* Il faut bien servir le consommateur et accompagner lagriculteur. * Le point avec Mohamed Fikrat, Président de Cosumar et de Fimasucre. Finances News Hebdo : Quel sera lapport du contrat-programme pour la filière sucrière ? Mohamed Fikrat : Le contrat-programme est extrêmement important car il organise le travail de tous les opérateurs et parties prenantes de la filière sucrière : les associations dagriculteurs, les sociétés qui sont regroupées au sein du groupe Cosumar et aussi les pouvoirs publics qui gèrent et animent lactivité sucrière. Le contrat-programme a pour ambition de libérer toutes les potentialités qui sont nombreuses dans les cinq régions où il y a la culture sucrière. Il va nous permettre de renforcer la sécurité dapprovisionnement tout en servant plus léconomie régionale où il y a les usines de sucre et qui concerne 80.000 agriculteurs. Cest une nouvelle ère qui a commencé pour la filière. Il y a un accompagnement et un développement de lamont agricole. Mais il y a aussi une mise à niveau de loutil industriel qui devrait nécessiter 1,6 milliard de DH quon a déjà commencé à réaliser sur les sucreries. 2 milliards de DH seront destinés à moderniser la raffinerie de Casablanca. Notre objectif et de bien servir le consommateur marocain et daccompagner plus les agriculteurs et contribuer davantage à la sécurité alimentaire du pays. Il est question de hisser lactivité sucrière, que ce soit dans le cadre industriel ou agricole, aux meilleurs niveaux et standards internationaux. F. N. H. : Comment se comportent les tendances des cours du sucre brut à linternational ? M. F. : Le sucre est comme toutes les autres matières de base. On est à lécoute et on est très vigilant. Il y a plusieurs paramètres qui changent rapidement. Il faut souligner aussi que les fonds de placement qui sintéressent aussi au sucre créent, de temps, en temps des variations fortes sur les cours. On na pas de visibilité complète sur lévolution des prix, mais on les suit de très près. F. N. H. : Est-ce quil y a des arriérés de 700 MDH que Cosumar a réclamés au ministère des Finances concernant les sucreries privatisées ? M. F. : Il ny a pas darriérés. Par contre, dans toute cession, il y a ce quon appelle la garantie sur passif qui fait lobjet dune étude ou de discussions entre lacquéreur et le cessionnaire. Il sagit dexécutions des 4 contrats dacquisition quon a eu à signer pour lachat des 4 sucreries dans le cadre de la privatisation. La garantie du passif vous donne le doit de vérifier et dauditer ce que vous avez acheté. Sil y a des écarts, vous les posez au cessionnaire. On a des contrats en cours de gestion et il ny a pas de difficulté. F. N. H. : Quen est-il du redressement fiscal établi par la Direction générale des impôts ? M. F. : A chaque fois quil y a changement dacquéreur la Direction générale des impôts fait son travail. Elle procède à une analyse comme elle le fait pour toutes les sociétés. Elle fait aussi la même chose quand la société enterre une période de quatre ans, il y a un contrôle du Fisc.