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Finances publiques
Publié dans Finances news le 15 - 09 - 2005

Le déficit budgétaire est désormais placé sous les fourches caudines d’une aggravation pour le moins intenable.
Après avoir frôlé les 4,5% en 2004, on s’attend à ce qu’il atteigne la barre des 5%. Le récent renchérissement des cours de l’or noir, la hausse des dépenses de fonctionnement, pour ne citer que ces deux données, sont incontestablement pour beaucoup dans cette tendance. Reste que cette évolution pourrait s’estomper dans le temps, l’Etat étant de plus en plus prompt à devenir investisseur; ce qui serait susceptible de contribuer à colmater les brèches à ce niveau.
Les cours pétroliers ne cessent d’augmenter atteignant des niveaux record. Tous les spécialistes sont unanimes pour indiquer que les cours de l’or noir vont dépasser les 70 dollars le baril avec l’approche de l’hiver, voire les 100 dollars en fin d’année. Ce sera un coup fatal pour les finances publiques qui seront contraintes de supporter les subventions devant alimenter la Caisse de compensation qui devraient dépasser les 7 milliards de DH, si l’on compte les arriérés de 2004 chiffrés quant à eux à 2,5 milliards de DH. Le Maroc, on le sait, importe 97% de ses besoins en hydrocarbures de l’étranger. La loi de Finances pour 2005 a basé ses prévisions sur un cours du pétrole plafonné à 35 dollars le baril. Or, ce cours a atteint presque le double courant août.
Des analystes estiment que cette tendance haussière devrait s’inscrire dans la durée, d’autant que la demande mondiale est appelée à s’accroître lors de la prochaine saison. Selon les autorités, le Budget de l’Etat a supporté, entre janvier et juillet, du fait de la non-répercussion totale sur les consommateurs des hausses des cours mondiaux du pétrole, un montant de 3,40 milliards de DH. Et bien avant l’envolée des cours du brut, pour 2004, le déficit public, compte tenu des concours du Fonds Hassan II, avait approché les 4,5% du PIB contre 4,3% en 2003 et 3,2% en 2002.
Malgré la restriction des dépenses et l’amélioration de la collecte fiscale, le déficit a dérapé du fait de l’augmentation continue des dépenses courantes. A cela s’ajoute le fardeau de la dette publique. En effet, nonobstant la gestion active (conversion de la dette en investissements) et la politique d’accompagnement des établissements publics pour le traitement de leur dette onéreuse adoptée par le Trésor, l’encours de la dette extérieure, même s’il s’est inscrit dans un trend baissier, a atteint au terme du premier trimestre de cette année, 114.286 MDH contre 115.310 MDH à l’issue de 2004.
Face à cette nouvelle donne, les autorités marocaines ont dû revoir à la baisse leurs prévisions. Ainsi, le taux de croissance, qui devait s’établir à seulement 3%, pourrait tomber au-dessous de 2,6%, voire de 1,8% ou même de 1,2%, selon les prévisions les plus pessimistes.
La mauvaise performance de la campagne agricole, qui est un facteur déterminant, va également se répercuter sur le déficit budgétaire.
En l’absence d’opérations de privatisation majeures, il faut s’attendre à un déficit de près de 5%. Même si le ministère des Finances cherche à calmer les esprits en avançant une bonne évolution des recettes fiscales qui sont supérieures à 25%. Pour rappel, au terme du premier semestre de l’année 2005, les recettes ordinaires du Trésor ont progressé de 22,9% sous l’effet des rentrées au titre de la privatisation, d’un montant de 6,2 milliards de DH, ainsi que de l’amélioration des recettes fiscales de 16%. Les dépenses ordinaires ont, quant à elles, augmenté à un rythme moins rapide de 13,2%. Aussi, le solde ordinaire est-il passé, en un an, de 9,8 milliards à 16,8 milliards de DH, couvrant largement les dépenses d’investissement chiffrées à 10,7 milliards. Compte tenu du solde positif des comptes spéciaux du Trésor de près de 3 milliards, le Budget général s’est soldé par un excédent de 9,1 milliards. Après paiement des arriérés pour un montant de 3,4 milliards, le Trésor a dégagé un excédent de financement de 5,7 milliards, qui a permis de couvrir les sorties nettes de capitaux au titre de la dette extérieure et de réduire les recours au système bancaire. Ayant été accompagnée d’éléments d’incitations budgétaires qui ont encouragé les demandes, l’opération Intilaka relative aux départs volontaires ne peut, par la force des choses, qu’engendrer un coût supplémentaire pour l’Etat, sur le poste Dépenses. Et pour cause, son coût devrait atteindre la bagatelle des 6 milliards de dirhams.
Faisant montre d’un optimisme mesuré, les autorités de tutelle estiment, toutefois, que cet investissement, qui devrait entraîner une réduction d’autres dépenses de fonctionnement, serait susceptible d’être amorti dans les trois années à venir. Pour le moment, renchérissent les observateurs, les fourches caudines d’une éventuelle aggravation du déficit budgétaire se feront sentir avec acuité. Sauf que dans ce cas de figure, on s’attend à ce que ce déficit va s’estomper avec le temps, l’Etat étant devenu investisseur à travers le Budget, mais aussi grâce au Fonds Hassan II pour le développement économique et social, lequel est alimenté par les recettes de privatisation.
Dans le programme, des opérations de privatisation à venir sont envisagées pour 2006, notamment les 20% restant de la Régie des Tabacs ou une partie du capital de la Banque populaire. Le Fonds Hassan II participe à la construction de Tanger-Med, des autoroutes, celle menant à Tanger, celles d’El Jadida et de Marrakech, prévues pour décembre 2006, et celle d’Agadir pour 2009, etc.
On s’attend aussi à un renflouement des caisses de l’Etat par le biais des prochaines opérations de privatisations. Outre le récent passage dans le giron du privé des quatre sucreries, il y a dans le pipe de ces mêmes opérations, notamment les 20% qui restent dans la Régie des Tabacs et qui seront acquis par Altadis, la poursuite du processus d’ouverture de capital de la BCP et celui de la COMANAV.


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