Le barrage de Oued El Makhazine, avec un taux de remplissage exceptionnel de 146 %, a démontré sa capacité à gérer des apports d'eau record, notamment grâce à des opérations de décharge proactive. Cette gestion efficace a permis de prévenir les risques d'inondation dans la région, assurant la sécurité des habitants sans aucun incident majeur. DR ‹ › Que signifie un taux de remplissage de 146 % pour le barrage de Oued El Makhazine ? Et comment ce niveau a-t-il été atteint ? Actuellement, le barrage affiche un taux de remplissage de 100 %, mais le chiffre de 146 % est un indicateur technique utilisé pour évaluer le total des apports en eau et les volumes dans la zone de débordement. Entre le 1er septembre 2025 et le 4 février 2026, le barrage a reçu des apports en eau considérables, atteignant 972,9 millions de mètres cubes. Sur ce total, 716,8 millions de mètres cubes, soit 73,68 %, ont été enregistrés au cours des deux dernières semaines uniquement. Ce volume a dépassé la moyenne annuelle de 184 %, portant le stockage à 988 millions de mètres cubes au 4 février 2026, avec un taux de remplissage de 146,85 %. Pourtant, la capacité normale du réservoir n'excède pas 672,9 millions de mètres cubes. Comment sont gérés les volumes d'eau dépassant la capacité normale du réservoir ? Et quand ont commencé les opérations de décharge ? Quand le stockage dépasse la capacité normale, ces volumes sont considérés comme temporaires et sont automatiquement évacués par le déversoir, un processus standard pour tous les barrages, actuellement en cours à Oued El Makhazine. Les sorties d'urgence ont été ouvertes de manière proactive après réception de bulletins d'alerte concernant les précipitations prévues en janvier, permettant au barrage d'accueillir de nouveaux apports qui ont largement dépassé les prévisions. La région n'avait pas connu de tels apports depuis 2010. Les volumes excédentaires, évacués, servent à la production d'électricité dans le cadre d'une «décharge hydroélectrique exceptionnelle». Quel est l'état du barrage en termes de sécurité et de surveillance technique ? Un dysfonctionnement a-t-il été enregistré ? Le barrage est sous surveillance continue par un comité de vigilance de l'agence, et aucun dysfonctionnement n'a été détecté à ce jour, que ce soit au niveau des spécifications techniques ou de la stabilité structurelle. Tous les mécanismes fonctionnent normalement, et le processus de décharge suit les normes établies. Les départements spécialisés disposent de mécanismes permanents pour surveiller et suivre la structure. En temps normal, la surveillance est quotidienne, mais dans ces circonstances exceptionnelles, elle est intensifiée plusieurs fois par jour par des inspections visuelles et techniques pour détecter tout signe anormal pouvant menacer la sécurité du barrage. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter ; tout se déroule sans accroc. Quel est le rôle du barrage de Oued El Makhazine dans la réduction des risques d'inondation ? Et comment la situation a-t-elle été gérée sur le terrain ? En janvier, le barrage de Oued El Makhazine a enregistré des apports en eau de 845 millions de mètres cubes, dont 524 millions en une semaine seulement. Cela démontre que le barrage est conçu pour faire face à divers scénarios, y compris les situations extrêmes, en tenant compte de la «crue de 10 000 ans», un événement naturel statistiquement prévu pour se produire une fois tous les 10 000 ans. Le barrage dispose de deux niveaux de décharge : le premier permet l'évacuation de 315 mètres cubes par seconde, et le second augmente automatiquement ce débit. Parfois, le débit entrant dépassait 2000 mètres cubes par seconde, tandis que le débit sortant n'a pas excédé 600 mètres cubes par seconde à son apogée. Sans le barrage, ces volumes auraient directement alimenté le fleuve Loukkos, atteignant Ksar El Kebir et la plaine de Loukkos, avec des conséquences potentiellement dramatiques. La situation a donc été gérée de manière proactive, avec l'activation de cellules de vigilance régionales et nationales, et la mise en place d'une cellule locale à Ksar El Kebir, adoptant une approche préventive pour protéger les vies et les biens. Grâce à la coordination entre les différentes autorités, la situation a été maîtrisée sans aucune perte humaine.