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Comment CIH Bank prépare l'avenir
Publié dans Les ECO le 16 - 09 - 2020

Le virage de la nouvelle banque universelle semble réussi. L'activité commerciale est en effet restée florissante même en cette période difficile marquée par la crise sanitaire. Pour rester compétitive, la banque constitue un matelas de sécurité conséquent en préparation d'une année 2021 encore plus difficile.
«Nous avons réalisé un très bon premier semestre malgré la crise sanitaire», explique d'emblée Lotfi Sekkat, président-directeur général de CIH Bank, lors de la présentation des résultats semestriels du groupe. Il souligne d'ailleurs le bon comportement de son activité commerciale qui a surperformé le marché. La banque a en effet pu collecter plus de 42,8 MMDH à fin juin 2019, soit une progression de 20,5% par rapport à la même période de l'année précédente. Les seuls dépôts à vue ont enregistré une accélération de 22,6% sur la période pour une part de marché de 4,08%. En revanche, la performance du secteur s'est limitée à une croissance de 4,5%. Idem pour la distribution des crédits, où la banque s'est illustrée durant ce premier semestre, enregistrant une progression à deux chiffres. À fin juin 2020, le crédit clientèle s'est amélioré de 16,5% à plus de 43 MMDH. Le secteur, quant à lui, s'est apprécié de 3,6% seulement en glissement annuel.
Dans sa volonté de devenir une banque universelle en 2016, le groupe a même réussi à se détacher de son image de banque dédiée au secteur immobilier. Les crédits hors immobilier représentent désormais près de la moitié des engagements de la banque (49,3%), soit 28,61 MMDH, en hausse de 29,7% par rapport à juin 2019, ce qui porte sa part de marché à 4,01%. Une performance qui, selon le top management, est attribuée à la politique de diversification des emplois clientèles, qui a dernièrement été boostée par les financements des entreprises impactées par la pandémie.
Pour le seul produit Damane Relance, le groupe détient pratiquement 10% de part de marché, soit environ 2,5 MMDH de crédits distribués. Au final, le PNB consolidé s'est hissé de 17% à 1,4 MMDH, porté entre autres par les activités bancaires de CIH Bank (+144 MDH), sa filiale participative Umnia Bank (+7,2 MDH) et sa filiale de crédit à la consommation (+7 MDH). L'activité immobilité (Ghosn Ennakhil) y a également contribué en enregistrant une progression de 32 MDH. «Si nos agrégats ont résisté à ce genre de crise, c'est que notre travail en amont a fini par payer», explique Lotfi Sekkat. Il met en avant la stratégie actuelle du groupe qui a nécessité une certaine distorsion de son business model. La forte présence sur le digital et la gratuité de certains services ont ainsi permis au groupe d'être encore plus proche de ses clients. Le groupe en a d'ailleurs recrutés 160.000 durant ce premier semestre, portant le nombre de clients actifs à près de 1,3 million. La réussite du nouveau modèle basé sur le digital a permis au groupe de devenir le premier émetteur de cartes actives et le quatrième en termes de transactions de paiement. «En 2020, 93% des virements sont effectués en ligne», remarque Sekkat. Pour rester compétitif, le groupe bancaire a tenu à renforcer son coût du risque. Celui-ci a explosé au cours du premier semestre. Il est passé de 170 MDH à fin juin 2019 à près de 415 MDH à fin juin 2020.
«Cela nous a permis de résorber l'impact de la Covid-19 mais aussi d'anticiper le risque durant le second semestre 2020», explique Younes Zoubir, DGA en charge des finances, moyens et traitements chez CIH Bank.
Un coût qui sera amené à augmenter durant les prochains mois. «D'ici la fin de l'année, nous nous serons constitué un très bon matelas de sécurité», renchérit le président-directeur, qui ne prévoit un retour à la normale qu'à partir de 2022. Pour l'heure, le taux de créances en souffrance se limite à 8,34% contre 8,20% à fin juin 2019. Or, les difficultés auxquelles ont dû faire face des entreprises et des ménages touchés par la crise n'ont fait qu'alimenter ce type de créances. Selon le top management, l'effet ne serait ressenti qu'au second semestre 2020, puisque «les assouplissements émis par Bank Al-Maghrib ont seulement permis aux banques de geler les CES durant les 3 mois de confinement», explique Sekkat. Mais pour lui, l'année la plus difficile à vivre reste 2021.
À ce moment-là, les entreprises ne bénéficieront plus des aides de l'Etat pour faire face aux effets de la Covid-19. «Aujourd'hui, les entreprises sont encore sous perfusion et certaines pourraient se relever d'ici la fin d'année. Mais quand les aides s'arrêteront, certaines pourraient tenir et d'autre sombrer bien assez tôt», explique le PDG. Une manière pour le groupe de se préparer sereinement à l'avenir.


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