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Les secteurs sous la loupe
Publié dans Les ECO le 24 - 02 - 2014

Tous les secteurs d'activité ne sont pas égaux devant la perspective d'une reprise à la Bourse de Casablanca. À quels secteurs profitera donc cette embellie ?
Une des grandes questions que se posent les investisseurs à la Bourse de Casablanca est de savoir si les résultats des entreprises ont progressé à fin 2013, car les dividendes qu'ils percevront en 2014 en dépendent. Le consensus table sur une progression de la masse bénéficiaire de la côte casablancaise de 4,4% à 28 MMDH en 2013 (contre -10,2% en 2012), qui est d'autant plus importante qu'elle est considérée comme le principal moteur de la hausse de la Bourse cette année. Une telle amélioration pourrait se justifier par la bonne croissance économique en 2013 (+4,4% selon le HCP), la campagne agricole favorable, ainsi que par l'emballement de la demande interne en 2013. Cependant, dans un tel contexte, tous les secteurs ne sont pas égaux; la situation varie même d'une entreprise à l'autre.
banques
Une dynamique africaine favorable aux banques marocaines
Le secteur bancaire semble avoir les faveurs des analystes d'Upline Group. Ils tablent, au titre de l'année 2013, sur une croissance du PIB consolidé du secteur (Hors BCP) de 4,5% à 34,4 MMDH, tirée essentiellement par ATW (+747,9 MDH) et par BMCE (+582,9 MDH). «Par ailleurs, nous anticipons une hausse limitée à 0,8% du RNPG sectoriel pour s'établir à 7,1 MMDH en raison d'un alourdissement du coût du risque prévu pour 2013 de 20,7% à 4,1 MMDH», soulèvent les analystes. Pour 2014, les perspectives ressortent mitigées. D'une part, le secteur bancaire devrait continuer à tirer profit de la stratégie d'expansion régionale adoptée par les groupes bancaires marocains. D'autre part, l'absence d'une vraie relance des économies des pays européens (principaux partenaires du Maroc) pourrait continuer de peser lourd sur les performances des secteurs en relation avec la dynamique de la demande extérieure. De même, les tensions sur les liquidités pourraient exercer une pression sur les ressources des banques, entraînant de facto un renchérissement du coût y afférent. BCP, qui reste à ce jour la seule banque à avoir publié ses résultats au titre de l'année 2013, vient d'enregistrer des performances financières en nette amélioration (voir aussi les Eco du 19-02-2014). Son produit net bancaire (PNB) ressort en augmentation de 14,6% à 13,2 MMDH. Cela s'explique par le résultat d'une progression soutenue des résultats des activités de marché (+43%), de la marge sur commissions (+42%) et de la marge d'intérêts (+9%). «Cette performance est particulièrement portée par la contribution significative du Groupe Banque Atlantique ainsi que la dynamique commerciale des différents pôles opérationnels du groupe sur le marché domestique», argue-t-on auprès de la banque. Le PNB social de la BCP s'est établi pour sa part à 4,2 MMDH, marquant une progression prononcée de 10,1%. Le résultat brut d'exploitation s'est, lui, apprécié de 9% à 6,7 MMDH, traduisant l'optimisation des moyens opérée par la banque. In fine, le résultat net part du BCP ressort à près de 2 MMDH, en accroissement de 4%, et le résultat net consolidé s'est maintenu à 3,2 MMDH, en dépit de l'extension de l'effort de provisionnement pour la couverture des risques.
immobilier
Vers l'internationalisation de l'activité
Les revenus du secteur devraient clôturer l'exercice 2013 sur une note haussière (+9,7% à 18,02 MMDH), selon les analyses d'Upline, et ce en capitalisant sur les livraisons de plusieurs projets d'envergure (haut standing et sociaux). Pour sa part, la capacité bénéficiaire sectorielle devrait reculer de 4,8% à 2,93 MMDH. Cette contraction est due à la non récurrence de la plus-value réalisée en 2012 par Alliances sur l'opération de cession de 6,97% d'Alliances Darna à la RCAR pour 390,2 MDH. «Pour ce qui est des perspectives 2014, le secteur immobilier devrait, à notre sens, tirer profit du chiffre d'affaires sécurisé confortable des trois immobilières (ndlr: Addoha, Alliances et CGI), ainsi que de la politique adoptée par les sociétés pour optimiser leur investissement (notamment en foncier), ce qui devrait impacter favorablement la trésorerie et donc les charges financières», notent les analystes.
