L'ancien secrétaire d'État américain John Kerry a estimé que la guerre contre l'Iran n'aurait jamais dû avoir lieu, affirmant que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait demandé à plusieurs présidents américains d'attaquer l'Iran et qu'aucun d'eux n'avait accepté. Dans une intervention télévisée, l'ancien secrétaire d'Etat américain a montré sa désapprobation de la politique menée par l'actuel locataire de la Maison Blanche, en critiquant la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. Il a affirmé, en faisant référence aux discussions de paix actuelles, que « ce qui manque dans ces discussions, c'est que cette guerre n'aurait jamais dû avoir lieu, absolument pas ». John Kerry a par ailleurs regretté les pertes humaines engendrées par ce conflit, et les conséquences sur l'économie mondiale. « J'ai participé à certaines réunions avec le Premier ministre (Benjamin) Netanyahu. Oui, il nous demandait de lancer des frappes (contre l'Iran). Il est venu voir le président Obama avec une proposition d'attaque. Le président Obama a refusé », a-t-il déclaré alors qu'il était secrétaire d'État sous la présidence de Barack Obama de 2013 à 2017. Il a indiqué que d'autres présidents américains avaient refusé les appels de Benjamin Netanyahu de lancer des frappes américaines contre l'Iran. Ces appels israéliens remonteraient selon lui à l'époque de Georges Bush. « Joe Biden a refusé, et George Bush a refusé. Le seul président qui a clairement accepté est le président Trump », a-t-il lancé, soulignant que le retrait unilatéral des Etats-Unis, à l'initiative de Donald Trump en 2018, de l'accord nucléaire de 2015 qui prévoyait un allègement des sanctions contre des restrictions sur le programme nucléaire iranien, a cassé la confiance du régime iranien envers Washington. Vendredi, le président américain, Donald Trump, a indiqué que l'Iran n'avait pas d'autre moyen de pression pour les négociations que le Détroit d'Ormuz. Ce passage maritime stratégique connait le flux d'un tiers de l'énergie mondiale (gaz et pétrole). « Les Iraniens ne semblent pas se rendre compte qu'ils n'ont aucune carte en main, hormis l'extorsion à court terme du reste du monde en utilisant les voies maritimes internationales. La seule raison pour laquelle ils sont encore en vie aujourd'hui, c'est pour négocier », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, menaçant de reprise les hostilités si un accord n'est pas trouvé. Après l'annonce d'une trêve de deux semaines, des pourparlers en vue d'un cessez-le-feu permanent doivent débuter au Pakistan afin de négocier les termes d'un accord final mettant un terme à cette guerre déclenchée le 28 février. La partie iranienne qui s'est rendue sur place a demandé une trêve au Liban et le déblocage des actifs iraniens avant toute négociation de paix avec les Etats-Unis.