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Après sa sortie de prison, que devient le boxeur marocain Zakaria Moumni ?
Publié dans Yabiladi le 29 - 11 - 2012

Que devient Zakaria Moumni, le boxeur de kick-boxing marocain qui a remporté en 1999 une médaille d'or ? C'est ce qu'a voulu savoir Yabiladi qui l'a contacté cet après-midi. Le sportif marocain se prépare à remonter sur le ring pour participer aux prochains championnats mondiaux de kick-boxing et d'ultimate fighting en 2013.
Cela fait 9 mois que Zakaria Moumni est libre. Une liberté que le boxeur marocain médaillé d'or en kickboxing en 1999, savoure à Paris, aux côtés de son épouse Taline, qui s'est battue bec et ongles pour le faire libérer après avoir attiré l'attention des médias et des associations internationales des droits de l'homme sur son sort. «Franchement, aujourd'hui ça va très bien. Tout se passe bien pour moi. Je me sens plus fort que jamais», lance avec entrain Zakaria.
18 mois noirs
Pourtant, Zakaria a vu l'enfer de près. De très près même. Après avoir bénéficié d'une grâce royale, le boxeur âgé de 32 ans était sorti de prison le 4 février dernier après avoir passé près de 18 mois en prison pour une affaire d'escroquerie. Lui, a toujours clamé son innocence affirmant que la véritable raison de son emprisonnement est d'avoir trop dérangé l'entourage royal en réclamant, 10 années durant, un poste au ministère des Sports. Sa descente aux enfers commence après avoir été kidnappé à l'aéroport de Rabat en septembre 2010. Il est emmené les yeux bandés dans une voiture où ses mains et ses pieds sont menottés. Puis, il sera introduit dans une pièce sombre où des individus l'insultent et le torturent en l'électrocutant sur plusieurs parties du corps durant de longues heures ou plusieurs jours, Zakaria ayant perdu à ce moment-là toute notion du temps. Puis, il est envoyé en prison où il va devoir vivre avec des dizaines d'autres détenus dans une petite cellule infestée de cafards de 40m2. Il se battra plusieurs fois contre d'autres détenus qui s'en prennent à lui et assistera à des viols de prisonniers devant ses yeux.
«J'ai un moral d'acier !»
Difficile d'oublier ce film cauchemardesque en l'espace de quelques mois. «Il y a toujours des traumatismes qui sont restés. Je n'ai pas besoin de dormir pour revivre ce cauchemar. Je revois les scènes de torture, du jour où on m'a kidnappé et tout ce que j'ai enduré en prison. Ce sont des choses que je n'oublierai jamais», confie le boxeur ne comprenant toujours pas un tel acharnement sur lui alors qu'il ne faisait que réclamer son dû, celui d'avoir un poste au ministère des Sports après avoir décroché une médaille d'or pour le Maroc.
Mais Zakaria est un sportif. Un battant que personne ne peut abattre. «J'ai un moral d'acier !», répète-t-il à plusieurs reprises. C'est dans le sport que Zakaria renait de ses cendres. C'est sa thérapie. La chose qui lui permet de reprendre le contrôle de sa vie et de se réapproprié son corps meurtri après la torture. Il s'entraîne deux fois par jour durant 6 heures pour récupérer sa masse musculaire qu'il a vu fondre en prison, avec un seul et même objectif en tête : remporter les prochains championnats du monde de kickboxing et d'ultimate fighting de 2013. Il part également environ toutes les deux semaines à Londres pour s'entraîner avec de grands champions d'ultimate fighting, discipline interdite en France. «J'ai une rage et je suis certain de remporter ces compétitions.» promet-il.
Et ces compétitions, il compte bien les gagner en tant que Marocain, malgré les tortures et les souffrances subies au Maroc. Pour lui, hors de question de songer à se battre pour un autre pays. «J'ai envie de me battre sous les couleurs du Maroc. J'ai envie que les Marocains me voient remonter sur le ring plus fort que jamais. Ils ont vu un Zak en prison. Ils verront ma rage sur un ring. Je veux leur montrer à quel point je suis reconnaissant qu'il m'ait autant soutenu», lance-t-il avec rage. «Sans oublier Taline qui m'a toujours épaulée et permis de reprendre une vie normale depuis ma sortie de prison», poursuit-il.
Toujours pas réhabilité
Lorsque Zakaria Moumni ne s'entraîne pas, il profite des petits moments simples de la vie. «Ca peut paraître bête mais juste le fait d'ouvrir le balcon et de prendre l'air sur la terrasse, c'est un véritable plaisir pour moi, c'est comme ça que je me sens libre car j'ai été privé de ces choses simples durant de longs mois», explique-t-il. Et puis il y a aussi la nourriture, un petit plaisir retrouvé, dont Zakaria ne se prive pas. «J'adore la cuisine thaï et je me suis fait plaisir depuis que je suis à Paris. J'ai fait tous les restaurants thaïlandais de la capitale pendant un mois», lâche-t-il en riant.
Depuis qu'il est en France, Zakaria Moumni n'est jamais revenu au Maroc. Il parle tous les soirs à ses parents par téléphone. Il estaujourd'hui, toujours en attente d'une réhabilitation.


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