DR ‹ › Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a mené lundi et mardi des discussions avec ses homologues croate et belge. Des rencontres qui se sont déroulées à Zagreb puis à Bruxelles, sans que la question du Sahara occidental ne figure à l'ordre du jour. La communication officielle algérienne autour de ces visites s'est concentrée sur la volonté d'Alger de renforcer ses liens économiques avec la Croatie et la Belgique, en mettant l'accent sur les secteurs des hydrocarbures et des énergies renouvelables. Cette absence de mention du dossier du Sahara a également été remarquée mardi à Alger, dans le discours du Premier ministre Greib Sifi, lors de l'ouverture d'une réunion avec son homologue serbe. Belgrade avait déjà exprimé, en juin 2023, son soutien à la position politique du royaume sur cette question, peu après une visite d'Ahmed Attaf. Ces silences répondent à des réalités politiques bien ancrées. En avril 2025, la Croatie avait en effet exprimé son soutien au plan marocain d'autonomie pour le Sahara occidental, le qualifiant de «base solide» pour résoudre le conflit. Cette position avait été officialisée dans un communiqué conjoint publié à l'issue d'une réunion entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue croate. De son côté, le gouvernement belge a réaffirmé, le 2 mars à Rabat, son soutien «clair et constant» à l'Initiative marocaine d'autonomie, qu'il considère comme «la base la plus adéquate, sérieuse, crédible et réaliste» pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable au différend régional autour du Sahara. Il est à noter que la question du Sahara avait déjà été écartée des discussions tenues la semaine dernière à Alger entre le président Abdelmadjid Tebboune et le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares.