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France : Une liste de prédicateurs et de responsables d'associations expulsables
Publié dans L'opinion le 05 - 09 - 2022

Le ministre français de l'Intérieur prépare une liste de prédicateurs et de responsables d'associations à expulser de la France.
Une enquête du site français "Mediapart" a révélé que le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait commencé à préparer une liste de prédicateurs et de responsables d'associations à expulser du pays, dont l'ancien président de l'Union des organisations islamiques de France, considéré comme un allié historique de la place Beauvau.
Cela fait suite aux accusations selon lesquelles le ministre français de l'Intérieur n'a pas expulsé l'imam marocain d'origine française, Hassan Iquioussen, accusé par Paris d'incitation à la haine.
Vendredi soir, trois jours après la décision du Conseil d'Etat validant l'expulsion de l'imam Hassan Iquioussen, le ministre de l'intérieur a dévoilé une partie de son programme en direct des bureaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
« Est-ce qu'il y a d'autres imams Iquioussen ? [...] La réponse est oui », a clamé Gérald Darmanin, indiquant que ses services s'attelaient déjà à rédiger une « liste » de « prédicateurs », « de présidents ou agitateurs d'associations », « moins d'une centaine de personnes », qui pourraient subir le même sort.
Dans ce contexte, Gérald Darmanin a annoncé que ses services travaillaient déjà à l'élaboration d'une "liste" d'avocats et de responsables d'associations d'une centaine de personnes au maximum, qui pourraient subir le même sort.
« Les roulements des mécaniques de Darmanin »

Selon le rapport, Darmanin s'est félicité de la décision du Conseil d'Etat, qui a permis de demander l'expulsion d'une personne même si elle est née en France, mariée en France et a des enfants, ce qui ouvre la porte à la résolution de cas similaires.
« Et l'arrêt du Conseil d'Etat, qui permet de dire que quelqu'un qui a des enfants, qui est marié en France, qui est né en France peut quand même 58 ans après, être expulsé, ça permettra d'évoquer d'autres cas dans les prochains mois et dans les prochaines années », s'est réjoui à ce propos, Gérald Darmanin, vendredi soir.
La décision de la plus haute juridiction administrative, qui a refusé de suspendre l'expulsion de l'imam Iquioussen, va donc désormais permettre aux autorités d'évaluer d'autres cas de responsables religieux.
Il a expliqué que "734 extrémistes étrangers" ont été expulsés depuis l'élection du président Emmanuel Macron, dont 72 au cours des sept derniers mois.
L'avocate d' Iquioussen, May Lucy Simon, a dénoncé le "harcèlement" qui ne sert que la "politique de roulement des mécaniques" de Gérald Darmanin, apparentant les agissement de ce dernier à un « Show », d'autant qu'il tient à ce que les rafles soient devant le public et sous les objectifs des caméras, à dessein de montrer des images en direct sur les chaînes d'information, des religieux ciblés et menottés, ce qu'il n'a pas réussi à faire jusqu'à présent, selon l'avocat.
Le chantage des titres de séjours

Médiapart s'attend même à ce que la campagne du ministre de l'Intérieur inclue l'Union des organisations islamiques, alliée historique du gouvernement français et connue pour son soutien à Macron.
Selon Mediapart, le ministère de l'Intérieur aurait pour prochaine cible Ahmed Jaballah, l'ancien chef de l'Union des organisations islamiques, qui vit sur le sol français depuis les années 1980, mais attend depuis le 20 septembre 2019 le renouvellement de sa résidence. Depuis trois ans, les autorités françaises hésitent à prolonger son séjour et se contentent de lui accorder trois mois, ouvrant ainsi la voie à son expulsion à tout moment.
Même sort pour le dirigeant de la mosquée de Pessac, Abdourrahmane Ridouane, qui a remporté au printemps dernier, son action en justice contre la Place Beauvau qui souhaitait fermer le lieu de culte. Il est lui aussi concerné par des difficultés liées à son titre de séjour, alors qu'il a toujours été renouvelé aux précédentes échéances.
Sur les réseaux sociaux, le professeur Tariq Ramadan, persona non grata en France depuis des années en raison de ses positions politiques, a réagi à ces révélations en considérant que son « affaire fut un laboratoire d'étude de réactions » et considère « la majorité étant restée silencieuse », rien ne peut désormais arrêter le ministère de l'Intérieur.

Des centaines de manifestants à Paris contre l'expulsion d'Iquioussen
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce samedi après-midi à l'appel du collectif Perspectives Musulmanes, pour protester contre l'expulsion de l'imam Hassan Iquioussen. Au micro, plusieurs participants se relayaient pour dénoncer « une répression », une « islamophobie d'Etat » et un « acharnement des pouvoir publics contre les figures musulmanes les plus visibles ». Le collectif organisateur estime que cette expulsion « relève de la seule volonté politique de l'Exécutif de faire de l'islamophobie un chantier majeur du quinquennat ».
« Parce que la traque de Hassan Iquioussen a valeur de test, nous organisons aujourd'hui un rassemblement pour apporter notre soutien à Hassan Iquioussen et sa famille dans cette épreuve, dénoncer le démantèlement en cours des structures musulmanes et initier une nouvelle dynamique de mobilisations ». Cette manifestation intervient alors que vendredi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin se réjouissait, à l'antenne de BFMTV « d'évoquer d'autres cas dans les prochains mois et dans les prochaines années ».
Pour rappel, Hassan Iquioussen est visé par une procédure d'expulsion après que le renouvellement de son titre de séjour lui a été refusé par la préfecture du Nord. Malgré une décision favorable à son maintien sur le territoire, du tribunal administratif de Paris début août, le Conseil d'Etat a finalement validé son expulsion. Il fait désormais l'objet d'un mandat d'arrêt international pour avoir quitté le pays. D'un point de vue procédural l'affaire n'est toujours pas jugée sur le fond et son avocate Maître Lucie Simon poursuivra donc, dans les prochains mois, le combat pour faire reconnaître une atteinte aux libertés de son client et ainsi faire annuler son expulsion.


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