Gustavo Petro, président colombien, à la tribune de l'ONU / DR ‹ › La Colombie a officiellement débuté, ce jeudi 1er janvier, son mandat en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce pays d'Amérique du Sud se distingue en étant le seul parmi les Quinze actuels à avoir reconnu, dès 1976, la «république sahraouie» autoproclamée. Dans un communiqué publié ce jeudi, le ministère colombien des Affaires étrangères n'a cependant pas inclus la défense des positions du Polisario parmi ses priorités pour le mandat s'étendant sur 2026 et 2027. «La Colombie s'engage à mener une diplomatie proactive pour renforcer la confiance entre les membres du Conseil, en favorisant le dialogue et la recherche de consensus. Conformément à la politique du gouvernement du président Gustavo Petro, la Colombie adoptera une approche respectueuse de la dignité humaine, en promouvant la résolution des conflits par le dialogue et en œuvrant pour un ordre international plus équitable», souligne la diplomatie de Bogota. Pour rappel, depuis son arrivée au pouvoir en août 2022, le président colombien Gustavo Petro s'est affirmé comme l'un des soutiens du Polisario sur la scène internationale. C'est sous son mandat que la Colombie a rétabli ses relations avec la «RASD», peu après sa prise de fonction. En novembre dernier, il avait plaidé pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental lors d'une rencontre à Bogota avec le représentant du Polisario, Mohamed Zrug. Le communiqué du ministère des Affaires étrangères colombien, qui ne mentionne ni le Polisario ni la Palestine, survient dans un contexte politique particulièrement délicat pour l'avenir du président Petro. D'une part, la Colombie se prépare aux élections présidentielles prévues pour l'été prochain. D'autre part, le pays fait face à des tensions régionales croissantes, notamment avec la menace d'un conflit entre les Etats-Unis et le Venezuela, principal allié régional de Bogota, dirigé par Nicolas Maduro. En décembre, Donald Trump avait déclaré que Petro «sera la prochaine cible» de sa campagne contre le trafic de drogue, initialement focalisée sur le Venezuela. «Petro ferait mieux de faire attention, car il y a des laboratoires de drogue dans son pays», a affirmé Trump lors d'une conférence de presse.