À moins de six mois du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, dont les États-Unis sont le principal pays hôte, la dimension politique de l'événement refait surface. Les récentes décisions militaires et diplomatiques de l'administration Trump provoquent une vague de critiques internationales, au point de remettre en question la légitimité américaine à accueillir le plus grand tournoi de football au monde. Selon la BBC, des élus américains issus des deux grands partis ont officiellement demandé à la FIFA d'examiner la possibilité de retirer aux États-Unis leurs droits d'organisation. En cause : une politique étrangère jugée contraire au droit international et aux principes fondamentaux de souveraineté des États. La controverse a éclaté après l'opération militaire menée début octobre à Caracas, au cours de laquelle les forces américaines ont arrêté le président vénézuélien Nicolás Maduro. La tension s'est ensuite aggravée lorsque Donald Trump a multiplié les déclarations musclées à l'encontre de la Colombie, du Mexique, de l'Iran et du Groenland, évoquant même l'éventualité d'actions militaires. La pression ne vient pas seulement de Washington. Au Royaume-Uni, vingt-trois députés issus du Parti travailliste, des Libéraux-démocrates, des Verts et du Parti national gallois ont déposé une motion officielle demandant que la FIFA réévalue l'éligibilité des États-Unis aux grandes compétitions sportives. Ils estiment que « les événements sportifs internationaux ne doivent pas servir à normaliser les violations du droit international commises par des puissances dominantes ». Les parlementaires britanniques dénoncent notamment l'intervention américaine au Venezuela, qu'ils qualifient d'ingérence directe dans les affaires d'un État souverain, ainsi que les menaces répétées à l'encontre de plusieurs pays alliés ou partenaires, qui « fragilisent l'ordre international ». Le malaise s'est accentué lorsque Trump a évoqué la possibilité d'intervenir militairement en Colombie et au Mexique, et n'a pas exclu l'usage de la force pour prendre le contrôle du Groenland, territoire danois. Des déclarations qui ont alarmé plusieurs gouvernements et institutions internationales. Pour l'heure, la FIFA garde le silence. D'après la BBC, il reste peu probable que l'instance mondiale sanctionne les États-Unis, d'autant plus que le pays accueillera la majorité des matchs du Mondial 2026. La proximité entre Gianni Infantino et Donald Trump est également perçue comme un facteur de protection politique.