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L'opposition se met à la table du Chef du gouvernement et met en relief sa faiblesse de proposition
Publié dans Barlamane le 22 - 05 - 2020

Saadeddine El Othmani, secrétaire général du PJD, Nabil Benabdellah, secrétaire général du PPS et Nizar Baraka, secrétaire général de l'Istiqlal se sont réunis lors d'un live sur Facebook hier soir, afin d'échanger autour du rôle des partis politiques dans la gestion de la crise du covid-19. Une rencontre qui a mis en exergue la faiblesse de proposition du Chef de gouvernement
L'intervention de Nizar Baraka s'est attelée à divers points, notamment l'aide aux familles démunies, la subvention aux petites et moyennes entreprises, à l'économie et la fabrication de masques. Il est à pointer que l'Istiqlal a été présent par ses propositions depuis le début de l'épidémie au Maroc. Le parti et ses composantes professionnelles ont abordé la Loi de finances rectificative, la distribution de l'aide financière aux ménages nécessiteux, le développement du système sanitaire, ou encore la relance du secteur du tourisme et de l'artisanat.
Dans son intervention, Nizar Baraka affirme que l'Istiqlal a élaboré une approche basée sur 4 points afin de contribuer à la gestion de la pandémie. Ces 4 points sont : le suivi de la situation, un travail anticipatif, un travail de plaidoyer, et la proposition de solutions et d'alternatives. Le but de cette approche n'est pas seulement d'aider à sortir de cette crise sanitaire, mais restaurer la confiance du citoyen en les acteurs politiques du pays.
Vient ensuite Nabil Benabdellah, qui a commencé par affirmer que peu de partis politiques ont été présents lors de cette crise sanitaire nationale, mais qu'en même temps, le gouvernement a fait preuve d'une division sans précédent. Il évoque de ce fait la polémique du projet de loi 22.20 qui a provoqué un tollé général. Benabdellah estime qu'il est illogique qu'un projet de loi pareil soit approuvé au sein du Conseil de gouvernement, et qu'ensuite, tous les partis au sein de ce même gouvernement se disent étonnés et outrés de cette approbation, et refusent d'en porter la responsabilité. L'enjeu est de réconcilier le citoyen avec son gouvernement et de lui redonner confiance en ses politiciens, mais ce genre de pratiques a tout pour causer l'effet inverse.
Autre démonstration de division citée par Benabdellah : le Chef du gouvernement qui affirme, lundi dernier, que le confinement durera jusqu'au 10 juin, et le ministre de l'Economie qui affirme le lendemain que les entreprises pourront reprendre le travail après l'Aïd. Il s'agit d'un réel problème de communication que pointe Benabdellah. Ce dernier a également été le seul à aborder la situation des Marocains bloqués à l'étranger. « Malgré les difficultés auxquelles font face les autorités à ce sujet, « que je comprends parfaitement », affirme Benabdellah, la situation de ces Marocains, 28.000 au total, demeure urgente.
Le Chef du PPS a relevé de nombreux points qui fâchent concernant le manque de transparence du Chef du gouvernement. « Il faut dire aux gens comment compte-t-on mener le dé-confinement ? », martèle-t-il, puisque la réalité est que beaucoup de familles n'ont pas bénéficié de l'aide CNSS ou Ramed. Cela rend le confinement très difficile à supporter économiquement pour cette catégorie, affirme-t-il
Benabdellah estime que les discussions autour des scénarios post-covid-19 devraient être abordées avec toutes les composantes de la société. « Il faut aborder cela avec les partis et toutes les institutions démocratiques. Je doute que trois ou quatre personnes au Comité de veille économique puissent faire le travail seules ». Il conclut en affirmant qu'il n'y avait pas de mal à accepter l'imminence du besoin financier après le dé-confinement. Tant que les équilibres économiques sont maintenus, il n'y a rien qui ne puisse être dépassé.
El Othmani, vague comme à son habitude, s'est contenté de reprendre les mêmes informations que celles évoquées au Parlement, lundi. Ces informations elles-mêmes sont similaires à celles énumérées lors de sa dernière interview télévisée. Même s'il a échangé sa casquette de Chef de gouvernement contre celle de chef de parti au cours de ce live, El Othmani n'a fait preuve d'aucune force de proposition concernant les scénarios de dé-confinement, ou la relance économique post covid-19, encore moins sur le dossier des Marocains bloqués à l'étranger, qu'il n'a même pas évoqués.
Afin de pouvoir élaborer des scénarios pour l'après-coronavirus, que ce soit sur le plan économique ou social, El Othmani compte sur « la contribution des partis politiques », a-t-il affirmé. Peut-être est-ce la raison derrière son manque de vision. La plupart des partis politiques ont été aux abonnés absents pendant ces deux mois de confinement.
El Othmani a affirmé que « les positionnements politiques n'ont aucune importance en ces temps de coronavirus ». Faire valoir l'unité politique en ces temps de crise n'est que louable, encore faut-il que cette affirmation soit correcte ? Le positionnement politique prend tout son sens dans les temps de crise. C'est bien là où, le gouvernement, composé de partis politiques, est chargé de classer les priorités du pays dans des crises pareilles. Toutes les tendances politiques n'ont pas les mêmes priorités dans leurs perceptions idéologiques. C'est bel et bien le positionnement d'un parti qui détermine la manière dont il va gérer le pays, et qui détermine les raisons de l'élire.
Dans son intervention de conclusion, Nabil Benabdellah a évoqué péjorativement des « partis politiques qui ont des convoitises politiques derrière cette crise ». Peut-on réellement leur en vouloir ? Quel parti n'a aucun objectif à atteindre derrière cette crise, surtout avec les échéances électorales de 2021 qui approchent ? N'est-ce pas là l'essence même d'un parti politique, dont la survie et le succès sont tributaires de l'adhésion des gens et de l'opinion publique à ses valeurs et à ses positions ? Une chose est sûre : après la crise du coronavirus, les partis qui auront participé à la gestion de la crise se retrouveront seront mieux logés aux yeux des électeurs, tandis que d'autres se verront relégués aux bas fonds de l'estime de l'opinion publique.


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