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Un projet limité à une arithmétique comptable plutôt qu'à une feuille de route
Point de vue : projet de loi de Finances et déficit démocratique Le Gouvernement a-t-il failli à ses promesses
Publié dans L'opinion le 03 - 11 - 2013

La démocratie n'est pas de promettre n'importe quoi pour se faire élire mais de définir des choix et des orientations pour assoir une politique économique qui répond aux aspirations des électeurs et des citoyens. La démocratie c'est aussi l'obligation morale du gouvernement de réaliser les promesses faites aux électeurs et de respecter, à leurs yeux, le choix qu'ils ont fait par les urnes.
Aussi la Loi des finances constitue l'outil par excellence de mise en œuvre d'une politique économique qui respecte l'engagement démocratique pris par le Parti qui préside le gouvernement envers les électeurs. A ce titre la discussion au Parlement du Projet de Loi de Finances (PLF) est un exercice de stimulation intellectuel hors du commun.
Loin de moi l'idée d'entrer dans l'analyse des chiffres que contient le PLF, je voudrais attirer l'attention sur un autre aspect à savoir le sens démocratique du PLF. On voit à partir de ce qui suit que le PLF est loin d'être démocratique.
Le PLF de 2014 qui vise un déficit budgétaire de 4,9% du PIB et un taux de croissance de 4,2% engendre des crédits ouverts de fonctionnement de 199 milliards de DH au même titre que l'année 2013 ce qui prouve que la promesse du gouvernement de réduire le train de vie de son administration n'a pas été tenue.
Autre bévue du PLF, les dépenses d'investissement seront en recul de 10 milliards de DH avec à peine 49 milliards de DH alors qu'elles étaient de 59 milliards de DH en 2013. Le bouclage du budget 2014 sera difficile car les charges ont augmenté et les recettes ont baissé de 6,7%.
La grande réforme fiscale promise par le Gouvernement ne verra pas le jour en 2014. Elle a de nouveau été ajournée malgré le débat qui a eu lieu lors des dernières assises sur la fiscalité.
Le Gouvernement et à sa tête le chef du Gouvernement reste sourd au désespoir des classes moyennes et populaires qui subissent une tyrannie fiscale et d'augmentation des prix du fait de la hausse des taxes de plusieurs produits alimentaires et de l'augmentation des prix d'accès au logement... mais se plie aux injonctions de quelques privilégiés. On déplore encore une fois le non respect de la démocratie de la part du Gouvernement.
Sa précipitation et sa vision arbitraire de la justice fiscale consiste à matraquer toujours plus ceux qui n'ont déjà plus rien et à préserver ceux qui gagnent toujours plus. D'autres pistes existent pour relancer la compétitivité de notre économie et qui figurent majestueusement dans le mémorandum adressé par le Parti de l'Istiqlal au Chef de Gouvernement.
Le Gouvernement n'est pas dans son rôle d'acteur démocratique lorsqu'il est dans l'incapacité totale d'apporter des solutions aux problèmes socio-économiques du pays, et fait preuve de cynisme, sous la pression du FMI, en recourant à des mesures somme toutes impopulaires.
La mission pour laquelle il a été élu est absente du PLF à la place on trouve passivité et incompétence du Gouvernement qui a limité le PLF à une arithmétique comptable plutôt qu'à une feuille de route imprégnée de la volonté politique de mettre en œuvre une vraie politique économique.
Le Gouvernement est devenu le vassal consentant des bailleurs de fonds. Il court à sa fin. Il est incapable de faire gagner au pays le pari de la croissance. Le Gouvernement depuis 2012 ne cesse de se lamenter Qu'a-t-il fait pour redresser la situation ? Le PLF ne répond pas à la question.
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* Expert Economiste
Membre du Comité de réflexion Vision 2024 du Parti Istiqlal


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