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Le grand défi consiste à répondre aux attentes des étudiants au niveau de la formation, de la recherche et de la gouvernance
Publié dans L'opinion le 21 - 10 - 2013

A bâtons rompus avec Radouane MRABET, Président de l'Université Mohammed V–Souissi : Rentrée universitaire, infrastructures, effectifs et inscriptions, rôle des associations estudiantines
Chaque rentrée universitaire arrive avec son lot de problèmes, de défis et d'attentes. M. Radouane Mrabet nous parle des nouveautés, de la réforme des études médicales en cours, conforme au modèle LMD : Licence-Master-Doctorat, du rôle des associations estudiantines et de la politique numérique, entamée depuis quelque temps par l'université. Mais aussi des attentes des étudiants en matière de formation, de recherche et de gouvernance.
La rentrée universitaire est toujours un évènement important. Relativement facile pour les établissements régulés, un peu en ce qui concerne les établissements où il y a des filières à accès ouvert. 530 nouveaux étudiants en médecine, 160 en médecine dentaire et 150 en pharmacie à Rabat, un effectif assez important, en hausse par rapport à l'année dernière. L'UM5S est en tête de liste, en matière d'effectif, au niveau national, dans le domaine de la santé.
Pour ce qui est des deux facultés de sciences économiques et sociales, plus de 8500 étudiants s'y sont inscrits rien qu'en droit et en économie, soit une hausse de 15% par rapport à l'année dernière. Le nombre le plus important est inscrit dans les établissements à accès ouvert, surtout en droit en arabe, droit en français et en économie de gestion. Dans le domaine des études technologiques, l'innovation cette année, c'est le démarrage d'un master à l'ENSIAS en « Réseaux et Télécommunications ». Et afin de combler le besoin pressant du département de l'Education nationale en professeurs d'écoles, de collèges et de lycées, et à la demande du MEN, une convention sera signée à cet effet pour assurer au sein de l'UM5S la formation de ces futurs lauréats. A travers cette nouvelle licence accréditée, les enseignants devront travailler soit dans le public, soit dans le privé, un secteur en développement constant.
En matière d'infrastructure, l'essentiel a été entamé l'année dernière, des réhabilitations ont été effectuées dans les deux facultés de droit et d'économie. Le plus vaste chantier, d'un budget estimé à 50 millions de dhs, concerne l'acquisition d'un terrain de 2 hectares, mitoyen de la faculté de droit et d'économie Souissi, pour son extension, dont 5000 m2 pour la construction de 8 nouveaux amphis et d'autres infrastructures.
Le renforcement du corps professoral, variable d'un établissement à l'autre, est une étape décisive. Cette année, 13 nouveaux postes ont été affectés à la faculté de droit, soit, en totalité 130 professeurs pour 9000 étudiants. La faculté de Salé compte 70 professeurs dont 13 nouveaux. L'ENSIAS, quant à elle, elle est mieux dotée avec 60 professeurs pour 800 étudiants.
Le corps professoral à niveau d'expérience élevé, au niveau national et international, ne désirant pas quitter l'établissement, pourront avoir le statut légal de professeurs émérites. Cette nouvelle formule est en cours de concertation par la commission administrative de l'université, afin de pallier aux départs à la retraite des enseignants. Voir comment, légalement, dans le cadre de la fonction publique, introduire cette option, comme par ailleurs, dans d'autres cieux et permettre à cette élite de professeurs, après la retraite, de contribuer à la formation des étudiants, de faire des recherches, de gérer des projets...
Faute d'effectif ou d'infrastructure de base, les étudiants se retrouvent dans des filières non désirées. A cette question, M.Lamrabet parle du nombre quoique croissant chaque année, dans les filières régulées, lequel ne répond pas aux attentes des étudiants. Dans cette optique, une convention de coopération, avec l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail, Direction régionale, Région de Rabat Salé Zemmour Zaers, a été signée en juin dernier. L'objectif est de coordonner et de travailler en synergie pour l'orientation des bacheliers et des lycéens, de présenter ensemble toutes ces filières, un travail que normalement chaque partie fait à sa façon. Cette action sera affectée, côté UM5S, au Centre d'Accueil, d'Information, d'Orientation et de Suivi des étudiants (CAIOS), une fois la nouvelle offre de formation achevée.
