Face à la menace croissante de nouvelles inondations dans la ville de Ksar El Kebir, les autorités ont été contraintes ces dernières heures de recourir à la force pour évacuer plusieurs habitants qui refusaient de quitter leurs domiciles. Cela faisait partie des mesures visant à prévenir une catastrophe inéluctable, compte tenu de la montée alarmante du niveau de la rivière Loukkos. DR ‹ › Face à l'urgence, les autorités locales de Ksar El Kebir ont été contraint d'évacuer certaines familles de leurs habitations. Les pluies diluviennes et la montée inquiétante des eaux du fleuve Loukkos ont rendu la situation critique, bien que certains résidents aient choisi de rester chez eux malgré le danger. Des familles retranchées compliquent les opérations de secours Zineb Simo, conseillère municipale de Ksar El Kebir et députée de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, a confié à «Yabiladi» que les autorités ont été obligées d'intervenir pour déloger plusieurs familles réticentes à quitter leurs maisons. Elle a précisé qu'aucun chiffre précis n'était encore disponible concernant le nombre de personnes relogées, le processus étant toujours en cours. Les autorités ont rencontré des résistances de la part de certains habitants, réticents à rejoindre les centres d'hébergement. «Certains résidents ont clairement refusé de quitter leurs maisons, préférant affronter la mort chez eux, ce qui a placé les autorités dans une situation complexe à la fois humanitaire et sécuritaire.» Zineb Simo La députée a ajouté que certaines familles se sont barricadées chez elles, éteignant leurs téléphones, ce qui complique la tâche des équipes de secours pour s'assurer que personne ne soit laissé à l'abandon. Malgré ces obstacles, elle a salué les efforts des autorités, qui ont mis en place des moyens de transport, notamment des bus, pour faciliter le déplacement des habitants vers d'autres villes où ils ont de la famille. Un besoin urgent de soutien psychologique Nawal El Filali, présidente de l'association «Yallah Ntaawno», présente sur le terrain, a confirmé recevoir des appels de familles bloquées sur les toits de leurs maisons, après avoir refusé de les quitter. Par crainte pour leur bétail, elles ont préféré rester, tandis que d'autres ont quitté la ville pour louer des logements temporaires, mais se heurtent à une hausse des loyers. El Filali a souligné que les centres d'hébergement, gérés par les Forces Armées Royales, comprennent des tentes installées dans le grand stade de proximité, ainsi que des établissements éducatifs équipés pour accueillir les sinistrés avec nourriture, boisson et besoins essentiels. Elle a insisté sur le soutien psychologique urgent pour les sinistrés, dû au traumatisme lié à l'évacuation forcée de leurs foyers, et a affirmé que le rôle de la société civile est crucial, en complément de l'action des autorités, pour atténuer les impacts humanitaires et psychologiques de cette crise. Ksar El Kebir est en proie à de graves inondations depuis plusieurs jours, en raison des pluies incessantes qui ont fait déborder le fleuve Loukkos, submergeant plusieurs quartiers et en menaçant d'autres de peur de se voir isoler.