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Industrie sucrière
Publié dans Finances news le 10 - 02 - 2005

Le processus de libéralisation de la filière sucrière est bloqué depuis 1996. L’anarchie règne dans ce secteur économique lié directement à plusieurs industries de transformation. La concurrence des produits étrangers et le manque d’investissement, tant au niveau technique qu’humain, pénalisent fortement cette activité.
Faut-il continuer de subventionner le sucre au Maroc ? Pour la plupart des opérateurs économiques et des professionnels du secteur, la compensation du sucre menace plusieurs branches de l’économie marocaine. Pour les industries de chocolaterie, biscuiterie, confiserie, les industries de boissons, du lait et des crèmes glacés, le sucre est la matière première de base. Il est à noter que la subvention étatique, qui est censée protéger et le consommateur et l’industriel, n’apporte en réalité aucun avantage pour les industriels de la filière sucrière qui se trouvent aujourd’hui devant une concurrence étrangère farouche.
Rappelons que les entreprises marocaines qui utilisent le sucre dans leurs industries versent à l’Etat 2.000 DH par tonne de sucre utilisée. Généralement, les sommes consacrées à la compensation s’élèvent à 2 milliards de DH. Pour ces industriels, vu la conjoncture économique actuelle, cette taxation est une aberration. Tous les secteurs qui utilisent industriellement le sucre sont pénalisés par cette «histoire de compensation».
Rude épreuve
Conscients du danger que peut constituer l’ouverture sur le marché mondial, les professionnels de la filière sucrière plaident pour une mise à niveau urgente. Il faut revoir le système de production de la filière et investir davantage dans les outils technologiques pour pouvoir faire face à l’avalanche des produits importés. Les produits égyptiens, tunisiens et turcs, qui envahissent aujourd’hui le marché local, sont deux fois moins chers que le produit national. Sur le marché mondial, le prix d’un kilo de sucre est de 2 DH contre 6 DH/kilo sur le marché local. Selon plusieurs professionnels, le spectre d’une «mort subite» menace le secteur si aucune mesure urgente n’est prise pour le restructurer.
La libéralisation du secteur est également souhaitable. L’expérience de l’huile est un bon exemple à suivre. Ce secteur a réussi sa libéralisation sans dégâts majeurs.
Salah Eddine Mezouar, ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Mise à niveau de l’économie, qui a accueilli dans son bureau au mois de janvier dernier des représentants de la filière sucrière, estime que ce secteur peut mieux faire. Il doit absolument réussir sa mise à niveau pour relever les défis de l’ouverture sur le marché international.
Nul n’ignore aujourd’hui l’importance socio-économique du sucre non seulement pour les industriels, mais également pour les citoyens. C’est une matière de première nécessité. C’est une filière qui assure de l’emploi pour 80.000 agriculteurs. Les unités de transformation assurent à elles seules 10.000 emplois.
Le secteur sucrier représente également 10% de l’industrie agroalimentaire, avec un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 5,5 milliards de DH.
Au lieu de continuer à prendre en otage et le consommateur et l’industriel, l’Etat est appelé à introduire de nouvelles réformes en vue de moderniser le secteur sucrier marocain. De leur côté, les industriels doivent être prédisposés à se mettre à niveau pour pouvoir faire face aux tirs croisés de la mondialisation.


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