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Quand Trump joue les trouble-fête au centenaire de l'armistice
Publié dans Hespress le 12 - 11 - 2018

Fidèle à lui-même, provocateur à souhait, le président américain, Donald Trump, n'a pas dérogé à la règle ce dimanche à Paris. Venu en France assister aux commémorations marquant le centenaire de l'armistice, Trump a joué les trouble-fête, suscitant moult critiques quant à son comportement.
A peine débarqué dans la capitale française, il choisit de tacler Emanuel Macron « à domicile » sur sa proposition de création d'une armée européenne « pour que l'Union ne dépende pas seulement des Etats-Unis ».
Très « insultant » a estimé Trump, via twitter bien sûr.
President Macron of France has just suggested that Europe build its own military in order to protect itself from the U.S., China and Russia. Very insulting, but perhaps Europe should first pay its fair share of NATO, which the U.S. subsidizes greatly!
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) November 9, 2018
« Le président Macron vient de suggérer que l'Europe construise sa propre armée pour se protéger contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie », a tweeté Donald Trump au moment même où Air Force One atterrissait près de Paris. « Très insultant mais peut-être que l'Europe devrait d'abord payer sa part à l'OTAN que les Etats-Unis subventionnent largement ! », a-t-il ajouté.
Du coup, la rencontre prévue entre les deux hommes en marge des festivités promettait des orages. Mais l'hôte a tenté d'apaiser, et finalement tout s'est arrangé et la « confusion a été dissipée », selon Macron.
Samedi, Acte 2.
Après avoir assisté, aux côtés d'autres dirigeants à la parade militaire marquant le lancement des commémorations, le locataire de la Maison blanche devait se rendre au cimetière américain de Bois Belleau, dans le nord de la France. Un déplacement qu'il a finalement annulé pour cause...de mauvais temps !
« Le déplacement du président et de la Première dame au cimetière américain Aisne-Marne a été annulé pour des raisons de difficultés de programme et de logistique liées au temps », a indiqué la Maison Blanche.
Pourtant Trump, qui était à Paris pour le week-end, devait se rendre au cimetière à bord de l'hélicoptère présidentiel Marine One, et n'avait aucun autre rendez-vous ou activité publique samedi après-midi, avant le dîner avec le couple présidentiel.
L'annulation de cette visite chargée en symboles a suscité des interrogations, voire de vives critiques, certains y voyant une forme de désinvolture ou un manque de respect.
Ben Rhodes, ancien proche conseiller de Barack Obama sur les affaires étrangères, s'est ainsi étonné sur Twitter qu'aucune option alternative n'ait été prévue à l'avance.
« Au-delà des anciens combattants, c'est aussi une insulte pour nos alliés (...) de la part de Trump de faire le déplacement jusqu'en Europe et de rester dans sa chambre d'hôtel« , a-t-il tweeté.
De son côté, le député britannique conservateur Nicholas Soames, petit-fils de Winston Churchill, a déploré que « le pathétique Donald Trump ne puisse même pas défier le mauvais temps pour rendre hommage à ceux qui sont morts (pendant la guerre)« .
Très zen et indifférent aux critiques dont il fait l'objet, Trump s'est contenté de ...tweeter : « J'ai eu des rencontres et des échanges téléphoniques très productifs pour notre pays aujourd'hui ».
Had very productive meetings and calls for our Country today. Meeting tonight with World Leaders!
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) November 10, 2018
Dimanche Acte 3
Trump a bien assisté à la cérémonie officielle aux côtés de quelque 72 dirigeants de par le monde. Mais tout de suite après il s'est éclipsé et n'a donc pas pris part au Forum de Paris sur la paix organisé à l'initiative du président Emmanuel Macron.
Il faut dire qu'il n'y a pas vraiment sa place. Les politiques qu'il incarne : unilatéralisme, confrontation et bellicosité, contredisent de tout au tout les valeurs que ces cérémonies sont censées évoquer : la coopération, l'union et la paix entre les peuples.
C'est à croire qu'il savait qu'il allait être mis sur la sellette et assister à un véritable procès d'intention et que ses positions politiques et diplomatiques, basées sur le rapport de force et la pression, allaient être mises à l'index par ses pairs venus discuter de gouvernance mondiale, de paix, de coopération et de liberté d'expression.
D'ailleurs Emanuel Macron et Angela Merkel n'ont pas manqué de faire des clins d'œil à ces positions en évoquant » l'unilatéralisme de certains » et « le nationalisme à œillère », sur lesquels « s'est fracassée la paix ».
Dimanche bis Acte 4
Outre le rapport de force sous-jacent engagé avec les hôtes du centenaire, Trump a eu droit à un accueil des plus animés de la part de ses détracteurs.
Ainsi, peu avant le début de la cérémonie de l'Arc de Triomphe, une militante Femen s'est interposée au moment du passage du convoi qui transportait Donald Trump.
La scène s'est déroulée en direct devant l'une des caméras de TF1. Deux autres militantes ont franchi les barrières, toutes trois ont été placées en garde à vue.
Inna Shevchenko, leader des Femen a justifié cette action en accusant la France d'avoir convié des « criminels de guerre » lors des cérémonies du 11 novembre 2018.
En plus de Femen, Trump a eu droit à un comité d'accueil de pas moins de 1500 personnes venues dénoncer sa présence lors d'une occasion qui célèbre la paix.
Pendant près de trois heures, les manifestants ont dénoncé sa venue dans la capitale, rassemblés sous un ballon géant représentant Donald Trump comme un bébé grincheux en couche-culotte.
Sous une pluie fine, certains arboraient des pancartes s'adressant directement au président américain : « Mr Hate, Leave Europe » (Monsieur haine, quittez l'Europe) ou encore « No Justice, No Peace » (pas de justice, pas de paix).
Une banderole « Trump = Guerre » avait été déployée sur la statue de la place.
« Trump véhicule ces valeurs de désordre social et de divisions entre les communautés, il déverse un discours haineux et s'en prend souvent aux plus faibles », a estimé une responsable du collectif « Ni guerres ni état de guerre » qui a appelé au rassemblement.
« C'est le plus gros producteur d'armes dans le monde et c'est une honte de l'inviter à une commémoration pour la paix », n'arrêtaient de scander les manifestants.
Décidément en ce week-end sensé rassembler autour des mêmes valeurs, mais au même endroit, Trump a brillé par sa singularité et n'a rien fait comme tout le monde !


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