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Hassan Chami: «Il n'y a pas suffisamment de contrôle»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 07 - 03 - 2005

Pour le président de la CGEM, Hassan Chami, les banques doivent renforcer leurs mécanismes d'inspection et de reporting pour mieux contrôler l'activité de leurs filiales installées à l'étranger. Entretien.
ALM : à la lumière des récentes affaires qui secouent certaines banques marocaines installées à l'étranger, quel commentaire donnez vous à la multiplication de ce genre de dérives ?
Hassan Chami : Le problème ne réside pas dans le fait qu'une banque s'installe à l'étranger. C'est une vocation naturelle pour n'importe quelle banque d'externaliser son activité en dehors du territoire national pour accompagner sur place une clientèle essentiellement constituée de MRE. Il n'y a aucune raison pour laisser la gestion des fonds de ces derniers à des banquiers qui ne maîtrisent pas la spécificité des besoins de cette catégorie de clients.
Sur le principe, c'est une bonne chose. Maintenant, des dérives sont constatées dans quelques établissements. Il ne faut pas oublier que ces dérives peuvent surgir dans n'importe quelle banque, qu'elle se trouve à Paris ou à Nador. Mais il est vrai aussi que pour les banques en question, les dysfonctionnements proviennent essentiellement du fait que ces structures sont éloignées de leurs sièges respectifs. Sur le terrain, cet éloignement se traduit par une grande autonomie accordée à ces filiales. Ce qui n'est pas toujours synonyme d'efficacité.
Ne s'agit-il pas d'un problème d'ordre juridique du fait que ces établissements échappent à la législation nationale ?
Je ne pense pas que la question se pose en termes de lois. Une banque marocaine installée à l'étranger obéit au cadre juridique du pays d'accueil et à ses règles prudentielles. Et c'est aux autorités de ces pays de veiller au respect de ces normes. Ce schéma est également valable pour les banques étrangères installées au Maroc et qui appliquent le droit et les règles marocaines en la matière. Il n'y a pas d'extra – territorialité dans le domaine. Les dérives constatées dans certaines banques sont d'abord le fruit d'une mauvaise gestion. Alors que le développement des technologies de communication modernes favorise aujourd'hui le déploiement de systèmes de gestion et de contrôle à distance plutôt efficaces, force est de constater que les banques marocaines installées à l'étranger souffrent d'un déficit en matière de contrôle. Ces dernières ne pratiquent pas le reporting d'une manière systématique, et les procédés d'inspection utilisés par les centrales restent insuffisants. Dans le cas qui nous intéresse ici (l'affaire Laraki, NDRL), il y a eu abus de bien sociaux. Je tiens à rappeler ici que les dérives constatées proviennent soit d'une faute de gestion des cadres opérant dans les établissements à l'étranger ou bien d'une faute de gestion de la centrale elle-même qui poussent ses cadres à agir ainsi. Dans les deux cas, le problème réside dans le fait que ces structures disposent d'une autonomie très importante. Ce qui laisse la porte grande ouverte à ce genre de déviations.
Quelles solutions préconisez-vous pour remédier à ces lacunes?
Il faudrait mettre en place des procédures de fonctionnement claires entre les centrales et leurs filiales basées à l'étranger. Dans ce cadre, il convient de renforcer le dispositif de contrôle et de suivi.
Normalement, les mécanismes d'inspection et de reporting doivent se faire d'une manière quotidienne pour vérifier l'état des ventes, des stocks, des transactions, etc. Et puis il y a un principe à respecter : pour externaliser, il faut se donner les moyens pour le faire. Ici, on ne va pas inventer la lune. Depuis toujours, tous les grands groupes bancaires mondiaux externalisent leurs activités et travaillent selon des règles et des procédures universellement admises. Des règles qui ont toujours montré leur efficacité.


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