Mettant en avant les avancées écologiques de la Société Nationale des Autoroutes du Maroc (ADM), le ministre de l'Équipement et de l'Eau, Nizar Baraka, a révélé que l'entreprise a réussi à réduire sa consommation de papier de 81 % grâce à la numérisation des diverses procédures administratives. Cette transition numérique majeure a permis d'économiser « plus de deux millions de feuilles par an ». Dans cette même dynamique, le ministre a souligné que le système de télépéage « Jawaz » a grandement « contribué à fluidifier la circulation et à réduire les émissions de dioxyde de carbone générées par l'arrêt des véhicules aux gares de péage ». Apportant des éclaircissements dans une réponse écrite à une question soulevée par les conseillers parlementaires du groupe du Rassemblement National des Indépendants (RNI) concernant la politique environnementale des autoroutes, le responsable gouvernemental a ajouté que l'ADM a mis en place « une stratégie globale visant à consolider la performance environnementale et à réduire l'empreinte carbone, tout en contribuant activement à la transition énergétique nationale ». Illustrant cette vision, Baraka a évoqué le lancement effectif du programme bleu « AZUR ». Selon lui, cette initiative novatrice repose sur « l'intégration des énergies renouvelables à travers le développement de solutions énergétiques propres dans toutes les gares de péage et les installations techniques, afin d'atteindre l'autonomie énergétique pendant la journée ». À cela s'ajoute le déploiement continu de « bornes de recharge pour véhicules électriques dans les aires de repos ». Parallèlement à ces efforts de modernisation, et selon le document écrit dont le journal électronique Madar21 a obtenu copie, l'entreprise déploie des techniques novatrices pour l'entretien de ses infrastructures. Celles-ci reposent sur « la valorisation et le réemploi des matériaux extraits des anciennes couches de chaussée », une approche d'économie circulaire vertueuse qui « contribue à la préservation des ressources naturelles telles que le bitume et le gravier, et à l'atténuation de l'impact environnemental des travaux ». Sur le volet des études prospectives, le ministre a été catégorique : « tous les nouveaux projets autoroutiers sont soumis à une évaluation d'impact environnemental exhaustive, et aucune exécution ne peut être entamée sans l'obtention de l'autorisation environnementale requise ». Il a particulièrement mis en exergue l'attention minutieuse portée aux tronçons avoisinant les zones d'habitation, où « des études d'évaluation des nuisances sonores sont menées ». En cas de dépassement des seuils de tolérance, la société déploie immédiatement des mesures préventives, « telles que l'installation d'écrans antibruit pour atténuer ces impacts ». S'inscrivant dans le cadre de son programme vert dédié à la protection de l'écosystème, l'ADM mène des initiatives qualitatives d'envergure. Parmi les projets phares figure le programme « Al Ard » (La Terre), conçu pour « protéger les talus de l'érosion grâce à des techniques de génie biologique ». En outre, l'adoption généralisée de la technique du compactage à sec a constitué une véritable prouesse, permettant de préserver un volume impressionnant d'environ « 4 millions de mètres cubes d'eau ». Toujours sur ce registre écologique, Baraka a expliqué que la société s'attelle à la réalisation d'un plan de végétalisation massif prévoyant la plantation de près de « 4,8 millions d'arbres pour compenser les émissions de carbone ». Ce vaste chantier vert s'accompagne d'une politique rigoureuse incluant « le traitement des eaux collectées sur la chaussée pour les réutiliser dans l'irrigation, et la gestion sélective des déchets ». Sans oublier un souci constant pour la biodiversité, qui se traduit par « l'aménagement de passages pour la faune sauvage afin de préserver l'équilibre écologique ». Abordant enfin le volet social et de la sensibilisation citoyenne, le ministre a rappelé le lancement d'un programme communautaire visant à façonner le citoyen averti de demain. Cette action englobe le programme « J », qui s'adresse aux élèves des écoles riveraines à travers l'axe « Génération Espoir », ainsi qu'aux étudiants et chercheurs via l'axe « Génération Leader ». Ces louables initiatives se sont d'ailleurs matérialisées par « la réhabilitation d'écoles et l'équipement de salles informatiques en partenariat avec le ministère de l'Éducation nationale ». Pour conclure sur la question vitale de la sécurité routière, Baraka a précisé que de vastes opérations de sensibilisation ont été déployées, notamment en direction des chauffeurs de poids lourds pour leur rappeler l'importance des pauses régulières. En parallèle, la production de la capsule éducative humoristique « #7na-f-lautoroute » (Nous sur l'autoroute) ambitionne d'améliorer durablement le comportement des conducteurs. Bouclant la boucle de son plaidoyer, il a de nouveau insisté sur l'impact décisif du paiement électronique « Jawaz », qui s'impose comme un outil incontournable ayant « contribué à fluidifier la circulation et à réduire les émissions de dioxyde de carbone générées par l'arrêt des véhicules aux gares de péage ».