Le Maroc est-il favorisé par l'arbitrage durant la CAN 2025 ? Y avait-il penalty pour la Tanzanie en huitième de finale ? Un penalty aurait-il dû être sifflé pour le Cameroun en quart ? Ces questions ont envahi la Toile et certains plateaux télé, parfois avec virulence. Classique dans le football : quand on gagne, on dérange. Quand on réussit, on suscite la jalousie. Et quand on s'impose, on remet en cause la légitimité. Mais derrière le bruit, les faits sont là. Une analyse indépendante du site belge DM Sport, spécialisé dans l'évaluation arbitrale, classe le Maroc parmi les équipes les plus pénalisées du tournoi. Les Lions de l'Atlas figurent même au deuxième rang des sélections ayant subi le plus d'erreurs d'arbitrage, avec quinze décisions défavorables recensées sur l'ensemble de la compétition. Penalties potentiels non accordés, fautes non sifflées dans les trente derniers mètres, situations décisives non revues par la VAR : le détail des matchs démonte l'idée d'un arbitrage favorable au pays hôte. Le Maroc fait partie des équipes ayant cumulé le plus de penalties oubliés et d'actions majeures non arbitrées avec l'assistance vidéo. Cette polémique révèle surtout une difficulté persistante à accepter, la montée en puissance du Maroc sur le continent. À force de chercher des explications ailleurs que sur le terrain, on finit par occulter l'essentiel : le Maroc est virtuellement classé à la 8e position au classement FIFA, devant la Belgique, l'Allemagne et la Croatie. De plus, l'organisation de cette CAN est une véritable réussite. Même les Egyptiens le reconnaissent. Hossam Hassan, sélectionneur de l'Egypte depuis 2024, n'a pas tari d'éloges sur le tournoi : «L'organisation au Maroc, les infrastructures et les stades n'ont rien à envier à l'Europe». Hicham Bennani / Les Inspirations ECO