentaire au Maroc demeure préoccupante, mais les mesures prises par le gouvernement devraient contribuer à atténuer les effets de la sécheresse et à garantir la stabilité des prix.

A. CHANNAJE
Sécurité alimentaire : Le Maroc dans le Top 50 mondial

Le Maroc a réalisé des progrès notables dans les classements internationaux liés à la sécurité alimentaire, en étant classé parmi les 50 meilleurs pays au monde dans un rapport international récemment publié par la revue «Nature Food». Ce rapport a évalué les niveaux d'autosuffisance alimentaire dans 186 pays à travers le monde. Il a analysé la capacité de production nationale de sept groupes alimentaires principaux par rapport aux besoins de la population, en soulignant que le Maroc est l'un des huit meilleurs pays africains dans la production de produits frais, notamment les fruits, les légumes et les légumineuses.

Cette réalisation intervient malgré les grands défis auxquels l'agriculture en Afrique est confrontée, tels que les fluctuations climatiques et le manque d'infrastructures et de technologies. Le rapport a mis en évidence que le Maroc dépend fortement de l'agriculture locale et des petites exploitations comme moteur principal pour assurer la sécurité alimentaire nationale. Il a également souligné que la production de fruits, de légumes et de légumineuses constitue une base essentielle du système alimentaire marocain, contribuant à renforcer l'équilibre de l'offre alimentaire et à réduire la dépendance aux importations.

Malgré cette performance positive, le rapport a averti que le faible investissement dans la technologie agricole demeure un obstacle à la réalisation d'une autosuffisance complète et durable. Il a appelé à renforcer les infrastructures, à stimuler l'innovation et à adopter des solutions numériques et des technologies vertes dans le secteur. Le Royaume continue de mettre en œuvre la stratégie "Génération Green", qui vise à augmenter la productivité, à améliorer la commercialisation, à structurer les chaînes de distribution et à garantir la qualité, ainsi qu'à accélérer la numérisation du secteur et à adopter des technologies modernes.


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