Agroalimentaire et boissons
Un secteur en pleine reconfiguration
«Pour l'année 2013, nous projetons que le secteur devrait terminer l'exercice sur une croissance des performances commerciales avec un chiffre d'affaires consolidé sectoriel de 22,06 MMDH (+2%) et un RNPG sectoriel de 1,49 MMDH, en baisse de 16,8%. Ainsi, cette contraction est due au recul du résultat de Centrale Laitière suite à la distribution d'une prime exceptionnelle aux salariés du groupe dans le cadre du changement de l'actionnariat et de celui de Brasseries du Maroc, en raison des hausses consécutives des prix de vente (hausse répétitive de la TIC). Cependant, certains facteurs devraient atténuer cette baisse. «Il s'agit notamment de la politique d'innovation entreprise par Lesieur Cristal lui permettant de se différencier et d'offrir à ses clients une panoplie de produits, de la progression de 5% des débarquements de poissons à 1.052.929 tonnes à fin novembre 2013, une bonne campagne agricole impactant favorablement la consommation des ménages et les répercussions favorables de la hausse des prix du lait sur Centrale Laitière», signale Upline. S'agissant des prévisions 2014, le secteur devrait capitaliser sur l'élargissement du réseau du collecte du lait, et la montée en puissance des fermes «Imtiaz» devraient permettre une hausse du volume des laits collectés. La récolte oléicole 2013-2014 devrait permettre à Lesieur Cristal de se provisionner à des prix compétitifs, et l'entrée du nouvel opérateur Wilmar International dans le tour de table de Cosumar pourrait permettre au sucrier national de bénéficier de l'expertise du groupe asiatique et développer des synergies importantes.
Ciment
Une baisse de 5% en 2013
Le secteur cimentier marocain, comme bien d'autres secteurs productifs, a subi en 2013 les effets du tassement de l'économie nationale et plus particulièrement de la baisse des chantiers structurants dans les domaines du BTP et de l'immobilier. Selon l'Association professionnelle des cimentiers (APC), le secteur terminera l'année avec une baisse de 5%. Celle-ci reste toutefois moins inquiétante que celle du début de l'année. À fin janvier 2014, le secteur affiche une baisse de 12,8% par rapport à janvier 2013. Plusieurs facteurs expliquent cette baisse de régime dans le secteur, à commencer par le recul du nombre de chantiers des logements sociaux, l'auto-construction et le retard enregistré dans le programme des logements pour la classe moyenne. Il y a eu aussi les retards sur les marchés publics, ainsi que les lourdeurs administratives, sans oublier le poids de la fiscalité. Le problème de liquidités chez les banques est venu compliquer la situation. Le marché a également subi une augmentation du coût de revient pour les promoteurs, provoquée entre autres par l'augmentation des taxes sur le sable, sur le rond à béton et sur le ciment appliquée par la loi des finances 2012. À cela s'ajoute l'augmentation des prix du gasoil et du transport.
mines
Un environnement peu favorable
Les minières ne sortiront pas indemnes de la poursuite du trend baissier des cours des matières premières en 2013. Pour rappel, les réalisations commerciales des compagnies minières au 1er semestre 2013 ressortent en dégradation de -2,5% par rapport à la même période une année auparavant, avec des niveaux de marge en dégradation. La poursuite de la tendance baissière des matières premières au deuxième semestre de l'année dernière laisse entrevoir une aggravation des performances commerciales des minières au titre des 6 derniers mois de 2013. À titre d'exemple, rappelons que le cours de l'or est passé de 1.390,9 dollars l'once au 1er juillet 2013 pour se fixer à 1.202,9 dollars en fin d'année, soit une contraction de 13,5% sur cette période, tandis que le prix de l'argent affiche une contre-performance quasi-similaire, reculant de 12,6%.
Télécoms
Des bénéfices en baisse de 17,4%
L'unique société du secteur cotée à la Bourse de Casablanca, Maroc Telecom, a déjà affiché ses performances au titre de l'exercice écoulé. Le chiffre d'affaires consolidé du groupe accuse une perte de 4,3% en s'établissant à 28,56 MMDH contre 29,85 MMDH une année auparavant. Cela s'explique par un recul de 8,1% du CA au Maroc, lui-même imputable aux fortes baisses de prix du mobile et à la réduction des tarifs de terminaisons d'appels, laquelle baisse n'a pas été compensée par une augmentation de l'usage. La forte croissance des revenus à l'international (+9,5%) est néanmoins un facteur compensatoire. Quant au résultat net part du groupe, il s'est fixé à 5,54 MMDH, en baisse de 17,4% par rapport à 2013. Ce retrait s'explique notamment par la comptabilisation d'une charge nette de 1 MMDH consécutive au règlement du litige fiscal. En tout cas, cela n'a pas empêché la distribution d'un dividende ordinaire de 6 DH par action, soit un montant global de 5,3 MMDH et un rendement de 6,1%, correspondant à 100% du résultat distribuable au titre de l'exercice 2013. Ce dividende sera mis en paiement à partir du 2 juin prochain.


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