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Union pour la Méditerranée : Un an après : quel progrès ?
Publié dans Finances news le 18 - 06 - 2009

* Un an après le lancement de l’UPM, les structures sont gelées.
* Les Etats membres ne sont pas parvenus à désigner un secrétaire général.
* Les tentatives menées à Bruxelles n’ont guère abouti.
L ancée le 13 juillet 2008 avec l’ouverture de la présidence française de l’Union européenne, l’Union pour la Méditerranée marque le retour des relations euroméditerranéennes au cœur de l’action politique de l’Europe. L’idée sous-jacente part du principe que les divers processus mis en place antérieurement n’ont pas permis de revitaliser les relations, certes complexes, mais essentielles entre les deux rives de la Méditerranée. Or, il faut reconnaître que les défis communs sont nombreux, qu’il s’agisse de la sécurité militaire et énergétique, de la stabilité politique, de la prospérité économique, de la protection de l’environnement. Ils font appel à des réponses collectives où les responsabilités sont également réparties, à la mesure de la capacité d’engagement de chacun. A noter par ailleurs que l’UPM a cristallisé les attentes et les espoirs des responsables politiques, mais aussi de la société civile du bassin méditerranéen.
Il s’agit donc d’une région essentielle au regard de la culture comme du développement économique, de la paix et de la guerre, de l’environnement… Le problème c’est que tous les efforts qui ont été fournis ces dernières décennies n’ont pas suffi à résoudre les grands problèmes de la Méditerranée. Il faut donc s’y prendre autrement en réfléchissant sur les raisons de cet échec. La grande leçon de l’histoire est que cette aspiration profonde à l’unité ne pourra être satisfaite par la domination d’une partie de la Méditerrannée sur une autre. Avec Barcelone, l’Europe a marqué son intérêt pour le Sud, mais elle a échoué à refonder sur d’autres bases le dialogue entre l’Occident et le monde du Sud de la Méditérranée. Car ce dialogue était extrêmement déséquilibré. Il consistait, pour l’Europe, à offrir son aide et à formaliser des rapports de prestataires à clients. On reproduisait le rapport entre le Nord et le Sud, les dominants et les dominés… Une autre erreur a été de vouloir conditionner la coopération avec la Méditerranée à la résolution des questions politiques. Comme celles-ci étaient insolubles a priori, on n’a pas pu avancer sur les questions concrètes. Or, la paix, la démocratie, les droits de l’homme sont l’aboutissement d’un processus de coopération et non la condition de sa mise en chantier. Aujourd’hui encore, les obstacles qui ont empêché le processus de Barcelone d’être mené à bon terme, persistent toujours. Interrogé à cet égard, un économiste qui suit de très près la question a avoué qu’il restait un peu sceptique sur la réussite de l’UPM. Il explique : «Depuis la guerre de Gaza, suite à l’invasion israélienne en Palestine, toutes les structures ont été gelées. Des tentatives n’ont pas abouti à Bruxelles».
Il ajoute par ailleurs que bien que le siège soit fixé à Barcelone, on n’arrive pas encore à désigner le secrétaire général. Idem, la Banque euro-méditerranéenne de développement censée se focaliser sur le renforcement des instruments de financement pour les adapter aux besoins des secteurs privés, notamment les PME et PMI, qui constituent l’essentiel du tissu entrepreneurial des Etats du sud méditerranéen, n’a pas encore vu le jour.
L’idée que l’UPM devrait constituer une importante opportunité pour favoriser la paix au Proche-Orient et la normalisation des relations entre les différents pays riverains, semble avoir échoué. Aussi, les recommandations ayant toutes pour point nodal de faire sortir le projet maghrébin de son inertie de plus de cinquante ans, afin de donner une véritable logique au processus euro-méditerranéen, demeurent un vœu pieux.
Ceci laisse supposer que la reprise du conflit entre Israël et la Palestine, la survenance de la crise économique et financière, les provocations multiples de l’Iran ont semblé freiner l’entrain initial. Qu’en est-il alors ? Quelles sont les prochaines étapes ? Pour l’heure, on ne ressent qu’une amertume mêlée de déception.


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