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Warning du Centre antipoison / «M'khinza» : Attention danger!
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 26 - 01 - 2021

Certaines plantes fréquemment utilisées peuvent constituer une source d'intoxication.
C'est le cas de l'ansérine (nom scientifique: Chenopodium ambrosioides L) appelée communément M'khinza (darija). Cette plante pousse actuellement au Maroc dans les champs incultes, sur les bords des chemins mais aussi dans les lieux abandonnés. Elle est appliquée depuis l'antiquité pour ses vertus médicinales (antipyrétique, antalgique, hémostatique et antispasmodique). Ainsi comme le relève le dernier numéro de la revue Toxicologie Maroc, elle est utilisée surtout chez l'enfant, comme antipyrétique, vermifuge et antispasmodique. Néanmoins, il faut signaler que son usage peut s'avérer dangereux.
D'ailleurs en 2011 déjà et suite à plusieurs déclarations d'effets indésirables graves suite à l'usage de M'khinza, le Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) avait émis une alerte et a recommandé de ne pas utiliser la plante chez l'enfant. Le revue prend comme exemple deux cas d'intoxication graves liés à l'usage thérapeutique de M'khinza chez deux nourrissons hospitalisés aux urgences pédiatriques du CHU Hassan II de Fès et pour qui l'évolution a été favorable chez l'un et fatale pour l'autre. Sous forme d'infusion ou de jus frais, l'ansérine est employée en médecine traditionnelle (racine, feuilles, fleurs, écorce, graines), fraîche ou desséchée, dans les affections gastro-intestinales, la typhoïde, la dysenterie de l'enfant et de l'adulte, contre les abcès buccaux, les ulcérations et les plaies purulentes.
La même source explique qu'en applications locales, la plante fraîche est utilisée comme antipyrétique. «L'usage thérapeutique de cette plante peut être responsable de nombreux cas d'intoxications, qui seraient probablement liées à un surdosage, d'autant plus que la dose toxique est très proche de la dose supposée efficace. D'autres éléments comme un stockage inadéquat, une contamination par des toxines fongiques telles l'aflatoxine ou autres (métaux lourds, herbicides) peuvent également être responsables de cette toxicité», indique-t-on. Cette plante peut engendrer des effets indésirables : digestifs (vomissement, douleurs épi-gastriques), cardio-vasculaires (tachycardie), neurologiques (céphalées, convulsions voire coma), rénaux (insuffisance rénale aiguë), hémorragiques et cutanés (prurit, purpura).
L'ansérine continue d'être une source d'intoxications «graves et de mortalité, notamment dans la région de Fès-Meknès où le recours à la phytothérapie est fréquent dans la population. Ces cas de toxicité neurologique fréquents doivent inciter le professionnel de santé à évoquer l'intoxication par M'khinza devant des signes neurologiques inexpliqués», indiquent les auteurs de cette analyse ajoutant que pour lutter contre ce type d'intoxications, plusieurs actions doivent être menées, les parents doivent être avertis, les médecins sensibilisés à l'intoxication par M'khinza.
Outre les cas cliniques cités sur les intoxications dues à l'ansérine, Toxicologie au Maroc a mis l'accent sur l'intoxication par la MDMA (ecstasy) en pédiatrie. Dans ce récent numéro, les projecteurs ont été mis sur la région de Fès-Meknès en s'appuyant sur les données du Centre antipoison et pharmacovigilance du Maroc. Elle a également mis un éclairage sur le laboratoire de pharmaco-toxicologie du CHU Hassan II de Fès. Dans le même sens, la revue a abordé le projet d'évaluation des risques sanitaires chez les artisans tanneurs liés à l'exercice du métier de tannage traditionnel au niveau de la ville de Fès. Parallèlement, ce numéro traite aussi des sujets comme «Vitamines et compléments alimentaires : quel usage pour une meilleure sécurité», ou encore «L'intoxication par le chardon à glu : Addad».
A cet égard, la même source précise qu'entre 2009 et 2018, le CAPM a reçu 98 cas d'intoxications par chardon à glu. Parmi eux, 41,8% étaient des enfants. Le décès a été observé chez 13 patients, ce qui correspond à un taux de létalité de 13,26% avec une forte prédominance chez l'enfant (92,3%).


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