Après le Maroc, l'Algérie ferme son espace aérien aux avions des Emirats    Sahara : sous pression, l'Algérie et le Polisario lâchent du lest    Le Maroc a des stocks de carburants «suffisants», mais des tensions bien réelles sur le terrain    Tinduf: Jóvenes incendian edificios administrativos tras la muerte sospechosa de un saharaui    Marruecos cuenta con reservas de combustible «suficientes», pero hay tensiones muy reales sobre el terreno    Diaspo #427 : Wadih Rhondali met la personne au cœur de la psychiatrie    Intempéries : suspension des liaisons maritimes entre Algésiras, Tarifa et Tanger    Hassan Rouissi : "La créativité n'est pas un artifice, c'est le moteur de la performance"    Taux débiteurs : recul du taux global à 4,82% au 4ème trimestre 2025    Aéroports belges : 36,4 millions de passagers en 2025, un record    Deux secousses sismiques enregistrées dans les provinces d'Al Hoceima et Azilal    Inondations en Algérie : les failles de gestion mises à nu, la colère populaire monte    Citations clés du président Xi Jinping sur les sports d'hiver    LdC de la CAF : RS Berkane concède une 2è défaite consécutive    Jeux olympiques d'hiver : deux représentants pour entretenir la flamme de l'espoir    Dimanche chargé pour les internationaux et clubs marocains    Liga : Le Rayo Vallecano satisfait des débuts d'Ilias Akhomach    Yaoundé : Amina Bouayach dénonce la non-ratification de l'ICMRW    RNI : élu sans rival, Chaouki prend la relève d'Akhannouch    Congrès extraordinaire à El Jadida : Mohamed Chouki élu président du RNI    L'UIR et l'Université du Mississippi renforcent leur coopération académique et stratégique    Permis de conduire : Ce qui va changer concrètement pour les candidats au Maroc    Inondations : le MEN active des mesures d'urgence pour assurer la continuité des cours    Intempéries à Taounate : près de 700 opérations pour protéger les populations et les infrastructures    CAN 2025 : Le Sénégal vainqueur, le Maroc gagnant    Affaire Epstein : Jack Lang convoqué au Quai d'Orsay, à son retour de Marrakech    Le secteur de l'industrie des machines en Chine affiche des indicateurs positifs en 2025    Casablanca accueille le débat sur l'avenir : lancement de la première édition du colloque international « Le design et la communication comme leviers de l'innovation et de la transformation au Maroc »...    Inondations : des hélicoptères Chinook mobilisés pour acheminer l'aide humanitaire à Sidi Kacem    L'Orchestre Symphonique Royal fait résonner l'âme de Respighi à Casablanca    Marché de l'emploi : ce que révèlent les tendances RH 2025 et les perspectives pour 2026    Italie: Coup d'envoi officiel des Jeux Olympiques d'hiver 2026    Rabat: Le Procureur du Roi réfute les rumeurs sur une grève de la faim des Sénégalais détenus    Australie : Trois morts dans le crash d'un avion léger au large de l'Australie-Méridionale    Azemmour: Retour de l'écoulement naturel de l'oued Oum Er-Rbia vers l'Atlantique    L'AFD souligne la résilience exemplaire de l'économie marocaine    LdC de la CAF : Chaâbani veut rapprocher la RSB de la qualification    Le journaliste Lhoussine El Boukili tire sa révérence    Grèce : Un Marocain arrêté après la mort de 15 migrants sur une embarcation    L'aéroport de Berlin-Brandebourg à l'arrêt en raison du verglas    Iran – Etats-Unis : Des pourparlers indirects relancés à Oman    Caftan Week 2026 : les designers qui porteront le "Souffle de l'Atlas"    Marché Dar Essalam à Rabat: ouverture de l'aile ouest et du cinéma Pathé    « Le Maroc en Musique » : l'AMMA lance sa saison culturelle 2026    Crowdfunding: la campagne de Mazaya pour soutenir les jeunes talents    Le FICAM® revient pour une 24e édition axée sur la jeunesse    Télévision : 2M dévoile son menu ramadanesque    Décès du Chef Kimo, figure appréciée de la cuisine populaire    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Lu pour vous : «Coronavirus, la fin d'un monde», une réflexion psycho-sociologique d'un événement planétaire inattendu
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 30 - 03 - 2021

Les éditions Orion viennent de publier un ouvrage de réflexion sur le Coronavirus et le monde qui se profile devant nous. Un livre pensé et écrit durant le confinement par docteur Imane Kendili, psychiatre et addictologue et Abdelhak Najib,
écrivain et journaliste.
