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Urbanisation : 15 nouvelles villes en 2020
Publié dans Finances news le 31 - 07 - 2008

* Ces cités de nouvelle génération s’inspirent de l’architecture marocaine tout en répondant aux meilleures normes d’urbanisme.
* Elles permettent de doper l’offre en logements, résoudre le problème du foncier et décongestionner les villes.
La présence dans les villes marocaines de l’habitat insalubre et des bidonvilles en particulier, constitue un véritable défi quant à l’intégration sociale des populations à faible revenu dans l’espace urbain, et à la capacité des pouvoirs publics de satisfaire les besoins essentiels de l’ensemble des citoyens. A partir de 2003, les pouvoirs publics ont entamé un programme intégré de réforme dans le but de résoudre à la fois les problèmes liés à l’offre et à la demande du secteur de l’habitat. Un leitmotiv a désormais voix au chapitre : gérer avec autant de doigté que possible l’extension incontrôlée des villes qui fait rage depuis quelque temps. «Il s’agit d’une nouvelle stratégie dans le domaine de l'habitat basée sur la construction de villes satellites autour des grands centres urbains du Royaume», comme le répétait souvent le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme Taoufik H’jira.
Pour absorber le développement démographique et désengorger les grandes villes, la politique des villes nouvelles s’est traduite par le lancement des constructions de Tamansourt, près de Marrakech et celui de la commercialisation d’une partie de Tamesna, près de Rabat, deux villes nouvelles programmées sur un total de cinq. On ne compte nullement s’arrêter en si bon chemin puisque la barre est placée très haut. Ambition clairement affichée : créer une quinzaine de nouvelles villes à l’horizon 2020 afin d’absorber le développement démographique attendu en milieu urbain et en tant qu’alternative à l’extension des grandes villes qui pose souvent des problèmes de gestion. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces cités n’ont rien à voir avec celles où il fait bon vivre. A Tamansourt et Tamesna, HLM et autres aires susceptibles de prêter le flanc à un tantinet de ghettoïsation y sont bannies et n’ont pas droit de cité. Dans ces deux cas de figure, force est de constater qu’on a mis le turbo en canalisant des investissements, non pas somptuaires, vers des réalisations qui font la part belle à la préservation du patrimoine architectural du pays. La réalisation des cités, qui s’inscrit dans le contexte de la mise à niveau de la région, a rendu nécessaire la création d’un pôle d’habitat et de services, allant dans le sillage de la dynamique de réalisation de grands projets d’infrastructure. Des villes qui se démarquent des palliatifs usités dans les villes dites «satellites» car les innovations s’articulent autour d’une multicentralité urbaine et se distinguent par un réseau de voirie et d’espaces verts importants, à la dimension de cette ville nouvelle.
Sur le plan architectural, ce projet se caractérise par la richesse des formes et par un habitat varié et peu dense, décliné en habitat social individuel et collectif, habitat de standing moyen et amélioré, villas et même en médina, pensés suivant le modèle du tissu ancien. L’architecture y est inspirée de la sobriété et de la pureté des lignes de l’architecture marocaine et des détails de la beauté des bâtisses traditionnelles. Le développement du partenariat public-privé jouant pleinement dans cette nouvelle propension. Et l’on s’attend à ce qu’elles répondent à des objectifs bien précis : désengorger les villes mitoyennes, polariser l’urbanisation des zones d’expansion qui lui sont périphériques, créer une activité économique et imbriquer plusieurs types d’habitat et d’équipements permettant de créer une ville complète et harmonieuse.
Mais il est question aussi d’éviter les mauvaises expériences des villes satellites en Europe. A la longue des problèmes d’homogénéisation de la population, de transport ou d’équipement sont apparus.
La ville de Tamansourt, située sur l’axe Marrakech-Safi à 7 Km de la ville ocre, s’étend sur une superficie globale de 1.200 ha et est destinée à accueillir 300.000 habitants. Ayant nécessité un investissement de 24,5 MMDH, cette nouvelle cité offrira 58.000 logements. Idem pour la nouvelle ville de Tamesna qui, d’un coût de 22,3 MMDH, s'étend sur 4.000 hectares, dont 840 constituent le premier noyau urbain de la nouvelle agglomération capable d'accueillir 250.000 habitants. Cette cité est le premier site d'une série de nouvelles villes similaires programmées à l'échelle nationale, à savoir Zénata (Casablanca), Melloussa (Tanger), Lakhyayta (Had Soualem) et Tagadirte (Agadir). Une démarche d’autant plus opportune que, durant les vingt dernières années, les villes marocaines ont connu une croissance démographique importante conjuguée aux flux croissants de l'exode rural. Cette situation a engendré un déséquilibre important se manifestant par une insuffisance de l’offre estimée à 85.000 logements/an pour subvenir aux seuls nouveaux besoins additionnels liés à la croissance démographique (125.000 logements/an).
Autre critique à l’encontre de ces villes nouvelles : elles sont la cible de spéculateurs et d’une population à la recherche d’une résidence secondaire. Le cas de Tamansourt montre clairement que les acquéreurs ne sont pas de nouveaux propriétaires.


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