A une question sur l'échec, autrement dit le redoublement universitaire remarqué en première et deuxième année des études médicales, M. Lamrabet, « assigne » ce taux de redoublement de 15% en première année et en deuxième année, à la difficulté des études, ou plutôt à la nouveauté, pour les étudiants, de toutes les matières fondamentales dispensées. L'objet de la réforme des études médicales en cours est de mettre en exergue ces matières par rapport au métier de futur médecin ou de futur spécialiste, une prise de conscience qui relève de la pédagogie. Tous les doyens et vice-doyens de toutes les facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire du Maroc, travaillent depuis plusieurs semaines sur la nouvelle architecture pédagogique des études médicales laquelle devrait être conforme au modèle LMD. « On est en train de discuter, avec le Ministère de la santé, le nouveau profil du médecin marocain, du pharmacien et du dentiste pour les prochaines décennies, en perspective du médecin de famille mais aussi de revoir la définition de médecin généraliste dans notre pays ». M. Lamrabet, étant le coordonateur de toutes ces facultés, estime que c'est un chantier assez délicat, où il y a beaucoup d'intervenants et d'acteurs. Des enjeux délicats aussi bien d'enseignement supérieur que de santé pour les trente prochaines années. Au sujet de la pluralité d'encadrement, les étudiants de médecine ont soulevé le côté pratique, délabrant, en stage infirmier ou autre, dans certains services hospitaliers. M. Lamrabet parle à cet effet de la formation bipolaire de médecin. La formation au sein de l'université se complète, en grande partie, dans les hôpitaux, sous la tutelle du Ministère de la santé et donc de la Direction du CHU. C'est la coordination entre ces deux entités qui est en cause et qui nécessite d'être améliorée. Le président d'une université de Rabat, Casablanca... n'a pas d'autorité sur la direction du CHU, sachant que ce sont nos professeurs qui travaillent au CHU. « On est conscient de la problématique, dit-il. C'est pour cela que je demande aux associations estudiantines de faire « remonter » toutes les remarques, les observations et les dysfonctionnements s'il y a, au bureau des étudiants de l'université. Le feed-back structuré des élèves médecins est primordial, ce sont des interlocuteurs importants dans la mesure où l'on ne peut faire de jugements de notre place. C'est le travail sur le terrain qui doit être évalué et le plus tôt possible afin l'intégrer ces informations dans les réflexions des travaux qui s'effectuent en ce temps pour la réforme des études médicales ».
Quant aux brevets déposés au niveau de l'OMPIC en 2013, ils sont au nombre de 16, la politique suivie en matière de valorisation des travaux de recherche des professeurs, des doctorants et des étudiants a permis d'en doubler le nombre par rapport à l'année dernière. Une bonne nouvelle, d'autant plus qu'il s'agit de brevets déposés par des étudiants. Pour les publications, depuis que l'université a décidé d'imposer aux doctorants, il y a déjà trois ans, d'éditer au moins deux fois avant de soutenir leurs thèses, le nombre a nettement augmenté. C'est une politique qui a donné ses fruits et qui se renforce sans exception dans tous les domaines : santé, technologies, sciences humaines et sociales....
Outre la réforme des études médicales, parmi les axes stratégiques de l'université, c'est d'aboutir à un système d'information opérationnel, d'informatiser toutes les procédures et de développer plusieurs applications utiles. Un travail en profondeur est lancé, d'abord en ce qui concerne le schéma directeur signal d'information mais aussi l'amélioration du site web de l'université. La partie pédagogique est également en train d'être informatisée, plusieurs chapitres de cours sont dans la plate-forme. L'enseignement à distance prend de l'ampleur à travers le centre e-Learning renforcé, autant que possible, en ressources humaines. Le plan d'action optimise de produire plusieurs modules de formation, principalement du contenu numérique pour les filières à accès ouvert et à effectif croissant. Le pilotage de cette initiative informatique se fait dans de bonnes conditions, compte tenu de l'expérience de M. Lamrabet, en tant qu'ingénieur informaticien. La mouvance ou vague changeante des technologies au niveau international impose le changement radical. Ces élèves digital-natifs, pour la plupart, ont déjà utilisé un ordinateur, un smart-phone ou des tablettes. Le temps est de convaincre les professeurs et de les former avant de passer à ce mode, un travail de longue haleine déjà entamé.
Le grand défi pour l'UM5S, c'est de répondre, au plus niveau, aux attentes des étudiants, de répondre positivement aux fortes demandes exprimées par les disciples, dans de bonnes conditions et de meilleure qualité, que ce soit au niveau de la formation, de la recherche que de la gouvernance.
La qualité sera le maitre mot dans les quatre prochaines années dans tous les domaines, quoique dernièrement, comme affirmé par le président de l'UM5S, il y eut des restrictions budgétaires, que j'espère, ne vont pas impacter sérieusement la marche de l'université. « On fait tout pour que les projets structurants importants ne soient pas touchés par ces limitations. Il est certain que, après le discours de SA Majesté du 20 août, beaucoup de choses seront revues dans une autre perspective. On ne cesse de le dire, l'éducation, la formation et la recherche scientifique sont des domaines excessivement importants et c'est là où il ne faut pas faire de réduction budgétaire mais plutôt investir. Lorsqu'on investit dans l'éducation, on se projette dans le futur. »


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