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Le Sahara au Conseil de sécurité : l'heure de la vérité diplomatique
Publié dans Maroc Diplomatique le 17 - 10 - 2025

Il est des instants où la diplomatie change de souffle, où les inerties du passé se dissipent pour laisser place à une lucidité nouvelle. Le projet de résolution présenté par Washington au Conseil de sécurité sur la question du Sahara marocain s'inscrit précisément dans cette inflexion de l'Histoire.
Pour la première fois, les Etats-Unis endossent sans détour une position de fond : l'initiative d'autonomie proposée par le Maroc en 2007 n'est plus une option parmi d'autres, mais la référence unique — crédible, sérieuse et réaliste — pour parvenir à une solution politique durable, juste et mutuellement acceptable, dans le respect de la souveraineté marocaine. À la veille du renouvellement du mandat de la MINURSO, ce texte américain consacre une évolution majeure du traitement international du dossier. Il acte, en substance, que la vision portée par le Royaume depuis près de vingt ans s'est imposée comme le cadre de référence et, désormais, comme le langage même du consensus mondial.
La fin des équivoques, le triomphe du réalisme
Longtemps, le dossier du Sahara a été enseveli sous le poids des formules prudentes et des résolutions sans effet. Derrière le vernis diplomatique se cachait une ambiguïté calculée, un art de différer la vérité. Le texte américain rompt avec cette liturgie de l'indécision. En plaçant la proposition d'autonomie marocaine au cœur du processus onusien, Washington choisit le camp du réel, celui du droit, de la stabilité et de la paix durable.
Cette inflexion ne doit rien au hasard. Elle s'inscrit dans la recomposition d'un espace maghrébin et sahélien en quête d'ancrage, où le Maroc s'impose désormais comme un pôle de stabilité, un partenaire stratégique et une puissance d'équilibre. Du Sahel à l'Atlantique, du monde arabe à l'Afrique, le Royaume s'est affirmé comme un acteur central, une voix de raison dans une région souvent ballottée par les vents du désordre.
En privilégiant le pragmatisme sur les thèses séparatistes dépassées, Washington entérine la pertinence de l'initiative marocaine d'autonomie, déjà reconnue par les grandes capitales européennes. Les extraits du projet de résolution, d'une clarté rare, dissipent les brumes d'une indétermination entretenue depuis trop longtemps. L'objectif est clair : replacer le dossier dans une dynamique de règlement concret, conforme au droit international et aux équilibres géopolitiques du Maghreb et du Sahel.
La vérité s'invite au Conseil de sécurité
Ce projet américain marque la fin des demi-mesures. Les mots se font enfin justes, débarrassés des ambiguïtés qui paralysaient le processus onusien. Le temps du faux équilibre est révolu ; désormais, la vérité s'impose au cœur même du Conseil de sécurité. Le texte appelle à des négociations directes entre le Maroc, l'Algérie, le Polisario et la Mauritanie, sans conditions préalables, dans un esprit de responsabilité et de bonne foi. C'est la consécration d'une philosophie marocaine constante, celle du dialogue constructif sous souveraineté nationale.
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De fait, Washington, en fixant ce cadre exigeant, ne se contente plus d'observer, il s'affirme comme garant d'une paix fondée sur la réalité et non sur les mythes. L'idée même que les discussions puissent se tenir sur le sol américain traduit ce changement de posture, une implication assumée, portée par la conviction que la stabilité régionale passe par la reconnaissance du rôle moteur du Maroc. Le texte propose enfin de prolonger le mandat de la MINURSO jusqu'en 2026, assorti d'une clause de performance. Si les négociations progressent, la mission évoluera ; sinon, elle sera redéfinie, voire levée. Pour la première fois, l'ONU conditionne sa présence à des résultats politiques tangibles. Le message est sans détour : le temps du statu quo est terminé.
Un tournant diplomatique majeur
Si le projet américain venait à être adopté, il scellerait une inflexion historique dans la lecture stratégique du Conseil de sécurité. À New York, de nombreux observateurs y voient déjà le signe d'un réalignement profond des grandes puissances. Après des années de prudence et d'attentisme, la reconnaissance internationale de l'autonomie sous souveraineté marocaine s'impose comme la seule issue crédible, durable et conforme à la réalité du terrain.
Ce texte, s'il est entériné dans sa forme actuelle, constituerait la première résolution onusienne à consacrer explicitement cette approche, un jalon décisif dans la trajectoire diplomatique du Royaume. Il intervient au moment même où le Maroc consolide son rôle d'acteur de stabilité et de développement, tant sur le continent africain qu'à l'échelle mondiale. Le temps des ambiguïtés s'efface donc. Celui de la reconnaissance claire et assumée de la marocanité du Sahara s'installe, non par injonction, mais par évidence. Car l'initiative d'autonomie n'est pas une posture politique, c'est une architecture de paix, une vision d'avenir et un modèle de gouvernance enraciné dans la légitimité historique du Royaume et la volonté des populations du Sud.
Il faut bien le rappeler, dans un monde traversé par les fractures et les incertitudes, le Maroc avance avec constance, offrant à l'Afrique un cap, une cohérence et un espoir. Il ne cherche pas la soumission des esprits, mais leur adhésion à la raison et à la stabilité. En plaçant la voie de l'autonomie au cœur de la future résolution, Washington envoie un signal net qu'il est temps de clore le cycle des illusions et de reconnaître la souveraineté du Maroc sur son Sahara comme un fait stabilisateur, porteur de paix régionale. Ce choix dépasse la seule logique diplomatique, il est moral. Car la paix ne s'édifie pas sur les chimères, mais sur la légitimité, la continuité et la vérité historique.
Ainsi, l'histoire retiendra peut-être qu'à New York, dans le silence solennel du Conseil de sécurité, le monde a cessé de douter de ce que le Maroc affirme depuis toujours : le Sahara est marocain, par droit, par histoire et par conviction. En inscrivant cette réalité dans le langage des Nations unies, Washington fait triompher le réalisme sur l'idéologie, la paix sur la manipulation, la diplomatie sur la dénégation. Le projet américain ne propose pas seulement une solution politique mais il ouvre la voie à une ère nouvelle, fondée sur la souveraineté, le dialogue et la responsabilité partagée, les trois piliers d'une paix juste et durable, à la mesure d'un Maghreb enfin réconcilié avec lui-même.
Le Maroc du XXIe siècle : une voix, une vision, une légitimité
Le monde se transforme, et le Maroc avance avec lui, non dans le fracas des armes, mais dans la clarté des principes. Notre force n'a jamais résidé dans l'imposition, mais dans la constance, celle d'un pays qui a bâti sa vérité sur la légitimité, la cohérence et le respect du droit. Aujourd'hui, cette vérité que le Royaume a patiemment incarnée trouve son écho jusque dans l'enceinte du Conseil de sécurité. L'histoire retiendra qu'à l'automne 2025, la diplomatie marocaine a définitivement dissipé les ombres de la fiction pour imposer la lumière du réel.
Si le projet américain venait à être adopté, il ne s'agirait pas d'un simple succès diplomatique, mais de la consécration d'une évidence, celle d'un peuple et d'un Etat fidèles à leur histoire, à leur souveraineté et à leur vision d'avenir. Oui, le Sahara est marocain non par revendication mais par essence. Il l'est par la mémoire, par la continuité du lien humain, par la vie même qui s'y déploie. Et désormais, le monde entier semble le reconnaître … Le Maroc n'a pas seulement défendu une cause juste, il a eu raison avant tous les autres.


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