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Comptes de Casa : Mohamed Sajid a eu le dernier mot
Publié dans La Vie éco le 31 - 03 - 2006


Le compte administratif passe par
62 voix contre 20.
La majorité change de camp en l'espace d'une semaine.
Rumeurs de corruption de part et d'autre.
Ce n'est que tard dans la nuit du 27 au 28 mars que le Conseil de la ville de Casablanca a voté le compte administratif relatif à l'exercice 2005. Au final, les élus auront accordé leur soutien au maire de la ville, donné sans majorité une semaine plus tôt. Des 107 conseillers présents (sur un total de 131), 62 voteront pour, 20 contre, les 25 restants n'ayant pas tenu jusqu'au bout de la rencontre qui aura duré jusqu'à quatre heures du matin.
Avant de passer à l'examen des comptes de la ville, caractérisés, en 2005, par des recettes de 2,12 milliards de DH, les élus de l'opposition (USFP, Istiqlal, PPS), passablement remontés à la suite des évènements de la semaine dernière, ont longuement invoqué les vices de forme de la rencontre comme sa tenue tardive ou le fait que le maire ne présidait pas la séance. Manière de montrer à Mohamed Sajid, le maire de la ville, qu'ils n'allaient pas laisser passer aussi facilement les évènements de la semaine précédente, ou aveu de défaite avant le vote lui-même ? Quel que soit leur but, on peut les comprendre: la donne semblait être en leur faveur une semaine auparavant, plusieurs élus de la majorité devant voter contre le compte administratif.
Retournement de situation
Flash-back. La séance du 20 mars allait durer moins de cinq minutes, le temps pour le maire de déclarer l'absence du quorum nécessaire à la réunion, au grand dam de l'opposition selon laquelle les conseillers étaient bien là, même s'ils se tenaient encore à l'extérieur de la salle ou n'avaient pas signé la feuille de présence. Pour ces derniers, Sajid a levé la séance car il n'était pas sûr d'avoir une majorité.
D'abord interloqués, les conseillers finiront par trouver un exutoire à leur colère en la personne des députés PJD sortis sur les talons du maire. Insultes, déclarations enflammées à la presse, l'ire de l'opposition est alimentée par la nouvelle que les élus du parti de Saâdedine El Othmani auraient tenu la veille une réunion avec Mohamed Sajid, au cours de laquelle ce dernier leur aurait accordé 9 sur 10 demandes en contrepartie de leur soutien lors du vote. Selon des élus, le maire a été approché par un autre groupe d'une quinzaine de personnes qui serait allé le voir avec sa propre liste de doléances. Enfin, Mohamed Sajid a aussi cherché à composer avec les Istiqlaliens. Interrogé, le chef du groupe, Me Mansar, confirmera l'information.
De leur côté, les élus PJD n'allaient pas tarder à riposter: «Nous, les PJD, on ne nous achète pas, on n'a pas de prix», protestera le leader du groupe, M. El Haya, lors de la rencontre du 27 mars. «Ceux qui se vendent sont connus, nous, c'est notre première expérience. Cela fait trois ans que nous tenons des réunions avec M. Sajid ou avec les autres groupes lorsque nous estimons nécessaire de clarifier certaines choses», explique Lakhdar Hamdani, conseiller PJD, qui souligne que son groupe n'est pas aveuglément acquis au maire de la ville.
Le PJD ménage la chèvre et le chou
Cela dit, d'autres élus accusent le PJD de ne pas jouer franc jeu. Plusieurs d'entre eux ont confié à La Vie éco, sous le sceau de l'anonymat, l'existence d'irrégularités au niveau de l'attribution des marchés, à propos desquelles les élus du PJD n'auront pipé mot. Ainsi, un entrepreneur, connu du groupe PJD, se serait vu demander de verser la bagatelle de 300 000 DH en dessous de table par un responsable peu délicat, déjà objet de rumeurs. Les conseillers concernés refusent de confirmer ou d'infirmer l'information, et évitent de parler de corruption, faute de preuves concrètes, expliquent-ils. Visiblement, les PJDistes casaouis, par la voix de Nourredine Karbal, secrétaire régional du PJD, cherchent à éviter de faire des vagues, expliquant qu'il y a bien eu une amélioration au niveau de la gestion de la ville (propreté, transport, etc.), mais que la situation ne peut pas devenir parfaite du jour au lendemain.
Que retenir de tout cela ? Mohamed Sajid, qui avait accepté d'en parler – au téléphone-, n'a pas pu être joint à l'heure où nous mettions sous presse, mais il est certain que le Conseil de la ville est traversé par un malaise qui se traduit par des accusations non fondées – jusqu'à preuve du contraire – de part et d'autre
En une semaine, Mohamed Sajid aura remporté une rude bataille et… retrouvé le sourire.


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