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Journée mondiale contre le cancer
Publié dans Albayane le 04 - 02 - 2020

L'engagement personnel au quotidien, une action précieuse pour réduire l'impact de ce fléau
En dépit des avancées scientifiques, le cancer demeure l'une des premières causes de mortalité dans le monde, touchant tout un chacun à différents niveaux, d'où l'importance d'un engagement personnel au quotidien, afin de réduire l'impact de ce fléau sur le moyen et le long terme.
Comme de coutume, la Journée mondiale de lutte contre le cancer, un événement annuel, lancé par l'Union internationale contre le cancer (UICC) en collaboration avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), vise à inspirer et à inciter les individus, la communauté sanitaire et les gouvernements à l'action et à l'engagement personnel pour résonner le changement au delà de cette Journée, observée le 4 février.
Pour Mounir Bachouchi, médecin spécialiste en oncologie médicale, l'idée derrière le slogan de cette année «Je suis et je vais» est «très forte». «Il s'agit d'une campagne sur trois ans qui appelle tout un chacun à entreprendre une action de quelque nature que ce soit pour permettre de faire avancer la prise en charge du cancer», a-t-il déclaré à la MAP.
Le but est de sensibiliser le public sur le fait que le cancer est une affaire de tous, en ce sens que chacun peut apporter y apporter une contribution, ne serait ce que par du temps, un sourire ou de la présence, a indiqué l'oncologue, qui a également évoqué la contribution financière pour la recherche, la visite ou à l'accompagnement des patients atteints de cancer, ou encore la participation à des campagnes de sensibilisation, la prévention et le dépistage précoce.
De son avis, beaucoup de cancers sont évitables car ils sont en rapport avec des expositions à des produits nocifs tels que le tabac, à l'excès d'alcool et aux contaminations virales comme c'est le cas des «papillomavirus HPV» pour les cancers du col de l'utérus, a-t-il poursuivi, ajoutant, à titre d'exemple, que l'Australie a quasiment éradiqué les cancers du col en vaccinant les filles et les garçons dès la puberté.
Il est temps de regarder les problèmes en face et à les prendre à bras le corps qu'ils soient liés à la disponibilité et à l'accès au traitement ou encore au remboursement des frais engagés par les patients, a assuré Dr Bachouchi, détaillant les différentes difficultés rencontrées aussi bien par les malades que par les médecins traitants.
«Il n'est pas normal que sous nos cieux des patients décèdent faute de traitement ou de prise en charge. Il n'est pas normal de parler argent avec un malade qui est porteur d'un cancer», a-t-il martelé, relevant que «les gens ne sont pas toujours conscients de leur vulnérabilité».
Soulignant la nécessité de mettre en place des mesures incitatives et de responsabiliser chaque personnes vis-à-vis du cancer sans pour autant tomber dans l'excès et la psychose, le spécialiste a insisté sur le développement du dépistage et du diagnostic précoces car plus la maladie est prise en charge tôt, plus les chances de survie sont importantes.
C'est le cas de Chadia, une rescapée du cancer, qui a partagé son combat avec la MAP: «J'avais un petit nodule à la poitrine et j'ai remarqué que je n'avais plus d'appétit, j'avais du mal à dormir et j'étais souvent fatiguée, j'ai donc décidé d'aller voir un gynécologue. Quelques jours plus tard je rentrais au bloc pour une ablation totale du sein gauche».
«J'ai accepté le cancer, ce genre de maladie que l'on nomme si difficilement, que l'on caractérise de longue, de douloureuse, et d'abstraite. J'ai choisi de me battre mais j'ai décidé de ne rien dire à ma famille dans un premier temps pour ne pas les stresser mais malheureusement ou heureusement ils ont fini par le savoir, raconte-elle.
«Le regard des autres, des membres de la famille et des amis m'a permis de donner le meilleur de moi même et de me battre jusqu'au bout», a ajouté Chadia, se disant «très en colère» des «regards de pitié» qu'elle avait perçus au cours de son combat, lesquels lui rappelaient qu'elle était «proche de la mort» et que «ses jours étaient comptés».
«Il faut savoir qu'en 2005, la maladie était encore tabou et à mon goût elle était plus supportable que le comportement de quelques personnes qui venaient me rendre visite à la maison ou à l'hôpital: quelques unes touchaient le bois en me parlant et d'autres parlaient de +mauvaise maladie+ au lieu de prononcer le mot cancer», regrette-elle.
«Le traitement était cher surtout sans prise en charge, j'ai fait 6 séances de chimiothérapie et 25 de radiothérapie et c'était l'enfer! Surtout quand les médicaments ne sont pas disponibles. C'est vraiment déprimant pour le malade», se rappelle Chadia d'un air triste, ajoutant que la maladie est «traumatisante» aussi bien physiquement que moralement.
«J'ai vécu une épreuve dure et je l'ai dépassé comme toutes les autres épreuves de la vie. Je suis persuadée que mon histoire peut avoir un écho favorable auprès des personnes qui luttent ou qui s'inclinent dans une grande solitude face à ce monstre. Si j'ai réussi ce combat et tout le monde peut le faire», conclut cette rescapée du cancer.
Selon l'OMS, si les 48.3 millions de survivants du cancer devaient se tenir la main et former une chaîne humaine, ils feraient le tour de la planète, peut-être même un peu plus. En faisant un travail quotidien sur le terrain, les choses peuvent évoluer pour parvenir à un monde libéré du cancer.


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