En réponse aux dernières sanctions américaines, Téhéran a annoncé mardi 25 juin, son intention de renoncer à deux de ses engagements pris lors de la conclusion de l'accord sur son programme nucléaire en 2015 dont les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement. Selon l'agence iranienne Fars citant un responsable iranien, Téhéran s'affranchira « résolument » à partir du 7 juillet de deux de ses engagements pris dans le cadre de l'accord international conclu en 2015. Cette annonce intervient dans la continuité d'une autre menace de s'affranchir de certains engagements formulée le 8 mai dernier pour lancer un appel aux européens, signataires de l'accord, pour prendre des décisions fortes, pour empêcher les sanctions américaines de nuire à l'Iran. « La déclaration particulièrement insultante de Téhéran (qui) témoigne de son ignorance, publiée aujourd'hui, démontre simplement qu'ils ne comprennent pas quelle est la réalité », a tweeté M. Trump. « Toute attaque de l'Iran sur tout ce qui est américain sera reçu avec force énorme et écrasante », a ajouté le président américain, en référence à la destruction d'un drone américain dans l'espace aérien iranien. ….Iran's very ignorant and insulting statement, put out today, only shows that they do not understand reality. Any attack by Iran on anything American will be met with great and overwhelming force. In some areas, overwhelming will mean obliteration. No more John Kerry & Obama! — Donald J. Trump (@realDonaldTrump) June 25, 2019 Mardi, la France qui est signataire de l'accord sur le nucléaire conclu sous l'administration Obama, a dénoncé une « grave erreur » si l'Iran ne respectait pas ses engagements. « La diplomatie française, allemande et britannique sont entièrement mobilisées pour faire comprendre à l'Iran que ce ne serait pas son intérêt » de renoncer à ces certains principes fondateurs du texte, a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian à l'Assemblée nationale. Le ministre français des Affaires Etrangères a par ailleurs affirmé que cette manœuvre est une « une mauvaise réponse à la pression exercée par les Etats-Unis ». Les tensions entre la République islamique et les Etats-Unis est montée d'un cran lorsque Washington a annoncé de nouvelles sanctions contre Téhéran, notamment contre le guide suprême Ali Khamenei. Le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, a déclaré que le président américain avait « en même temps laissé la porte ouverte à de véritables négociations », alors qu'il se trouvait à Jérusalem lors d'une rencontre tripartite avec ses homologues russe et israélien et en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Mardi, la Russie a vivement critiqué les nouvelles sanctions imposées à Téhéran en les qualifiant d'« imprudentes » et de « déstabilisatrices ». « Les autorités américaines devraient se demander où mène leur politique imprudente envers l'Iran. Elle implique non seulement la déstabilisation du Proche et du Moyen-Orient mais sape également tout le système de sécurité international », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Moscou estime, par ailleurs, que « l'impression claire » donnée par Washington est qu'il « cherche à couper les ponts, contrairement à ses propres assurances de vouloir dialoguer avec l'Iran ».