«Coronavirus, la fin d'un monde», à ne pas confondre avec la fin du monde. Ce sont là deux choses complètement différentes, bien que nous soyons enclins à penser l'effondrement de cette pseudo « civilisation» dans les vingt prochaines années. Au plus tard, en 2050, c'est un monde qui tombe en ruines, c'est un monde qui s'achève et un autre doit prendre place, un monde différent dont les deux auteurs de cet ouvrage expliquent les aspects et les spécificités. Mais là n'est pas le propos.
Cet ouvrage est une réflexion philosophique et psycho-sociologique, une analyse anthropologique également de ce qu'un événement planétaire inattendu peut causer comme dégâts dans un monde fragile et finissant. Le virus, Covid-19, est ici pris comme prétexte et comme ancrage temporel pour analyser le monde où nous vivons aujourd'hui. En tant qu'écrivain et poète, Abdelhak Najib a abordé la thématique tragique de la fin du monde. Dans «Le pays où les pierres parlent», dans «Finis Gloriae Mundi» (La fin de la gloire du monde) et dans «Vitriol». De son côté docteur Imane Kendili, psychiatre, addictologue et sexologue, écrit des livres et des chroniques où elle parle constamment d'un monde qui a déjà rendu l'âme et d'un autre monde qui prend sa place, et avec lequel nous devons composer en nous adaptant à une vie déshumanisée. Les deux auteurs ont réagi sur le vif, au moment du confinement pour faire une lecture de la situation dans le monde et pas uniquement au Maroc. On l'a bien vu, il suffit qu'une chauve-souris éternue en Chine pour que le monde entier s'enrhume. Ce qui vaut pour d'autres pays vaut également pour le Maroc. Nous sommes dans le même bateau qui navigue à vue, dans un monde fou. C'est cela la vérité qu'il faut regarder en face.
Et on le vérifie aujourd'hui. Il suffit d'une pandémie qui touche toutes les régions du monde et personne ne peut faire face. Certains continuent de penser, et ils sont très nombreux, que le monde d'aujourd'hui est un monde puissant. C'est faux : ce monde n'a jamais été aussi fragile. Et ça ne date pas de janvier 2020. Depuis 50 ans, le monde est en régression à toutes les échelles. Cette fragilité est notable à tous les niveaux : ressources naturelles, biodiversité, faune, flore, espèces vivantes, état de santé des presque huit milliards d'êtres humains, pollution marine, pollution de toutes les rivières du globe, disparition de plus de 80% des espèces animales en 50 ans, invasion des OGM, invasion de la malbouffe, recrudescence des maladies chroniques, apparitions de pathologies nouvelles et inconnues, technologie tous azimuts, digitalisation du monde, invasion du virtuel dans la vie de presque tous les habitants de la planète terre... Jamais le monde n'a été aussi saccagé et au bord du gouffre.
Ce virus, sorti de nulle part, qui a déjà tué plus de 1 million de personnes dans le monde, vient souligner la fin d'un monde qui a atteint ses limites, à tous les niveaux. Cette course vers la croissance est une fuite en avant qui permet aux plus grandes puissances économiques de nous faire croire que la barre descendante va se redresser un jour: sauf qu'elle chute de plus belle et ne se redressera plus. Ce discours tenu par docteur Imane Kendili et Abdelhak Najib n'est pas pessimiste. Il est réaliste. Pragmatique. Il s'appuie sur des faits, sur des chiffres, sur des études sérieuses, sur des statistiques et une documentation qui nous a pris plusieurs mois de travail. Les auteurs invitent les lecteurs à relire l'ouvrage de Jared Diamond: Collapse (Effondrement) pour voir où on est le monde aujourd'hui. Pourtant cet ouvrage-clé est paru en 1995. C'est dire que depuis au moins trois décennies, les indicateurs sont au rouge et la chute est imminente.
Mounir Serhani
Ecrivain et universitaire


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.