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Au Liberia, George Weah si près du but
Publié dans Lions De l'Atlas le 26 - 12 - 2017

L'ex-star du football pourrait accéder à la fonction suprême à l'issue d'une campagne aussi dynamique que populiste. Le second tour du scrutin se déroulait mardi dans le «respect du processus électoral», selon les premières observations de l'Union européenne
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Il est déjà «King George» pour la plupart des Libériens. Deviendra-t-il «president George», élu à la tête de la plus vieille république d'Afrique, fondée en 1847 par d'anciens esclaves revenus d'Amérique ? George Weah, 51 ans, n'a jamais été aussi proche de la victoire. C'est la troisième fois qu'il se présente à la présidentielle (comme candidat principal en 2005, puis sur un «ticket» en tant que vice-président en 2011). A deux reprises, Ellen Johnson Sirleaf lui a barré la route. Cette fois, la première femme présidente du continent cède la place après avoir atteint la limite constitutionnelle des deux mandats.
L'ancien footballeur vedette du PSG et du Milan AC est arrivé en tête du premier tour avec 38,4% des voix, dix points devant le vice-président sortant, Joseph Boakai. Après sept semaines de retard (la Cour suprême a dû examiner plusieurs recours), les 2,1 millions d'électeurs du Liberia doivent départager les deux hommes ce mardi. Weah a profité de ce délai pour obtenir le soutien du parti de Charles Brumskine, le candidat arrivé en troisième position (9,6% des voix), ainsi que de l'ancien chef de guerre Prince Johnson (8,2%). Sur le plan arithmétique, l'avant-centre est donc favori.
A l'applaudimètre, George Weah a aussi une longueur d'avance. Samedi, pour son dernier meeting, il a rempli le plus grand stade du pays (35 000 places) à Monrovia : ses supporteurs, nombreux parmi les jeunes des classes populaires, ont été bien plus visibles et mobilisés que ceux de Boakai, 73 ans, surnommé «Sleepy Joe» pour sa fâcheuse tendance à clore ses paupières pendant les réunions publiques. Weah promet, et surtout incarne, le changement – maître mot de sa campagne. Il a régulièrement mis en scène sa proximité avec le peuple, rappelant par exemple que pour rien au monde il ne manquerait un match de foot de quartier (il joue toujours le week-end). Les étapes du parcours de cet enfant des bidonvilles devenu Ballon d'or en 1995, ainsi que les anecdotes sur sa générosité, sont connues de tous les Libériens.
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Il est déjà «King George» pour la plupart des Libériens. Deviendra-t-il «president George», élu à la tête de la plus vieille république d'Afrique, fondée en 1847 par d'anciens esclaves revenus d'Amérique ? George Weah, 51 ans, n'a jamais été aussi proche de la victoire. C'est la troisième fois qu'il se présente à la présidentielle (comme candidat principal en 2005, puis sur un «ticket» en tant que vice-président en 2011). A deux reprises, Ellen Johnson Sirleaf lui a barré la route. Cette fois, la première femme présidente du continent cède la place après avoir atteint la limite constitutionnelle des deux mandats.
L'ancien footballeur vedette du PSG et du Milan AC est arrivé en tête du premier tour avec 38,4% des voix, dix points devant le vice-président sortant, Joseph Boakai. Après sept semaines de retard (la Cour suprême a dû examiner plusieurs recours), les 2,1 millions d'électeurs du Liberia doivent départager les deux hommes ce mardi. Weah a profité de ce délai pour obtenir le soutien du parti de Charles Brumskine, le candidat arrivé en troisième position (9,6% des voix), ainsi que de l'ancien chef de guerre Prince Johnson (8,2%). Sur le plan arithmétique, l'avant-centre est donc favori.
A l'applaudimètre, George Weah a aussi une longueur d'avance. Samedi, pour son dernier meeting, il a rempli le plus grand stade du pays (35 000 places) à Monrovia : ses supporteurs, nombreux parmi les jeunes des classes populaires, ont été bien plus visibles et mobilisés que ceux de Boakai, 73 ans, surnommé «Sleepy Joe» pour sa fâcheuse tendance à clore ses paupières pendant les réunions publiques. Weah promet, et surtout incarne, le changement – maître mot de sa campagne. Il a régulièrement mis en scène sa proximité avec le peuple, rappelant par exemple que pour rien au monde il ne manquerait un match de foot de quartier (il joue toujours le week-end). Les étapes du parcours de cet enfant des bidonvilles devenu Ballon d'or en 1995, ainsi que les anecdotes sur sa générosité, sont connues de tous les Libériens.


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