À l'occasion de GITEX Africa Morocco 2026, Visa a choisi de mettre en lumière l'un de ses principaux leviers de développement en Afrique : son programme Africa Fintech Accelerator. Lors d'un Demo Day organisé à Marrakech, le géant des paiements numériques a présenté 18 startups issues de dix pays africains, marquant la cinquième cohorte de cette initiative lancée en 2023. Au-delà de cette nouvelle promotion, Visa franchit un cap symbolique : plus de 100 startups ont désormais été accompagnées à travers le continent, pour une valorisation cumulée estimée à 1,4 milliard de dollars. Une dynamique qui illustre la montée en puissance des fintech africaines dans un écosystème en pleine structuration. Sur place, Sami Ramdan, directeur général de Visa au Maroc, a insisté sur l'importance croissante de ce rendez-vous continental. « GITEX Africa est devenu l'événement technologique le plus important en Afrique. D'année en année, il gagne en envergure, que ce soit en nombre de visiteurs ou de participants », a-t-il souligné, évoquant une édition 2026 « exceptionnelle à tous les niveaux ». L'accélérateur, désormais à sa cinquième cohorte, s'inscrit dans cette dynamique. « Cette initiative a permis d'accompagner plus d'une centaine de fintech sur le continent, dont près d'une dizaine au Maroc », précise Sami Ramdan. Ensemble, ces jeunes pousses représentent une valorisation globale dépassant 1,4 milliard de dollars, reflet d'un potentiel de croissance encore largement inexploité. La fintech, moteur de transformation Pour Visa, la fintech ne constitue pas seulement un segment d'activité, mais un vecteur structurant de transformation économique. « Nous pensons que la fintech est au cœur de l'innovation, et que l'innovation est le moteur de la transformation », affirme Sami Ramdan. Les solutions développées par ces startups répondent à des problématiques concrètes — inclusion financière, accès au crédit, digitalisation des paiements — tout en ouvrant de nouvelles opportunités de marché. Le programme repose sur un accompagnement multiple : mentorat, formation, accès au réseau Visa, mais aussi, dans certains cas, investissements directs et partenariats commerciaux. « Nous avons non seulement accompagné certaines fintech, mais aussi investi dans leur capital et signé des partenariats avec plusieurs d'entre elles », précise le dirigeant. Au cœur de cette stratégie, la collaboration apparaît comme un facteur clé. Visa met en avant les synergies entre startups, partenaires et acteurs établis. Des exemples concrets illustrent cette approche, notamment au Maroc, où Chari et Zazu collaborent autour d'offres de néobanque dédiées aux PME. D'autres partenariats structurants émergent à l'échelle régionale, impliquant notamment Credable, Onafriq ou encore MoneyHash, avec l'objectif de renforcer l'accès aux services financiers digitaux et d'améliorer l'acceptation des paiements. « Toute la réussite vient de la collaboration, de manière inclusive, avec l'ensemble des acteurs, et notamment les fintech », insiste Sami Ramdan, en mettant l'accent sur une évolution vers des modèles plus ouverts et interconnectés. Au Maroc, cette dynamique s'inscrit dans un contexte de transformation du paysage des paiements. Sami Ramdan évoque une « réforme majeure » ayant permis l'émergence de nouveaux acquéreurs, favorisant ainsi une intensification de la concurrence. « Aujourd'hui, on compte plus d'une dizaine d'acquéreurs. Cette concurrence va rendre l'écosystème plus dynamique, plus compétitif — au sens positif — et contribuer à accélérer l'innovation ainsi que l'inclusion financière », explique-t-il. Dans ce contexte, Visa entend continuer à jouer un rôle d'interface entre les fintech, les institutions financières et les régulateurs, afin de soutenir l'adoption des paiements digitaux sur le continent. Les candidatures pour la sixième cohorte du Visa Africa Fintech Accelerator sont ouvertes jusqu'au 17 mai 2026.