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El Ghazoui: l'Etat doit garantir à tous les Marocains l'accès à l'eau
Publié dans Albayane le 29 - 01 - 2020

Outre ses responsabilités courantes visant à lui assurer stabilité et durabilité, l'Etat a le devoir de garantir à tous les Marocains l'accès à l'eau, en particulier l'eau potable dans les villes et les campagnes pour lutter contre l'exode rural, la pauvreté, la précarité et les disparités sociales et spatiales, a affirmé, le député Ahmed El Ghazoui, membre du Groupement parlementaire du progrès et du socialisme (GPPS).
C'était lundi 27 janvier, lors du passage mensuel du chef du gouvernement à la Chambre des représentants.
Tout en saluant la récente signature de la convention-cadre pour la réalisation du Programme prioritaire national d'approvisionnement en eau potable et d'irrigation 2020–2027, dont le coût global est estimé à 115 milliards de dirhams, le député a souligné, dans une riposte aux réponses du chef du gouvernement, que toute solution recherchée se doit d'être «durable», étant donné que «sans eau, il ne peut y avoir ni vie, ni développement, ni stabilité économique et sociale».
C'est pourquoi, la question de l'eau doit faire l'objet d'un «traitement global et complémentaire», «tenant compte des points forts et des points faibles du potentiel national existant en eaux de surface et souterraines et des possibilités de stockage des eaux et de dessalement de l'eau de mer», selon lui.
C'est pourquoi, il est nécessaire de mettre en place une politique publique fondée sur «la capitalisation des accumulations positives réalisées», une politique «performante et efficace», a-t-il dit, expliquant que pour y parvenir il est nécessaire de partir du principe que «c'est à l'Etat qu'incombe la responsabilité de garantir à tous l'accès à l'eau».
Ce qui n'est malheureusement pas le cas actuellement : des enfants, des femmes et des vieillards traversent aujourd'hui de longues distances pour aller s'approvisionner en eau la plupart du temps dans des conditions difficiles, a-t-il dit, remettant en cause les chiffres officielles, selon lesquels l'approvisionnement en eau dans le monde rural aurait atteint 98%.
Dans la région du Gharb par où passent deux rivières (Sebou et Ouargha) sans oublier les ouvrages hydrauliques dont elle dispose, une grande partie de la population est encore privée de son droit à l'eau. Le raccordement individuel au réseau national d'eau ne dépasse pas 30%, car les droits de raccordement à ce réseau d'eau potable sont élevés ou parce que ce réseau est inexistant, a-t-il indiqué.
Selon le député, sans exonération des habitants de ces droits de raccordement et sans extension de ce réseau pour couvrir toute la région, il est faux de prétendre que tous les ménages bénéficient de l'eau potable, a-t-il martelé.
S'agissant des cultures irriguées qui consomment quelque 80% des ressources du pays en eau, il est temps de repenser le modèle en place pour parvenir à un mode de production agricole plus rentable, mais moins consommateur d'eau, a-t-il estimé.
Surtout que des alternatives économiques plus rentables et d'une plus grande valeur ajoutée existent.
Dans le cadre de la refonte du système en place, marqué par de grands gaspillages des eaux, il est nécessaire d'assurer aux différents politiques publiques en eau la convergence requise pour pouvoir parvenir à une planification performante, maitrisée et une meilleure gestion des possibilités et des moyens existants, a-t-il expliqué.
Tout en soulignant l'impératif de mettre fin aux gaspillages des eaux, une ressource de plus en plus rare, non seulement à l'échelle nationale mais également internationale, le député El Ghazoui a rappelé que le Maroc se situe, selon des rapports internationaux, dans une zone qui devra perdre à l'avenir quelque 50% de ses ressources hydriques du fait des changements climatiques.
Mette fin au gaspillage et à la surexploitation des ressources hydriques existantes et des nappes phréatiques se doit être le mot d'ordre de toute nouvelle politique publique visant à épargner au pays un scénario catastrophique, a-t-il dit, estimant que l'une des solutions les moyens couteuses pour le pays consiste notamment en le recours aux techniques de dessalement de l'eau de mer qui utilisent de l'énergie solaire.


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