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Influenceurs 2.0 : Coulisses d'un métier qui fait rêver une génération de Marocains
Publié dans Yabiladi le 01 - 08 - 2019

Avec plusieurs millions de vues, les influenceurs sur les réseaux sociaux au Maroc ont réussi là où les bloggeurs avaient échoué : monétiser une communauté de fidèles. Zoom sur un nouveau métier qui passionne certains et séduit d'autres pour des raisons plus terre à terre.
Ils vivent parmi nous. Ce sont des personnes ordinaires qui, grâce aux réseaux sociaux, arrivent à changer notre façon de voir le monde, nos habitudes, notre mode de consommation... Aujourd'hui, le Maroc, à l'instar des autres pays, a ses influenceurs sur les réseaux sociaux. Nombreux d'entre vous ont déjà croisé leurs publications et même suivi leurs conseils.
L'émergence de ce nouveau métier étonne par sa rapidité et son ampleur. «L'évolution se fait à plusieurs vitesses, car il y a plusieurs catégories d'influenceurs», nous déclare Mohamed El Ghazaoui, directeur d'agence conseil en communication globale et digitale. «Sur YouTube, il y a tout un phénomène qui parle à la masse sociale et ça se compte en millions de vues», nous explique-t-il. Un second bloc constitué d'influenceurs pour une audience francophone évolue «d'une façon plus modérée». Et enfin, un autre phénomène en vogue : celui des micro-influenceurs. «Ce sont des petites communautés qui évoluent très rapidement et il y en a de plus en plus. Ce sont des personnes qui ont une certaine influence sur leur entourage», détaille-t-il. Et de rappeler que ces derniers ne disposent pas de stratégie d'influence pour élargir leur base.
De son côté, Houcine Saf, formateur et consultant en innovation définit les influenceurs comme «une nouvelle génération de personnes maitrisant un nouveau métier». «Avec les réseaux sociaux, les messages destinés à influencer deviennent courts, concis et basés plus sur l'image que le texte. Le temps de la prose est presque révolu», ajoute-t-il.
«Que vous soyez un homme ou une femme, et quel que soit votre âge parce que ce n'est pas une question d'anciens ou de jeunes prompte à brandir un smartphone à toute occasion… devenir influenceur ça n'existe pas vraiment», indique-t-on sur le Journal du CM. «Vous le deviendrez malgré vous par votre travail, votre persévérance, par des concours de circonstances, parce que vous avez des connaissances, que vous avez de l'empathie ou encore parce que vous avez été opportuniste et là au bon moment… Et on pourrait ajouter une multitude de circonstances à cette liste», poursuit la plateforme.
A chaque réseau social ses influenceuses et influenceurs
Mohamed El Ghazaoui nous explique comment chaque réseau social a sa propre communauté et «s'adresse à une certaine typologie de communautés». «YouTube par exemple est destiné à un public arabophone alors qu'Instagram au Maroc est plus pour un public francophone et anglophone disposant d'un certain pouvoir d'achat», précise-t-il. Quid de Facebook ? «Il n'est plus d'actualité en termes d'influence», juge-t-il.
«Aujourd'hui sur YouTube, on retrouve les Youtoubeuses beauté, comme Asmaa Beauty, Ikram Bellanova qui sont très influentes et leurs communautés se comptent en millions avec plus d'un milliard de vues sur leurs chaînes. Sur Instagram, il y a par exemple Sonia Ngadi et d'autres, qui disposent de bases variant entre 100 000 jusqu'à 500 000 followers.»
Mohamed El Ghazaoui
Cette émergence d'influenceurs marocain se situe vers 2016 pour Youtube, et 2017 sur Instagram, selon notre interlocuteur. Et c'est vers cette date que les deux Youtubeuses précitées ont commencé à gagner en notoriété. D'ailleurs, il y a quelques semaines, Asmaa Beauty a créé la polémique après avoir étalé en public un conflit personnel avec la famille de son mari.
Maroc : Médiatiser sa vie privée sur les réseaux sociaux, une nouvelle transformation sociale ?
Mais alors que certains jugent que cette sortie a impacté l'image de la célèbre Youtubeuse, Mohamed El Ghazaoui n'est pas du même avis. «D'un côté, c'était un boost pour son image, car il y a une grande communauté qui ne savait pas qui était Asmaa Beauty. Elle l'a connue via cette affaire», argue-t-il. Le spécialiste note, d'un autre côté, que «cela n'a pas terni son image mais a créé une sorte de conflit interne sur les réseaux sociaux des Pro-Asmaa et des anti-Asmaa, donc deux clans».
Mais si le fait de se construire une notoriété semble être à la portée de tout le monde, la célébrité des influenceurs reste éphémère. «Au Maroc, c'est encore fragile car, d'un côté, nous sommes dans le web social, et d'un autre, nous sommes dans une communauté qui juge beaucoup», déclare Mohamed El Ghazaoui. «La crédibilité et l'image deviennent fragiles et se perdent au moindre bad buzz», précise-t-il.
Influenceur, un métier qui paye bien ?
Houcine Saf rappelle que «les influenceurs deviennent de nouveaux acteurs avec de nouveaux outils car la transformation digitale change les habitudes, les métiers et même les acteurs».Mais encore faut-il avoir un certains succès d'audience. Le mythe de l'argent facile et de la «poule aux œufs d'or» semble quelque peu éculé. Comme au football ou dans la musique, seuls quelques privilégiés parviennent au succès.
En plus du talent d'influenceur social, il faut également apprendre à monétiser son audience. «Aujourd'hui, YouTube permet en soi de monétiser à travers les publicités diffusées sur les vidéos. Mais au Maroc, ce n'est pas significatif, compte tenu de l'étroitesse du marché publicitaire», nous explique Mohamed El Ghazaoui. Ce revenu devient significatif pour les très grosses audiences : «20 000 à 30 000 dirhams mensuels en moyenne» pour les grosses chaînes Youtube.
Quant à Instagram par exemple, la monétisation se fait via les Story ou les posts. «Aujourd'hui, pour un placement produit, le post Instagram coûte en moyenne 4 000 dirhams. Un passage dans une boutique dans une story coûte 6 000 dirhams. Le tout avec un engagement annuel», précise-t-il. «Au Maroc, il n'y a pas de grille tarifaire précise. Chacun monétise comme il veut. Les indicateurs marquants pour toute marque en terme de marketing d'influence diffèrent. Ce sont des indicateurs variables selon les objectifs», conclut Mohamed El Ghazaoui.


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