D'un coût de 400.000 euros, cette initiative vise à permettre aux jeunes de participer à l'économie mondiale du travail indépendant « gig economy », d'accéder à des opportunités de travail à distance et de développer des micro‐entreprises numériques. Dans sa première phase, le programme soutiendra directement 1050 participants, dont des jeunes résidant sur le territoire national et au sein de la diaspora. Les candidatures sont déjà ouvertes et le resteront jusqu'au 25 février, via une plateforme dédiée, tandis que la phase de formation, selon son type, aura une durée variable comprise entre deux et six mois. « Skodji Digital prévoit une formation structurée en compétences numériques alignées sur la demande du marché mondial, un accès accompagné aux plateformes internationales d'emploi numérique et de travail indépendant, l'activation de carrières dans des secteurs numériques émergents ainsi que des parcours dédiés à l'entrepreneuriat numérique et à la création de micro‐initiatives entrepreneuriales », indique un communiqué du gouvernement. Cette démarche s'inscrit dans la stratégie numérique du Cap-Vert, qui repose sur l'expansion des services numériques, l'attraction d'entreprises internationales, l'accueil de travailleurs à distance et l'investissement dans les compétences locales. Le pays s'est notamment rapproché du Portugal afin de devenir un vivier de talents numériques pour les entreprises portugaises. Les deux parties entendent renforcer leur coopération pour la mise en place d'une offre de formation alignée sur les besoins du marché et dans la création d'un environnement favorable à l'expérimentation de solutions technologiques. Cette initiative du gouvernement capverdien constitue aussi un levier pour l'emploi.